Vague à l’âme est une huile sur toile de 100 x 80 cm peinte par Dominique Joyeux en 2017. Sur un fond bleu profond, une grande forme bleu ciel en amande se dresse au centre, chapeautée d’un cône orange, traversé par une ligne verticale de signes bleu foncé, en réalité des Kannji qui évoquent le mouvement de la mer. Dominique a résumé cette œuvre par cette phrase : « Retrouvez la mélancolie de ce haïku du moine Bashô qui dit : « pleine lune, la tête des vagues arrive à ma porte. »

Ce que montre la toile de l’âme
Vague à l’âme reprend une composition proche de celle d’autres toiles de Dominique construites autour d’une forme unique : une grande amande orange occupe le centre de la toile, continuée en pointe vers le haut en orange. Elle évoque un visage, yeux clos et traversé par des vagues et coiffée d’un chapeau orange conique. Partant du haut de la composition et s’inscrivant verticalement, des inscriptions en bleu nuit et en relief s’avèrent être la reproduction d’un poème japonais en Kanji.
Ces tracés sombres, plus que de simples décorations, sont la transcription d’un poème japonais en Kanji et évoquent directement le mouvement des vagues cité par Dominique dans sa phrase : elles n’ont pas la régularité d’un motif décoratif, mais la variation constante d’une houle, tantôt resserrée, tantôt plus ample.
Sous cet ovale, un mouvement évoquant un buste est représenté par un ensemble de pages de couleur cernés d’or dans un camaiëu de turquoise sur lequel tranchent des trois petites touches bleu nuit et trois petites touches orange, comme les pièces d’une tenue japonaise traditionnelle. Cet orange répond au chapeau qui coiffe le visage et en dissimule une partie.
Dans le prolongement du bord de la coiffe, s’inscrit une délimitation séparant le bleu sombre de la nuit dans la partie supérieure et la mer travaillée en divers bleus plus clairs. Un troisième bleu cotoie ce dernier: c’est le bleu ciel du visage, mais la continuité est assurée par la présence de vagues sur celui-ci. Le fond bleu profond, qui occupe tout l’arrière-plan, installe une tonalité mélancolique cohérente avec le haïku de Bashô évoqué par Dominique : ni tout à fait bleu de jour ni tout à fait sombre de nuit, ce bleusemble suspendu entre deux moments, à l’image de la pleine lune qui n’est jamais représentée directement mais que la palette entière semble refléter.
La forme orange centrale, par sa position et sa couleur chaude au milieu d’un environnement froid, agit comme un cœur battant au centre de la vague, une présence qui pourrait bien être l’âme évoquée par le titre : une intériorité qui reste debout, éclairée, au milieu du mouvement incessant des lignes qui l’entourent.
Le titre Vague à l’âme, qui désigne en français une mélancolie diffuse, trouve ici une traduction picturale directe : la vague est bien présente dans les lignes courbes qui traversent la toile, et l’âme, dans cette forme orange qui leur résiste sans jamais s’y dissoudre complètement.
Les trois petites touches orange, en haut à gauche et en bas à droite, ne sont pas de simples décorations isolées : elles ponctuent la trajectoire bleu nuit des Kanji comme si la houle principale avait détaché d’elle-même ces éclats de couleur au passage. Leur position, presque opposée sur la diagonale de la toile, crée un léger effet de rotation autour de la forme centrale, un mouvement d’ensemble qui enveloppe toute la composition plutôt que de se limiter au seul motif de l’amande.
Ici Dominique a fait le choix de souligner les différentes plages de la composition d’un liseré or qui ne ferme pas la perspective et constitue un discret rappel de l’art japonais kintsukuroi consistant à réparer la céramique ou la porcelaine brisée avec un filet d’or , kintsugi. Ce soulignement ne fonctionne pas comme une barrière mais comme une allusion, pemettant au regard de se laisser porter par le motif de la vague; si bien que cette coposition diffère nettement des formes closes que l’on trouve dans d’autres toiles de Dominique construites par grands aplats cernés : ici, tout reste ouvert, en mouvement, à l’image d’une mer qui ne s’arrête jamais.
Matière et geste
Vague à l’âme est peinte à l’huile sur toile. Le fond bleu garde une texture perceptible, proche de celle que l’on retrouve dans Poésie I, une autre toile de mon groupe de travail construite sur un principe de composition voisin. Cette parenté de matière entre les deux toiles suggère une période ou une méthode de travail commune, sans qu’aucune date précise ne permette de l’affirmer avec certitude.
Les lignes noires qui traversent la forme orange sont tracées avec une épaisseur qui varie légèrement d’un point à l’autre, plus fine aux extrémités, plus appuyée près du centre, ce qui donne au trait une vie propre plutôt qu’une régularité mécanique. Ce geste, respectueux de la calligraphie, accompagne bien la référence au haïku japonais citée par Dominique.
