Soir d’automne est une huile et acrylique iridescent sur toile de 100 x 70 cm peinte par Dominique Joyeux en 2017. Sur un fond bleu nuit, une silhouette orange et rouge se déploie dans une posture souple, entourée de feuilles d’érable dorées qui tombent autour d’elle. Dominique a résumé cette œuvre par cette phrase : « Rêverie autour du haïku de Bashô, poète ermite qui écrivait : « arrivée de l’automne, nos cœurs en harmonie, dans une pièce de quatre tatamis et demi. »

Ce que montre la toile de l’automne
Les silhouettes de Soir d’automne embrassées occupent toute la hauteur de la toile dans une posture cambrée, les bras de l’homme entourant le corps d’une silhouette à buste de femme entourant le torse de l’homme de ses bras; tandis que ses l’une de ses jambes à lui enserre , non des jambes mais la queue de poissson de cette sirène. Elle, main passée derrière la hanche de son partenaire, l’autre main tendue vers son visage, n’offre que sa chevelure, forme dorée en losange, presque un cœur stylisé. Le visage de l’homme,incliné vers l’arrière, garde les yeux fermés dans une expression de recueillement, la bouche légèrement entrouverte, comme suspendue entre le chant et le souffle.
Le corps se déploie en deux teintes principales, l’orange pour le buste et le visage, le rouge profond pour la queue de la sirène qui se prolonge en une pointe fine vers le bas. L’entrecroisement des corps, l’expression du visage évoque le sommeil après une étreinte amoureuse. Ces silhouettes réunies se détachent nettement sur le fond bleu nuit, presque noir par endroits, qui occupe tout l’arrière-plan de la composition.
Autour de la silhouette, des feuilles d’érable dorées tombent en diagonale depuis le coin supérieur gauche jusqu’au bas de la toile, où plusieurs d’entre elles s’amoncellent près du pied de la figure. Ce mouvement de chute, lent et régulier, installe directement le sujet de l’automne annoncé par le titre, sans qu’aucun arbre ni paysage ne soit représenté : les feuilles suffisent à évoquer toute la saison.
Une inscription verticale en caractères japonais accompagne la silhouette sur le côté droit de la toile, un rappel direct du haïku de Bashô cité par Dominique dans sa phrase. Cette présence de l’écriture, plutôt que sa seule traduction en français dans le texte qui accompagne l’œuvre, ancre la toile dans la source japonaise du poème qui l’a inspirée.
La forme dorée qude la chevelure, presque un cœur ou une feuille stylisée, reprend la couleur des feuilles qui tombent autour d’elle, comme si le personnage retenait contre lui un fragment de l’automne en train de se déposer. Cette figure devenue unique par la réunion des deux êtres, entre danse,sommeil et recueillement, incarne à elle seule l’harmonie évoquée par le haïku, celle des cœurs accordés au rythme de la saison qui commence.
Le mouvement de la queue de poisson de la sirène, qui s’achève en une pointe aussi fine qu’une flamme, contraste avec la stabilité du buste redressé et de la main posée sur la hanche. Cette tension entre une partie haute assurée et une partie basse plus effilée donne à toute la silhouette un déséquilibre contrôlé, comme un pas de danse figé juste avant de retomber au sol.
Les feuilles dorées ne tombent pas toutes à la même vitesse apparente : certaines, plus grandes et plus proches du haut de la toile, semblent à peine détachées de leur branche, tandis que d’autres, entassées près du pied de la figure, ont déjà terminé leur chute. Cette gradation, du haut vers le bas, installe un temps pictural, celui d’une saison qui s’installe progressivement plutôt qu’un instant unique et figé.
Aucune feuille ne touche directement la silhouette : toutes restent à distance, comme si la figure traversait la pluie de feuilles sans s’y mêler complètement, gardant une forme de retrait par rapport à la saison qui l’entoure. Ce léger écart, entre la figure et les feuilles qui tombent autour d’elle, évite toute confusion entre le corps et le décor tout en les gardant intimement liés par la même palette dorée et orangée qui parcourt toute la composition.
Matière et geste
Soir d’automne est peint à l’huile avec un acrylique iridescent, une technique qui ajoute aux couleurs de base un léger effet de reflet changeant selon l’angle de vue. Cet iridescent se retrouve dans les feuilles dorées et dans la forme tenue par la silhouette, où un simple jaune ou un simple orange n’aurait pas suffi à rendre l’éclat métallique recherché.
Le fond bleu nuit, appliqué en larges variations de valeur plutôt qu’en aplat uniforme, garde une profondeur presque nuageuse qui évoque un ciel de fin de journée, cohérent avec le mot soir du titre. Cette matière plus mouvante du fond contraste avec les contours plus fermes et plus dorés qui cernent la silhouette et les feuilles.
