Je cours, je vole, tableau abstrait peint à l’huile sur toile, mesure 70 x 100 cm et date de 2019. Sur un fond blanc presque nu, une quinzaine de petites silhouettes colorées se répandent dans tous les sens, chacune posée sur une ombre bleu pâle qui la soulève du vide plutôt qu’elle ne l’ancre au sol. Aucune ligne d’horizon, aucun repère de hauteur commun : tout semble en suspens dans cette peinture abstraite.
La phrase que j’ai écrite pour cette toile de Dominique Joyeux tient en une ligne : « je suis multiple et unique, je suis l’enfant et l’ancien, il est déjà l’autre en devenir, nous courons côte à côte dans un monde idéal ». Elle décrit assez bien ce que l’œil découvre sur la toile, une multitude qui avance ensemble sans jamais se confondre.
Je cours, je vole, tableau abstrait : ce que montre la toile
Le fond reste blanc sur la quasi-totalité de la surface. Une quinzaine de groupes colorés s’y dispersent sans grille ni alignement visible, certains isolés, d’autres réunis à deux ou trois. Chaque forme repose sur une tache bleu clair, portée en biais sous elle comme une ombre projetée par un saut plutôt que par une position debout. C’est cette ombre décalée, répétée sous chaque figure, qui donne au tableau son impression de mouvement suspendu, rien ne touche vraiment le sol blanc, tout reste entre deux appuis.
Au centre du tableau, la figure la plus haute domine par sa taille. Une masse ovale jaune et violette lui sert de tête inclinée, un buste vert émeraude bordé d’orange se déploie en triangle vers le bas, et une pointe vert pâle s’échappe sur la gauche comme un bras tendu. Sa silhouette rappelle une toupie ou une danseuse penchée en plein virage, la jupe orange et jaune ouverte en éventail sous elle.
En haut à gauche, une figure plus petite tourne sur elle-même : deux pétales, l’un orange, l’autre violet, se déploient en croix au bout de bras jaune indien, et un corps vert pâle et violet s’enroule autour d’une forme ovoïde orange. À l’opposé, en haut à droite, quatre silhouettes rondes se serrent en un petit groupe compact, vert pâle, vert sombre, orange et jaune mêlés, comme une poignée de danseurs qui se tiennent par les épaules avant de repartir chacun de son côté.
Le registre du bas rassemble les formes les plus grandes après la figure centrale. À droite, une silhouette multicolore en croissant, orange, vert émeraude, jaune et violet, se déploie sur toute la hauteur du tableau, presque un oiseau ou une vague qui se referme sur elle-même, sa partie supérieure suggérant une tête d’oiseau avec bec et oeil. Au centre et à gauche, plusieurs petits personnages tiennent en quelques traits : un corps triangulaire, une tête ronde orange ou verte, une jupe jaune, orange ou violette qui s’évase.
Deux de ces personnages, isolés en bas à gauche, ne sont que trois formes simples reliées par un trait noir, la version la plus réduite de tout le vocabulaire de cette peinture abstraite. C’est le même principe partout dans la toile : peu d’éléments, mais toujours la même grammaire de formes cernées.
Cinq couleurs suffisent à peupler cette toile entière : l’orange vif, le vert émeraude, le violet, le vert pâle et le jaune, toutes cernées d’un trait noir continu qui referme chaque silhouette sur elle-même. Le fond reste blanc partout où aucune figure ne passe, sans dégradé ni accident de matière visible, ma signature, tracée en blanc et en relief se lit au centre en bas de la composition. Ce jeu de silhouettes qui bondissent sans jamais se poser constitue ce que Je cours, je vole, tableau abstrait, annonce dès le premier regard : rien n’est immobile, tout est saisi entre deux élans.
La matière et le geste
Cette toile est peinte à l’huile, une matière qui garde une bonne tenue en aplat tout en laissant deviner, de près, de légères variations d’épaisseur dans chaque couleur. Le geste n’est pas ici celui d’un empâtement marqué : la couleur est posée en surface régulière, et c’est le trait noir qui structure la composition bien plus que la matière elle-même.
