Les voix d’or huile sur toile mesure 146 x 100 cm et date de 2016, la plus ancienne des huit toiles présentées ici. Sur un fond bleu nuit, une forme ascendante rouge, orange et dorée s’élève depuis le bas de la toile, entourée de bouches flottantes peintes en orange et en doré. La phrase que j’ai écrite pour cette toile est un vœu : « Laisser s’envoler les sons des bouches d’or. Classique ou jazzy, pourvu qu’elles montent au firmament. »
Ce que montre Les voix d’or
Le fond bleu nuit occupe toute la toile, uniforme et profond, un ciel sans étoiles sur lequel se détache une grande forme centrale qui s’élève depuis la base du format jusqu’à près des trois quarts de sa hauteur. Cette forme évoque une fleur, une flamme ou un oiseau aux ailes déployées, construite en pétales rouges, orange et dorés qui s’ouvrent vers le haut.
Au cœur de cette forme ascendante, un visage stylisé se laisse deviner, un œil sombre entouré d’or, presque un profil d’oiseau ou de figure chantante qui regarderait vers le ciel. La base de la forme est peinte dans des tons plus terreux, ocre et brun, comme un tronc ou une tige qui ancre l’ensemble avant l’envol.
Tout autour de cette forme centrale flottent des bouches détachées, peintes en orange et en doré, certaines à demi ouvertes, d’autres refermées : quatre d’entre elles sont dispersées aux quatre coins de la toile, comme si des voix s’étaient échappées de la forme centrale pour se disperser dans le bleu de la nuit.
Ce jeu entre une forme unique qui monte et des bouches multiples qui s’éparpillent traduit l’idée de voix qui s’envolent : chaque bouche est une voix isolée, chacune dorée, et c’est leur dispersion dans le bleu profond qui donne à la toile son atmosphère presque nocturne, entre concert et rêve.
La base de la forme centrale, plus sombre et plus terreuse que son sommet doré, ancre visuellement toute la composition : sans cette assise plus foncée, la forme semblerait flotter sans attache dans le bleu nuit, alors qu’elle donne au contraire l’impression de s’élever depuis un point fixe.
Les quatre bouches dispersées dans les angles du tableau ne sont pas positionnées de façon symétrique : cette irrégularité volontaire évite l’effet décoratif d’un motif répété mécaniquement, et donne à chaque bouche une existence presque individuelle sur le fond bleu nuit.
L’or et l’orange, employés en dégradé sur les pétales de la forme centrale, changent légèrement d’intensité selon leur position, plus clairs vers le sommet, plus profonds vers la base, ce qui accentue encore la sensation d’un mouvement qui s’élève depuis l’obscurité du fond bleu nuit qui entoure toute la composition.
La matière et le geste
Cette toile est peinte à l’huile, avec un fond bleu nuit appliqué en couches suffisamment opaques pour ne laisser transparaître aucune trame de toile, ce qui donne à ce bleu sa profondeur presque veloutée. La forme centrale, elle, est construite en pétales superposés, chacun cerné d’un trait qui le sépare de son voisin tout en le raccordant à l’ensemble.
Les bouches flottantes sont peintes en aplats simples, orange et doré, avec juste assez de détail pour suggérer des lèvres entrouvertes sans jamais verser dans le réalisme anatomique. Leur petite taille, comparée à l’ampleur de la forme centrale, les fait apparaître comme des échos plutôt que comme des éléments concurrents de la composition.
Le contraste entre le bleu froid du fond et les rouges, orange et dorés de la forme centrale est le moteur chromatique de toute la toile : c’est cette opposition qui fait « chanter » les couleurs chaudes sur l’obscurité qui les entoure.
La forme centrale de cette toile a d’abord existé comme une simple flamme, avant que je n’y ajoute cet œil sombre qui la transforme en figure presque vivante. C’est ce regard qui a donné son titre définitif à la toile : une voix a besoin d’un visage, même suggéré, pour vraiment porter.
Les bouches flottantes sont venues en dernier, comme des échos détachés de la forme centrale. J’ai voulu qu’elles restent petites face à l’ampleur de la flamme dorée, pour qu’elles semblent vraiment s’envoler plutôt que de rivaliser avec elle en taille.
Construire une forme unique qui doit à la fois évoquer une flamme, un oiseau et un visage chantant demande de ne jamais trancher complètement en faveur d’une seule lecture : c’est cette ambiguïté volontaire, entre plusieurs images possibles, qui donne à la forme centrale sa force plutôt qu’une illustration univoque.
Le fond bleu nuit, uniforme sur toute la hauteur du grand format, joue un rôle presque acoustique dans la composition : il absorbe le regard comme un silence absorbe un son, ce qui rend la forme dorée d’autant plus présente par contraste, un peu comme une voix qui s’élève dans une salle silencieuse.
Peindre cette toile en 2016 m’a demandé de tenir un grand format vertical sur une durée assez longue, en revenant sans cesse sur l’équilibre entre la forme centrale et les bouches dispersées. C’est un format que je ne reprends que rarement à cette échelle, précisément parce qu’il exige cette tenue dans la durée d’un bout à l’autre du travail.