Le trait doré qui souligne les bords du corps, du visage jusqu’à la pointe du pied, unifie toute la figure et la distingue nettement du bleu profond qui l’entoure. Cette bordure lumineuse, plus qu’un simple contour noir, participe elle-même à l’effet de lumière tombante propre à un soir d’automne.
Les caractères japonais peints en blanc sur le fond bleu nuit demandent une main sûre, chaque trait devant rester lisible malgré la texture du fond sur lequel il est posé. Cette calligraphie, intégrée directement à la composition plutôt que reléguée à un cartel séparé, montre à quel point le texte du haïku fait partie intégrante de l’image plutôt que d’un simple commentaire ajouté après coup, comme un second langage superposé au premier, sans jamais chercher à dominer la figure elle-même.
L’acrylique iridescent demande une application différente de l’huile classique : je le pose en premier sur la composition d’abord entièrement préparée à l’acrylique puis je travaille à l’huile, dont l’effet de reflet ne se révèle pleinement qu’une fois la toile terminée et exposée à une lumière changeante.
Dans ces « quatre tatamis et demi », lieu propice au rapprochement, un couple amoureux ayant connu l’enchantement-avec le chant de la sirène- se prépare à accueillir la dernière saison d’une vie partagée, leurs « coeurs en harmonie. »

Format de Soir d’automne
Le format de Soir d’automne, 100 x 70 cm, en fait un grand format de la collection. La toile est plus haute que large, avec un rapport d’environ 1,43 entre la hauteur et la largeur, un format vertical qui convient bien à une silhouette déployée sur toute la hauteur du cadre.
Sur une surface de 0,7 mètre carré, les silhouettes occupent la diagonale centrale de la toile, laissant aux coins supérieur gauche et inférieur les espaces où les feuilles dorées peuvent tomber et s’accumuler. Cette répartition en diagonale anime tout le format vertical, qui aurait pu sembler statique avec une figure simplement centrée. Le rapport largeur sur hauteur, de 0,7, place ce format parmi les plus élancés de mon groupe de travail, une proportion qui accompagne bien une figure debout plutôt qu’une composition plus horizontale et plus étalée dans l’espace.
Une surface d’environ 7 000 cm² accueille cette figure unique, une densité bien moindre que sur mes compositions à plusieurs personnages, ce qui laisse à la silhouette et aux feuilles qui l’entourent tout l’espace nécessaire pour respirer sans jamais se toucher directement.
Soir d’automne est vendue sans cadre, un grand format vertical qui trouve sa place sur un mur haut, où la chute des feuilles peut se lire de haut en bas sans être coupée par un espace insuffisant.
Place de l’automne dans la collection Poésie, Tendresse et Mystère
Soir d’automne appartient à la collection Poésie, Tendresse et Mystère, un ensemble de 57 œuvres où plusieurs toiles s’inspirent de la poésie japonaise. On peut la rapprocher de Vague à l’âme, qui puise elle aussi dans un haïku de Bashô, ou de Nocturne, tout aussi attachée à un état à la fois intime et intérieur qu’à une scène figurative.
Face à ces deux toiles plus abstraites, Soir d’automne se distingue par la présence d’une silhouette clairement figurative accompagnée d’une silhouette hybride et mythique, une sirène; c’est seule œuvre de mon groupe de travail à représenter aussi nettement un corps humain en mouvement. Cette figure incarnée donne au thème du haïku une traduction plus directe, presque une danse, là où Vague à l’âme et Nocturne restent du côté de l’évocation pure.
Le recours à un même poète, Bashô, pour deux toiles distinctes de la collection montre l’attachement de Dominique à cette source japonaise, qu’elle interprète chaque fois différemment selon le haïku choisi. On peut retrouver l’ensemble des œuvres de cette série sur la page de la collection Poésie, Tendresse et Mystère.
Le haïku de Bashô cité ici évoque la simplicité d’une pièce de quatre tatamis et demi, un espace minuscule où deux cœurs peuvent pourtant s’accorder à l’arrivée d’une nouvelle saison. Cette économie de moyens, un espace réduit mais une harmonie complète, trouve un écho dans la sobriété de la composition elle-même, une seule figure sur un fond presque nu, sans décor superflu, où chaque élément conservé compte double.
Le format vertical de Soir d’automne, plus étiré que celui de nombreuses toiles horizontales de la collection, accompagne directement le sujet d’une figure debout entourée d’éléments qui tombent, un choix de proportion que je retrouve rarement associé à une scène aussi dépouillée.


L’artiste, Dominique Joyeux
Dominique Joyeux est née en 1951 à Poitiers. Elle a d’abord exercé comme psychothérapeute, puis comme professeure de Lettres, avant de se consacrer entièrement à la peinture. Elle a vécu en Guadeloupe, à Wallis puis en Corse, et elle est aujourd’hui installée à Saint-Aunès, dans l’Hérault. Ce parcours entre continents et cultures irrigue une œuvre qui mêle volontiers réminiscences japonaises, formes organiques et couleurs franches.
