Membranes vives, tableau textile de 122 x 60 cm peint en 2023 : huile sur raphia tricoté marouflé sur toile. La surface entière est couverte de grandes formes courbes, jaune, orange, rouge, vert émeraude et bleu outremer, chacune cernée d’un cordon doré posé en relief. Au centre, une masse rouge sombre en matière tricotée occupe près de la moitié de la hauteur. « Donner vie à des formes aux couleurs improbables réunies par des fils d’or » : c’est la phrase que j’ai écrite pour présenter cette toile. Elle appartient à ma collection Esprit Tissage, qui réunit quatre pièces peintes la même année.
Membranes vives, tableau textile : ce que montre la toile
Aucune zone de la toile n’est laissée en fond neutre. Des formes larges, en amandes, en feuilles et en pétales, se touchent bord à bord et remplissent la surface du haut vers le bas. Le jaune et l’orange dominent les bords, le vert émeraude circule au milieu, et le bleu outremer revient par plaques sombres en haut à gauche, en haut à droite et au bas de la toile.
Chaque forme est entourée d’un cordon doré en relief. À l’intérieur des formes, ce même or repart en ramifications fines, comme des nervures de feuille ou de petites branches. Ces départs dorés ne suivent pas un dessin régulier : certains courent sur toute la longueur d’une forme, d’autres s’arrêtent après deux ou trois centimètres.
Au centre, une masse rouge sombre s’impose. Son contour est irrégulier, découpé en lobes, et sa matière n’est pas peinte à plat : c’est du raphia tricoté, en relief, dont les mailles restent visibles. Trois veines dorées la traversent horizontalement et la partagent en quatre zones. Quatre petites étoiles dorées y sont posées, à cinq ou six branches, comme des points de couture qui rayonnent.
Sur le côté gauche de cette masse, des fibres dépassent et forment une frange. Le bord n’a pas été arrêté net, la matière continue au-delà du contour peint. C’est l’endroit du tableau textile où le travail de tricot se voit le plus clairement.
La lecture se fait du centre vers l’extérieur. La masse rouge retient l’œil, les formes colorées l’écartent ensuite en éventail vers les quatre bords. Le titre nomme des membranes, et la composition suit cette logique : une matière dense au milieu, des enveloppes colorées autour.
Le bleu joue un rôle particulier. Il n’apparaît que trois fois, en plaques sombres : deux en haut, une en triangle au bas de la toile. Ces trois zones sont les seules à ne porter aucune ramification dorée à l’intérieur. Elles restent pleines et sourdes, et elles pèsent assez pour équilibrer la masse rouge du centre.
Le jaune, lui, revient partout. Il occupe les grandes formes de gauche et de droite à mi-hauteur, il borde le bas, il repasse en haut. Dans un tableau textile où le relief attire déjà le regard vers le milieu, cette circulation du jaune sur tout le pourtour empêche la toile de se refermer sur son centre.
Les cordons dorés n’ont pas tous la même épaisseur. Ceux qui séparent deux grandes formes sont larges et continus ; ceux qui repartent à l’intérieur d’une forme s’amincissent jusqu’à devenir des filets. Cette différence de calibre crée une hiérarchie dans le dessin : les contours tiennent la composition, les nervures l’animent sans la découper davantage.
Le raphia tricoté, l’huile et les fils d’or
Le raphia est une fibre végétale tirée des feuilles d’un palmier, utilisée depuis longtemps en vannerie et en tissage. Elle est souple, résistante, et elle garde une couleur naturelle claire qui accepte bien la peinture. Ici, elle est d’abord tricotée à la main, puis marouflée sur la toile .
Maroufler, c’est coller une matière sur son support et la maintenir tendue jusqu’au séchage complet de la colle. Le tricot cesse alors d’être un textile libre et devient une couche du tableau, solidaire de la toile. C’est ce qui permet de peindre ensuite par-dessus sans que la maille bouge après application d’ un apprêt.
L’huile vient en dernier sur le relief. Elle ne se dépose pas de la même façon sur le creux et sur la bosse d’une maille : la couleur se concentre dans les creux et s’éclaircit sur les reliefs. Le rouge de la masse centrale n’est donc pas uniforme, il varie maille après maille. Aucun pinceau ne produit cette variation sur une toile lisse.
Les cordons dorés sont posés en relief eux aussi, en filets continus. Ils tiennent le rôle du dessin : ils séparent les couleurs, les empêchent de se mélanger optiquement, et ils accrochent la lumière autrement que la peinture mate qui les entoure. De près, on voit leur épaisseur. À trois mètres, ils dessinent un réseau qui relie toutes les formes entre elles. On distingue, au centre, comme une silhouette de bébé enmailloté-ou enfant en gestation? Surprise de la création.
Cette manière de faire relève autant de l’art textile que de la peinture. Le tricot porte la forme et le relief, l’huile porte la couleur. Les quatre pièces d’Esprit Tissage sont construites ainsi, avec du raphia tricoté ou du jean tricoté selon les cas.
Un format vertical de 122 x 60 cm
La toile mesure 122 cm de haut sur 60 cm de large. Le rapport est donc d’environ deux pour un, et la surface peinte approche 0,73 mètre carré. Dans mon fichier d’atelier, cette œuvre est classée parmi les grands formats.
C’est le plus grand des quatre formats de la collection Esprit Tissage. Elle dépasse Un cœur fragile de 22 centimètres en hauteur et de 10 en largeur, et Tisser la lumière de 32 centimètres en hauteur et de 15 en largeur. Disparition annoncée, la quatrième, est la seule à être plus large que haute.