Le format
Les voix d’or mesure 146 cm de haut sur 100 cm de large, soit une surface de 1,46 m², le plus grand format vertical de ce lot de huit toiles. Le rapport hauteur sur largeur, proche de 1,46, accompagne l’élan ascendant de la forme centrale, qui a besoin de cette verticalité pour se déployer sur près des trois quarts de la hauteur du format.
Dans la collection Joie de vivre, ce format appartient aux grands formats. La forme centrale occupe à elle seule près de la moitié de la surface peinte, et les quatre bouches dispersées dans les angles restants viennent équilibrer une composition qui aurait pu, sans elles, sembler trop concentrée sur son axe central.
Sa place dans la collection Joie de vivre
Les voix d’or est la plus ancienne toile de ce lot, peinte en 2016, un an avant Promesses de renouveau et huit ans avant Pulsation Jamaïque. Elle partage avec Promesses de renouveau le goût pour les grands formats horizontaux, même si son propre format à elle reste vertical et plus haut que large.
Le thème du chant et de la voix, suggéré ici par les bouches flottantes, résonne avec la dimension musicale que l’on retrouve dans Musica, même si les deux toiles n’ont ni la même palette ni la même construction. Dans les deux cas, je cherche à représenter le son sans représenter sa source exacte, guitare ou voix, en confiant cette évocation à des formes plutôt qu’à des instruments dessinés.
Les voix d’or reste, dans mon travail, l’une des peintures abstraites les plus anciennes de cette sélection, et l’une des plus construites autour d’un seul grand format vertical. Je signe Dominique Joyeux cette toile depuis 2016, et elle continue d’occuper une place particulière par son fond bleu nuit et sa forme ascendante dorée.
Ce grand format, parmi les plus hauts que je propose, permet à une peinture abstraite comme celle-ci de déployer pleinement son mouvement vertical. Les voix d’or, dans ce grand format précis, reste pour moi une référence quand il s’agit de faire monter une composition plutôt que de l’étaler en largeur.
Choisir un grand format vertical pour Les voix d’or n’allait pas de soi : une peinture abstraite construite autour d’un seul motif ascendant peut facilement sembler étroite si le format ne lui laisse pas assez de largeur pour respirer. J’ai réglé cette tension en laissant le bleu nuit occuper largement les côtés du grand format, ce qui donne à la forme centrale l’espace nécessaire sans jamais l’étrangler. Les voix d’or reste, dans cette collection, l’exemple le plus abouti de ce que ce grand format vertical peut apporter à une peinture abstraite construite sur un seul axe.
Qui je suis
Je suis née en 1951 à Poitiers. Avant de peindre, j’ai été psychothérapeute puis professeure de lettres, deux métiers d’écoute qui ont nourri ma manière de regarder les formes et les couleurs. Mon parcours m’a conduite en Guadeloupe, à Wallis, puis en Corse, et je vis et je peins aujourd’hui à Saint-Aunès, dans l’Hérault.
Mes toiles ont voyagé jusqu’à Gênes, Paris, Barcelone, Venise, le lac de Côme et Miami, et l’Institut Européen des Arts Contemporains m’a remis sa médaille d’argent en 2016. Ma cote i-CAC porte le numéro 017/308, que l’on peut consulter sur i-cac.fr, aux côtés de celles de nombreux artistes contemporains.
Dans la collection Joie de vivre, je retrouve un principe qui traverse tout mon travail depuis mes débuts : des aplats de couleur franche, cernés d’un trait sombre qui tient la forme comme un vitrail tient son verre. Ce vocabulaire, je l’ai construit toile après toile, et il se déplace d’une série à l’autre sans jamais se répéter tout à fait. Chaque tableau qui quitte mon atelier est une pièce unique, signée et accompagnée de son certificat d’authenticité ; je n’en tire ni copie ni reproduction numérotée.
Pour toute question sur cette toile ou sur le reste de mon travail, écrivez-moi à contact@dominiquejoyeuxart.com.
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Questions fréquentes
Cette toile est-elle une pièce unique ?
Oui. Les voix d’or est une pièce unique, signée, livrée avec son certificat d’authenticité. Je n’en tire ni copie ni reproduction numérotée.
Le tableau est-il livré encadré ?
Non, cette toile est vendue sans cadre. Il est emballé avec soin et un numéro de suivi vous est communiqué dès l’expédition.
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Quelles sont les dimensions exactes des Voix d’or ?
Les voix d’or mesure 146 cm de haut sur 100 cm de large, pour une surface de 1,46 m², peinte à l’huile sur toile en 2016.
Que représentent Les voix d’or ?
Une forme ascendante rouge, orange et dorée entourée de bouches flottantes, sur un fond bleu nuit, en évocation de voix qui s’envolent.
Pourquoi un grand format vertical plutôt qu’horizontal pour cette toile ?
La forme centrale de Les voix d’or a besoin de hauteur pour déployer son mouvement ascendant, ce qui rend ce grand format vertical plus cohérent qu’un format horizontal pour cette composition précise.







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