Son travail a été montré à Gênes, Paris, Barcelone, Venise, au lac de Côme et à Miami. Elle a reçu la médaille d’argent de l’Institut Européen des Arts Contemporains en 2016. On peut consulter sa cotation et son parcours sur i-CAC, qui porte la référence n° 017/308.
Sa peinture passe souvent d’une abstraction géométrique à des figures elles aussi construites par grands aplats cernés de noir, une manière reconnaissable d’organiser la couleur qui traverse l’ensemble de son travail, quel que soit le sujet abordé d’une toile à l’autre.
Acquisition de l’œuvre
Le prix affiché, 2 900 €, est en euros TTC et comprend la livraison en France métropolitaine et dans l’Union européenne ; les autres destinations se traitent sur demande. Le règlement s’effectue par carte bancaire, PayPal ou virement, exigible immédiatement : aucun paiement fractionné n’est proposé. La commande se passe en ligne ou par contact direct, et une confirmation est envoyée par courriel sous 24 heures.
Le délai de livraison est communiqué au moment de la confirmation de commande, jamais annoncé à l’avance. L’œuvre est soigneusement emballée et un numéro de suivi est communiqué dès l’expédition. Toute réserve doit être notée sur le bon de livraison, et un dommage signalé sous 48 heures. Le droit de rétractation s’exerce sous 14 jours, les frais de retour restant à la charge de l’acheteur.
Un certificat d’authenticité est signé et remis avec chaque œuvre. L’achat d’un tableau ne transfère aucun droit de reproduction : l’image de l’œuvre reste la propriété de Dominique Joyeux, seule la toile change de mains. En cas de litige, la médiation FEVAD et la plateforme européenne de règlement en ligne des litiges restent accessibles. Pour toute question, contact@dominiquejoyeuxart.com reste la voie la plus directe, avec une réponse apportée sous 24 heures.
Questions fréquentes sur Soir d’automne
Quelles sont les dimensions de Soir d’automne ?
La toile mesure 100 cm de hauteur sur 70 cm de largeur.
Avec quelle technique cette œuvre a-t-elle été peinte ?
Il s’agit d’une huile avec acrylique iridescent sur toile, réalisée par Dominique Joyeux en 2017.
Le tableau est-il vendu encadré ?
Non, Soir d’automne est vendue sans cadre.
Un certificat d’authenticité est-il fourni ?
Oui, un certificat d’authenticité signé accompagne l’œuvre.
Quels sont les délais et frais de livraison ?
Le prix inclut la livraison en France métropolitaine et dans l’Union européenne ; le délai est communiqué à la confirmation de commande.
Puis-je retourner l’œuvre si elle ne me convient pas ?
Oui, un droit de rétractation de 14 jours s’applique, les frais de retour restant à la charge de l’acheteur.
Comment puis-je poser une question sur cette œuvre avant l’achat ?
Vous pouvez écrire à contact@dominiquejoyeuxart.com, une réponse est apportée sous 24 heures.
Soir d’automne fait-elle partie d’une série ?
Elle appartient à la collection Poésie, Tendresse et Mystère, qui compte 57 œuvres de Dominique Joyeux.
Que signifie l’inscription japonaise visible sur la toile ?
Elle reprend le haïku de Bashô cité par Dominique, sur l’arrivée de l’automne et l’harmonie des cœurs.
Quels sont les moyens de paiement acceptés ?
Le paiement s’effectue par carte bancaire, PayPal ou virement, sans possibilité de paiement fractionné.
La toile est-elle signée ?
Dominique Joyeux signe ses toiles, une pratique constante dans l’ensemble de son travail.
La figure représentée a-t-elle un genre précis ?
Dominique ne le précise pas dans sa phrase ; la silhouette reste une figure stylisée plutôt qu’un portrait identifiable.
Ce format vertical convient-il à une entrée ou un couloir ?
Sa hauteur de 100 cm et sa figure élancée s’adaptent bien à un mur haut et étroit, comme celui d’une entrée ou d’une cage d’escalier.
Combien de feuilles dorées tombent autour de la silhouette ?
Elles ne sont pas comptées précisément ; elles se répartissent en diagonale depuis le coin supérieur gauche jusqu’au bas de la toile, certaines encore hautes, d’autres déjà accumulées près du pied de la figure.
Le titre fait-il référence à un moment précis de la journée ?
Le mot soir renvoie surtout à la tonalité du fond bleu nuit et à l’atmosphère de fin de journée qui accompagne l’arrivée de l’automne évoquée par le haïku de Bashô.






Avis
Il n’y a pas encore d’avis.