La forme orange elle-même est peinte en aplat, sans dégradé interne, ce qui la fait ressortir nettement du fond plus texturé et des lignes plus fines qui la traversent. Ce contraste de traitement, aplat contre texture, aide à distinguer la présence centrale du mouvement qui l’entoure.
Le beu noir des lignes n’est jamais absolu : selon l’épaisseur de la touche, il vire par endroits vers un bleu très sombre, presque marine, ce qui l’accorde discrètement à la teinte du fond plutôt que de trancher de façon trop abrupte. Cette parenté de teinte, entre le noir des lignes et le bleu nuit du fond, contribue à l’unité de toute la surface malgré le fort contraste apporté par la forme orange centrale. Cette recherche de continuité tonale, plutôt qu’un noir strictement neutre, demande de mélanger le pigment noir avec une pointe de bleu avant de tracer chaque ligne, pour que la teinte reste cohérente sur l’ensemble du parcours de la houle.

Format de Vague à l’âme
Le format de Vague à l’âme, 100 x 80 cm, en fait un grand format de la collection. La toile est plus haute que large, avec un rapport de 1,25 entre la hauteur et la largeur, une proportion qui laisse à la forme orange et bleu ciel centrale assez d’espace vertical pour se déployer en amande sur presque toute la hauteur du cadre.
Sur une surface de 0,8 mètre carré, la forme centrale occupe environ un tiers de la toile, le reste étant partagé entre le fond bleu-vert et les lignes noires qui le traversent. Cette proportion équilibrée entre figure et fond évite que la composition ne soit ni trop vide ni trop chargée. Le rapport largeur sur hauteur, de 0,8, reste proche de celui du Combat, une autre toile de mon groupe de travail, bien que les deux compositions n’aient rien de commun par leur sujet.
Sur ce même format, la houle centrale trouve assez de hauteur pour se resserrer en pointe vers le haut comme vers le bas, sans jamais toucher les bords de la toile : une marge constante subsiste tout autour de la forme, laissant au fond bleu-vert un rôle actif plutôt qu’un simple arrière-plan neutre, presque un second acteur de la composition.
Vague à l’âme est vendue sans cadre, un grand format qui convient à un mur suffisamment dégagé pour laisser au mouvement des lignes noires toute la place nécessaire pour se déployer.
La diagonale de cette toile, calculée à partir de ses côtés de 100 cm et 80 cm, atteint environ 128,1 cm. Le pourtour du châssis, addition de ses quatre côtés, totalise 360 cm, soit trois mètres soixante de bordure à apprêter avant que le fond bleu ne soit posé.
Place de l’âme dans la collection Poésie, Tendresse et Mystère
Vague à l’âme appartient à la collection Poésie, Tendresse et Mystère, un ensemble de 57 œuvres où deux haïkus de Bashô inspirent directement des toiles distinctes. On peut la rapprocher de Soir d’automne, qui puise elle aussi dans un poème du même moine japonais, ou du Combat, tout aussi construit autour de lignes dynamiques mais sur un mode plus conflictuel.
Face à Soir d’automne, qui choisit une figure humaine explicite, Vague à l’âme hésite entre l’abstraction pure et l’abstrait suggestif , plus proche en cela de Poésie I, une autre toile de mon groupe de travail construite sur le même principe d’une forme orange centrale traversée de lignes noires. Cette proximité formelle entre les deux toiles, bien que séparées dans le classement de la collection, montre une méthode de composition à laquelle Dominique revient à plusieurs reprises.
Le titre lui-même, qui associe une expression française courante, le vague à l’âme, à un haïku japonais, illustre bien l’esprit de la collection Poésie, Tendresse et Mystère, où les références se croisent librement d’une culture à l’autre. On peut retrouver l’ensemble des œuvres de cette série sur la page de la collection Poésie, Tendresse et Mystère.


L’artiste, Dominique Joyeux
Dominique Joyeux est née en 1951 à Poitiers. Elle a d’abord exercé comme psychothérapeute, puis comme professeure de Lettres, avant de se consacrer entièrement à la peinture. Elle a vécu en Guadeloupe, à Wallis puis en Corse, et elle est aujourd’hui installée à Saint-Aunès, dans l’Hérault. Ce parcours entre continents et cultures irrigue une œuvre qui mêle volontiers réminiscences japonaises, formes organiques et couleurs franches.
Son travail a été montré à Gênes, Paris, Barcelone, Venise, au lac de Côme et à Miami. Elle a reçu la médaille d’argent de l’Institut Européen des Arts Contemporains en 2016. On peut consulter sa cotation et son parcours sur i-CAC, qui porte la référence n° 017/308.
