Pulsation Jamaïque huile sur toile mesure 130 x 97 cm et date de 2024, la plus récente des toiles de ce lot. J’y ai posé une grande spirale jaune qui occupe presque tout le format vertical, rythmée par des touches vertes et orange sur un fond noir profond. La phrase que j’ai écrite pour cette toile tient en peu de mots : « Laisser le corps se mouvoir sur la toile à la recherche d’une harmonie musicale. Cœur palpitant. »
Ce que montre Pulsation Jamaïque, huile sur toile
Le fond est noir, presque absolu, et c’est sur ce fond que la couleur explose. Une large bande jaune s’enroule sur elle-même en plusieurs tours, du haut du format jusqu’en bas, formant une spirale qui occupe la quasi-totalité de la surface peinte. Le mouvement se lit de haut en bas comme une respiration, une pulsation qui gonfle puis se resserre.
Des touches de vert s’insèrent dans les creux de la spirale jaune, en courtes virgules qui cassent la régularité du jaune sans jamais l’interrompre vraiment. En haut à droite, un disque vert isolé flotte seul sur le noir, presque comme une note suspendue en dehors du mouvement principal. Des éclats orange traversent la composition par endroits, en bandes plus étroites qui viennent buter contre les bords noirs du tableau.
En bas à gauche, ma signature apparaît en toutes lettres, intégrée à la composition plutôt que reléguée dans un coin discret. Le contraste entre le noir du fond et l’intensité du jaune donne à la toile une présence forte, presque sonore : je pense à un tambour, à un rythme qui se répète et s’amplifie, ce qui explique le mot « pulsation » dans le titre.
La composition déborde du cadre du format : la spirale touche presque les quatre bords, sans marge ni respiration autour d’elle, ce qui accentue encore la sensation de mouvement contenu qui cherche à s’échapper de la toile.
La spirale jaune, si on la suit du regard, ne tourne pas de façon parfaitement régulière : elle se resserre par endroits, s’élargit ailleurs, ce qui évite l’effet mécanique d’une forme géométrique tracée à la règle. Cette irrégularité contrôlée donne au mouvement une respiration presque organique, comme une vague plutôt qu’un engrenage.
Le disque vert isolé, en haut à droite de la composition, joue un rôle particulier : il ne participe pas directement au mouvement de la spirale, mais son isolement même attire l’œil, un peu comme une note tenue au-dessus d’un rythme plus dense. Je l’ai laissé volontairement séparé du reste, plutôt que de le rattacher à la masse jaune centrale.
La matière et le geste
J’ai travaillé cette toile à l’huile, avec des aplats de jaune posés en couches suffisamment denses pour couvrir entièrement le fond noir sans laisser transparaître la toile en dessous. Le noir, lui, reste mat et profond, ce qui accentue par contraste l’éclat du jaune et du vert.
Les bords de la spirale sont nets, peints au pinceau fin plutôt que cernés d’un trait noir séparé comme dans d’autres toiles de la collection : ici, c’est le fond noir lui-même qui joue le rôle de contour, ce qui change la manière dont l’œil perçoit les limites de chaque forme.
Le format vertical, plus haut que large, accompagne le mouvement ascendant et descendant de la spirale : je l’ai choisi pour cette raison précise, parce qu’un format horizontal aurait cassé la sensation de pulsation verticale que je voulais donner à la toile.
Le choix d’un fond noir n’est pas venu immédiatement. J’ai d’abord envisagé cette toile sur un fond plus clair, avant de comprendre que la spirale jaune avait besoin d’obscurité autour d’elle pour vraiment vibrer. Le noir absorbe la lumière ambiante et laisse toute la place au jaune, qui semble alors produire sa propre clarté plutôt que de la refléter.
J’ai peint cette toile en 2024, après plusieurs séjours qui ont nourri mon rapport à la couleur et au rythme. Le titre porte le nom d’un lieu, mais la toile elle-même reste avant tout une question de mouvement et de pulsation, plus proche d’une sensation physique que d’un paysage représenté.
Peindre une spirale unique, plutôt que plusieurs petites formes séparées, change entièrement le rapport au format : chaque tour de la spirale doit être pensé en fonction de ceux qui l’entourent, sans possibilité de corriger un tour isolément sans affecter tous les autres. C’est un exercice plus contraignant qu’il n’y paraît, où la moindre variation de largeur se répercute sur l’ensemble du mouvement.
Le format vertical de cette toile, plus haut que large, a guidé chacun de mes choix depuis le premier coup de pinceau : une spirale sur un format horizontal aurait dû s’aplatir ou se répéter latéralement, alors que la verticalité lui permet de monter et de descendre sur toute la hauteur du tableau sans jamais se répéter deux fois de la même façon.
Je reviens rarement sur un fond entièrement noir : la plupart de mes toiles de cette collection partent d’un fond clair, ivoire ou lavande. Ce choix inverse, pour Pulsation Jamaïque, m’a demandé d’ajuster toute ma façon de doser la couleur, puisqu’une teinte qui semblerait discrète sur un fond clair devient immédiatement éclatante sur un fond aussi sombre. Cette peinture abstraite reste, pour cette raison, l’une des plus exigeantes que j’aie menées dans ce grand format.