La masse de raphia tricoté occupe à peu près le tiers central de cette surface, sur environ la moitié de la hauteur. Les formes cernées d’or se répartissent sur les deux tiers restants. C’est cette proportion qui fait tenir le tableau textile : assez de matière pour que le relief compte, assez de peinture autour pour qu’il ne sature pas la toile.
Esprit Tissage, une collection de quatre œuvres
Esprit Tissage réunit quatre tableaux, tous peints en 2023, où une matière tricotée à la main est marouflée sur toile ou sur bois avant d’être peinte à l’huile. C’est ma série la plus courte et la plus expérimentale. Membranes vives en est le plus grand format.
Un cœur fragile emploie le même raphia tricoté marouflé sur toile, en 100 x 50 cm. Une masse rouge y occupe aussi le centre, sur un fond orange et bleu, sans le réseau doré qui structure Membranes vives.
Tisser la lumière, 90 x 45 cm, remplace le raphia par du jean tricoté et la toile par un support bois. Les rangs de maille y sont plus larges et plus lisibles, et les formes qui entourent la partie tricotée sont cernées de bleu au lieu d’or.
Disparition annoncée, 50 x 73 cm, est la seule pièce de la série en format paysage et la seule où la forme tricotée est identifiable : un poisson. C’est aussi la plus abordable des quatre.
Les quatre œuvres s’accrochent bien ensemble, parce qu’elles partagent la même matière et la même année. Elles peuvent aussi se séparer : chacune tient seule sur un mur, avec des formats et des dominantes de couleur différents. Cet art textile occupe une place à part dans mon travail, à côté de mes toiles peintes à l’huile sans relief.
Deux des quatre pièces emploient le raphia tricoté, Membranes vives et Un cœur fragile. Les deux autres emploient du jean découpé et tricoté. Sur les images, le raphia donne une maille serrée et courte, le jean des rangs larges et bien lisibles. C’est la différence la plus visible d’une pièce à l’autre à l’intérieur de cette série d’art textile.
Dominique Joyeux, l’artiste
Je suis née en 1951 à Poitiers. J’ai été psychothérapeute, puis professeure de Lettres, avant de me consacrer à la peinture. J’ai vécu et travaillé en Guadeloupe, à Wallis et en Corse, où je me suis formée au dessin, au pastel, à l’acrylique, à l’huile et aux techniques mixtes. Je peins aujourd’hui à Saint-Aunès, dans l’Hérault, près de Montpellier.
Mon travail a été exposé à Gênes, Paris, Barcelone, Venise, sur le lac de Côme et à Miami. J’ai reçu en 2016 la médaille d’argent de l’Institut Européen des Arts Contemporains. Ma cotation est enregistrée auprès de l’i-CAC sous le numéro 017/308 et consultable en ligne.
Membranes vives est cotée 2 700 euros à l’i-CAC. Le prix affiché sur cette page est celui de la boutique du site.
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Membranes vives est une œuvre originale en un seul exemplaire. Elle est accompagnée d’un certificat d’authenticité signé, remis avec chaque œuvre vendue sur ce site.
Elle est vendue sans cadre. Mon fichier d’atelier recense les œuvres montées en caisse américaine, et celle-ci n’en fait pas partie : la toile est livrée telle quelle. Une caisse américaine ouverte peut être ajoutée ensuite par un encadreur.
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Questions fréquentes
L’œuvre est-elle encadrée ?
Non, elle est vendue sans cadre. Seules quelques œuvres de mon catalogue sont montées en caisse américaine, et celle-ci n’en fait pas partie.
S’agit-il d’un original ?
Oui. C’est une pièce unique peinte en 2023, en un seul exemplaire, livrée avec son certificat d’authenticité signé. Aucune reproduction n’en est vendue.
Quelle est exactement la technique ?
Huile sur raphia tricoté marouflé sur toile. Le raphia est tricoté à la main, collé et tendu sur la toile, puis peint à l’huile. Les cordons dorés sont posés en relief par-dessus.
Quelles sont les dimensions ?
122 cm de haut sur 60 cm de large, format vertical, sur toile.
Les frais de livraison sont-ils compris dans le prix ?
Oui, pour la France métropolitaine et l’Union européenne. Au-delà, contactez-moi pour un devis avant la commande.
Quels moyens de paiement acceptez-vous ?
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Puis-je changer d’avis après réception ?
Oui, vous avez 14 jours à compter de la réception pour exercer votre droit de rétractation, sans justification. L’œuvre doit revenir dans son emballage d’origine et en parfait état, les frais de retour étant à votre charge.
Où cette œuvre se situe-t-elle dans la série ?
C’est le plus grand des quatre formats d’Esprit Tissage, avec 122 x 60 cm, et l’un des deux tableaux de la série en raphia tricoté, avec Un cœur fragile. Elle est aussi la seule où les formes du fond sont cernées de fils d’or.
L’achat donne-t-il des droits sur l’image de l’œuvre ?
Non. L’acquisition d’une œuvre originale transfère la propriété de l’objet, pas les droits d’auteur. La reproduction, la représentation et l’exploitation commerciale de l’image restent soumises à mon autorisation écrite, comme pour toutes les œuvres présentées sur ce site.
Que signifie la cotation i-CAC de 2 700 euros ?
L’i-CAC tient un registre de cotation des artistes contemporains. Ma cotation y est enregistrée sous le numéro 017/308. La valeur de référence retenue pour cette œuvre est de 2 700 euros. Le prix affiché en boutique pour ce tableau textile est de 2 600 euros.
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Écrivez-moi d’abord à contact@dominiquejoyeuxart.com pour que nous cherchions une solution. En l’absence d’accord, le Médiateur du e-commerce de la FEVAD peut être saisi, et la plateforme européenne de règlement en ligne des litiges reste ouverte.







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