Chaque silhouette suit le même principe que je retrouve dans plusieurs toiles de mes collections : une forme libre, dessinée d’un geste continu, puis remplie d’aplats francs sans mélange sur la toile. Le passage d’une couleur à l’autre se fait toujours par une ligne noire, jamais par un dégradé, et c’est ce trait, répété une vingtaine de fois sur cette toile, qui donne son unité à un ensemble pourtant très dispersé. C’est une manière de peindre que j’applique à la plupart de mes toiles de peinture abstraite, quelle que soit la collection.
Les ombres bleu clair, elles, sont traitées différemment. Elles n’ont pas de contour noir et restent floues sur les bords, comme une tache posée après coup sous chaque figure. Cette absence de cerne les distingue immédiatement des personnages eux-mêmes, ce qui permet à l’œil de les lire comme des ombres plutôt que comme des formes à part entière dans la composition.
Le fond blanc n’est pas peint uniformément , mais travaillé au couteau : c’est un blanc de toile préparée, et sur cette texture au couteau, un fim d’huile blanc, qui laisse toute la place aux couleurs vives des personnages. Sur une surface aussi chargée en petites formes, ce choix évite la confusion et garde à chaque silhouette sa lisibilité individuelle, même dans les groupes les plus serrés.
Un format de 70 x 100 cm
Je cours, je vole, tableau abstrait, mesure 70 cm de haut sur 100 de large, un format horizontal net avec un rapport de 0,70 entre hauteur et largeur. La surface totale atteint 0,70 mètre carré. Dans mon catalogue, ce format entre dans le grand format, la catégorie qui rassemble mes toiles les plus étendues.
Cette largeur généreuse permet à une quinzaine de silhouettes de se déployer sans se toucher. Sur un format plus étroit, les figures du haut à droite et celles du bas à gauche se seraient chevauchées. Ici, chacune garde son espace propre, séparée de ses voisines par une bande de blanc qui varie de quelques centimètres à près d’un tiers de la largeur totale.
La figure centrale, la plus haute du tableau, occupe environ un tiers de la hauteur totale et un cinquième de la largeur. Les autres groupes, plus petits, se répartissent en couronne autour d’elle, aucun ne dépassant un dixième de la surface totale de la toile. C’est cette hiérarchie discrète de tailles qui organise un ensemble qui, au premier regard, paraît entièrement dispersé.
Joie de vivre, une collection de 48 œuvres
Je cours, je vole, tableau abstrait, appartient à la collection Joie de vivre, qui rassemble 48 tableaux de peinture abstraite dans ma boutique. Cette collection réunit des toiles où le mouvement, la légèreté et le jeu occupent toute la composition, loin des univers plus denses de certaines de mes autres séries. Dominique Joyeux, c’est le nom que je signe au bas de chacune, toujours en un seul exemplaire.
Le principe de silhouettes dispersées sur un fond clair, portées chacune par une ombre légère, se retrouve dans En vacances, une huile sur toile de 70 x 50 cm où des formes semblables évoluent en plus petit nombre sur un fond tout aussi dégagé. Les deux toiles partagent ce vocabulaire de personnages simplifiés, réduits à quelques aplats cernés de noir.
J’écrirai ton nom, à l’inverse, s’éloigne complètement de ce registre : la toile y est sombre, texturée à l’huile en larges empâtements gris et noirs, avec deux silhouettes seulement, plus graphiques que dansantes. La comparaison des deux toiles mesure l’écart de tonalités que je peux donner au sein d’une même collection.
Chaque tableau de la collection Joie de vivre est une pièce unique. Je ne peins ni série identique ni copie, et les formats varient d’une toile à l’autre selon ce que la composition demande. Je cours, je vole, tableau abstrait, n’échappe pas à cette règle : ce grand format a été peint une seule fois, en 2019, et ne sera pas repris.
Dominique Joyeux, l’artiste
Je signe Dominique Joyeux. Je suis née en 1951 à Poitiers. J’ai été psychothérapeute, puis professeure de Lettres, avant de me consacrer entièrement à la peinture. J’ai vécu et travaillé en Guadeloupe, à Wallis et en Corse, où je me suis formée au dessin, au pastel, à l’acrylique, à l’huile et aux techniques mixtes. Je peins aujourd’hui à Saint-Aunès, dans l’Hérault, près de Montpellier.