Le format
Pulsation Jamaïque mesure 130 cm de haut sur 97 cm de large, soit une surface d’environ 1,26 m², le plus grand format de ce lot de huit toiles. Le rapport hauteur sur largeur, proche de 1,34, confirme l’orientation verticale de la composition, cohérente avec le mouvement ascendant de la spirale.
Dans la collection Joie de vivre, ce format appartient aux grands formats, ceux que je réserve aux compositions qui ont besoin de prendre de la hauteur pour déployer leur mouvement. La spirale jaune occupe à elle seule plus de la moitié de la surface peinte, ce qui en fait la toile la plus massive et la plus dense en couleur de l’ensemble présenté ici.
Sa place dans la collection Joie de vivre
Pulsation Jamaïque huile sur toile est la toile la plus récente de ce lot, peinte en 2024, alors que Résonances et Promesses de renouveau datent toutes deux de 2017. Le fond noir la distingue nettement des fonds clairs que je privilégie ailleurs dans la collection, comme celui de Résonances, et cette rupture chromatique correspond à une recherche différente : ici, la couleur doit exploser sur l’obscurité plutôt que s’organiser sur un fond neutre.
Le mouvement en spirale que l’on retrouve au centre de Pulsation Jamaïque fait écho aux coquilles et volutes que l’on peut voir dans Les voix d’or, même si les deux toiles n’ont ni le même format ni la même palette. Dans les deux cas, la spirale porte une idée de cycle, de retour, qui traverse plusieurs toiles de cette collection sans jamais s’y répéter à l’identique.
Pulsation Jamaïque huile sur toile est sans doute la plus directe de mes peintures abstraites récentes : un grand format vertical, des couleurs vives qui n’admettent aucune demi-mesure, et un fond noir qui ne laisse aucune place au doute. Je signe Dominique Joyeux ce type de toile avec un plaisir particulier, celui de travailler des couleurs vives sans avoir à les adoucir.
Le grand format choisi ici sert directement cette intensité : une peinture abstraite plus petite aurait dilué l’effet de la spirale jaune, alors que ce format lui donne toute la place nécessaire pour occuper le regard. Pulsation Jamaïque huile sur toile est, dans cette sélection, l’exemple le plus net de ce que des couleurs vives peuvent faire quand on leur laisse tout l’espace d’un grand format pour s’exprimer.
Ce choix de couleurs vives sur un fond noir, plutôt que sur un fond clair comme dans la plupart des autres toiles de cette sélection, change complètement la façon dont l’œil reçoit la couleur : les couleurs vives semblent presque lumineuses, comme si elles émettaient leur propre éclat plutôt que de simplement réfléchir la lumière ambiante. J’aime ce grand format précisément parce qu’il autorise cette intensité sans qu’elle devienne criarde, la spirale jaune occupant l’espace nécessaire pour que ces couleurs vives restent lisibles plutôt qu’agressives. C’est un équilibre que je recherche dans chaque peinture abstraite construite sur un fond sombre.
Qui je suis
Je suis née en 1951 à Poitiers. Avant de peindre, j’ai été psychothérapeute puis professeure de lettres, deux métiers d’écoute qui ont nourri ma manière de regarder les formes et les couleurs. Mon parcours m’a conduite en Guadeloupe, à Wallis, puis en Corse, et je vis et je peins aujourd’hui à Saint-Aunès, dans l’Hérault.
Mes toiles ont voyagé jusqu’à Gênes, Paris, Barcelone, Venise, le lac de Côme et Miami, et l’Institut Européen des Arts Contemporains m’a remis sa médaille d’argent en 2016. Ma cote i-CAC porte le numéro 017/308, que l’on peut consulter sur i-cac.fr, aux côtés de celles de nombreux artistes contemporains.
Dans la collection Joie de vivre, je retrouve un principe qui traverse tout mon travail depuis mes débuts : des aplats de couleur franche, cernés d’un trait sombre qui tient la forme comme un vitrail tient son verre. Ce vocabulaire, je l’ai construit toile après toile, et il se déplace d’une série à l’autre sans jamais se répéter tout à fait. Chaque tableau qui quitte mon atelier est une pièce unique, signée et accompagnée de son certificat d’authenticité ; je n’en tire ni copie ni reproduction numérotée.
Pour toute question sur cette toile ou sur le reste de mon travail, écrivez-moi à contact@dominiquejoyeuxart.com.
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Questions fréquentes
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Oui. Pulsation Jamaïque est une pièce unique, signée, livrée avec son certificat d’authenticité. Je n’en tire ni copie ni reproduction numérotée.
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Quelles sont les dimensions exactes de Pulsation Jamaïque ?
Pulsation Jamaïque mesure 130 cm de haut sur 97 cm de large, pour une surface d’environ 1,26 m², le plus grand format vertical de ce lot.
Que représente Pulsation Jamaïque ?
Pulsation Jamaïque est une peinture abstraite organisée autour d’une grande spirale jaune sur fond noir, sans figure ni paysage identifiable.







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