Sa peinture passe souvent d’une abstraction géométrique à des figures elles aussi construites par grands aplats cernés de noir, une manière reconnaissable d’organiser la couleur qui traverse l’ensemble de son travail, quel que soit le sujet abordé d’une toile à l’autre.
Acquisition de l’œuvre
Le prix affiché, 2 700 €, est en euros TTC et comprend la livraison en France métropolitaine et dans l’Union européenne ; les autres destinations se traitent sur demande. Le règlement s’effectue par carte bancaire, PayPal ou virement, exigible immédiatement : aucun paiement fractionné n’est proposé. La commande se passe en ligne ou par contact direct, et une confirmation est envoyée par courriel sous 24 heures.
Le délai de livraison est communiqué au moment de la confirmation de commande, jamais annoncé à l’avance. L’œuvre est soigneusement emballée et un numéro de suivi est communiqué dès l’expédition. Toute réserve doit être notée sur le bon de livraison, et un dommage signalé sous 48 heures. Le droit de rétractation s’exerce sous 14 jours, les frais de retour restant à la charge de l’acheteur.
Un certificat d’authenticité est signé et remis avec chaque œuvre. L’achat d’un tableau ne transfère aucun droit de reproduction : l’image de l’œuvre reste la propriété de Dominique Joyeux, seule la toile change de mains. En cas de litige, la médiation FEVAD et la plateforme européenne de règlement en ligne des litiges restent accessibles. Pour toute question, contact@dominiquejoyeuxart.com reste la voie la plus directe, avec une réponse apportée sous 24 heures.
Questions fréquentes sur Vague à l’âme
Quelles sont les dimensions de Vague à l’âme ?
La toile mesure 100 cm de hauteur sur 80 cm de largeur.
Avec quelle technique cette œuvre a-t-elle été peinte ?
Il s’agit d’une huile sur toile, réalisée par Dominique Joyeux en 2017.
Le tableau est-il vendu encadré ?
Non, Vague à l’âme est vendue sans cadre.
Un certificat d’authenticité est-il fourni ?
Oui, un certificat d’authenticité signé accompagne l’œuvre.
Quels sont les délais et frais de livraison ?
Le prix inclut la livraison en France métropolitaine et dans l’Union européenne ; le délai est communiqué à la confirmation de commande.
Puis-je retourner l’œuvre si elle ne me convient pas ?
Oui, un droit de rétractation de 14 jours s’applique, les frais de retour restant à la charge de l’acheteur.
Comment puis-je poser une question sur cette œuvre avant l’achat ?
Vous pouvez écrire à contact@dominiquejoyeuxart.com, une réponse est apportée sous 24 heures.
Vague à l’âme fait-elle partie d’une série ?
Elle appartient à la collection Poésie, Tendresse et Mystère, qui compte 57 œuvres de Dominique Joyeux.
Le haïku cité est-il de Dominique elle-même ?
Non, Dominique cite un haïku du moine japonais Bashô, qui a inspiré sa composition.
Quels sont les moyens de paiement acceptés ?
Le paiement s’effectue par carte bancaire, PayPal ou virement, sans possibilité de paiement fractionné.
La toile est-elle signée ?
Dominique Joyeux signe ses toiles, une pratique constante dans l’ensemble de son travail.
Cette toile convient-elle à un intérieur déjà sobre ?
Sa palette resserrée autour du bleu-vert et de l’orange s’intègre facilement à un intérieur qui privilégie déjà des tons profonds plutôt que des contrastes vifs et multiples.
Le motif rappelle-t-il d’autres toiles de la collection ?
Sa composition, une forme orange centrale traversée de lignes noires, se retrouve avec des variations dans Poésie I, une autre toile de mon groupe de travail, sur un fond de couleur proche mais un propos différent.
Le tableau représente-t-il une vague réelle ?
Non, la forme centrale reste abstraite ; c’est le mouvement des lignes noires qui évoque la houle plutôt qu’une mer identifiable.
Quelle est la diagonale de Vague à l’âme ?
Calculée à partir de ses côtés de 100 cm et 80 cm, la diagonale de cette toile atteint environ 128,1 cm.
Que représentent les deux petites touches orange de Vague à l’âme ?
Elles répondent à la grande forme centrale comme des embruns détachés de la vague principale, ponctuant la trajectoire des lignes noires qui traversent la toile.
Le noir des lignes de Vague à l’âme est-il uniforme ?
Non, selon l’épaisseur de la touche, il vire par endroits vers un bleu très sombre, presque marine, ce qui l’accorde discrètement à la teinte du fond.
Quelle est la surface peinte de Vague à l’âme ?
La surface peinte de cette toile représente 0,8 mètre carré, dans un format vertical de 100 cm sur 80 cm.






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