Mon travail a été exposé à Gênes, Paris, Barcelone, Venise, sur le lac de Côme et à Miami. J’ai reçu en 2016 la médaille d’argent de l’Institut Européen des Arts Contemporains. Ma cotation est enregistrée auprès de l’i-CAC sous le numéro 017/308 et consultable en ligne.
La cotation retenue pour Je cours, je vole à l’i-CAC, qui tient compte du format et de la technique de chaque toile, est de 2860 euros. Le prix affiché sur cette page est celui de ma boutique, il correspond à ce que je pratique pour une œuvre de ce format et de cette technique.
Acquérir cette œuvre
Acquérir Je cours, je vole revient à acheter une œuvre originale et unique de huile sur toile, peinte en un seul exemplaire. Elle est accompagnée d’un certificat d’authenticité signé et daté, remis en main propre ou par courrier avec chaque œuvre vendue sur ce site.
Je cours, je vole est vendue sans cadre, comme la grande majorité des œuvres de mon catalogue mais peut être proposée dans sa caisse américaine noire Elle se raccroche telle quelle ou peut recevoir cet encadrement.
Le prix affiché pour Je cours, je vole est indiqué en euros toutes taxes comprises. Les frais de livraison sont inclus pour la France métropolitaine et les pays de l’Union européenne. Pour une livraison vers une autre destination, écrivez-moi avant de commander à contact@dominiquejoyeuxart.com.
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Questions fréquentes
S’agit-il d’un original ?
Oui. Je cours, je vole est une pièce unique peinte en 2019, en un seul exemplaire, livrée avec son certificat d’authenticité signé. Aucune reproduction n’en est vendue.
Quelle est exactement la technique ?
Huile sur toile. Les couleurs de cette peinture abstraite sont posées en aplats francs, cernés d’un trait noir continu, sans mélange direct sur la toile.
Quelles sont les dimensions ?
70 cm de haut sur 100 cm de large, format horizontal, grand format dans mon catalogue.
L’œuvre est-elle encadrée ?
Non, Je cours, je vole est vendue sans cadre, comme la plupart des œuvres de mon catalogue. Elle peut être encadrée selon vos goûts chez un encadreur de votre choix.
Que représentent les silhouettes de la toile ?
Aucune scène précise. Ce sont des figures libres, réduites à quelques formes cernées de noir, qui évoquent la course et le saut sans représenter un personnage identifiable.
Que veut dire grand format dans votre catalogue ?
C’est le classement par dimensions que j’utilise dans mon fichier d’atelier, entre petit, moyen et grand format. Je cours, je vole relève du grand format, et c’est ce classement qui sert de base à la cotation.
Les frais de livraison sont-ils compris dans le prix ?
Oui, pour la France métropolitaine et l’Union européenne. Au-delà, contactez-moi pour un devis avant la commande.
Quels moyens de paiement acceptez-vous ?
Carte bancaire en paiement sécurisé, PayPal, ou virement bancaire dont les coordonnées sont communiquées sur demande. Aucun paiement fractionné n’est proposé.
Puis-je changer d’avis après réception ?
Oui, vous avez 14 jours à compter de la réception pour exercer votre droit de rétractation, sans justification. L’œuvre doit revenir dans son emballage d’origine et en parfait état, les frais de retour étant à votre charge.
L’achat donne-t-il des droits sur l’image de l’œuvre ?
Non. L’acquisition d’une œuvre originale transfère la propriété de l’objet, pas les droits d’auteur. La reproduction et l’exploitation commerciale de l’image restent soumises à mon autorisation écrite, comme pour toutes les œuvres présentées sur ce site.
Que signifie la cotation i-CAC de 2860 euros ?
L’i-CAC tient un registre de cotation des artistes contemporains. Ma cotation y est enregistrée sous le numéro 017/308. La valeur de référence retenue pour Je cours, je vole est de 2860 euros. Le prix affiché en boutique pour cette œuvre est de 2800 euros.
Que faire en cas de désaccord après l’achat ?
Écrivez-moi d’abord à contact@dominiquejoyeuxart.com pour que nous cherchions une solution. En l’absence d’accord, le Médiateur du e-commerce de la FEVAD peut être saisi, et la plateforme européenne de règlement en ligne des litiges reste ouverte.







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