Jazzy one, huile sur toile que j’ai peinte en 2025, mesure 100 x 100 cm, un carré parfait sur lequel j’ai couvert toute la surface d’une mosaïque de formes organiques blanches, vertes, bleues, jaunes et rouges. Je l’ai vendue sans cadre. Sur la fiche courte de cette œuvre, j’ai résumé son sujet en trois mots : « Fulgurance viscérale du Jazz ». C’est cette énergie sans temps mort que j’ai voulu faire tenir dans un format carré, sans respiration ni fond neutre.

Cette huile sur toile relève entièrement de la peinture abstraite : aucune figure, aucun instrument, aucun musicien n’y est représenté. Seule la composition porte le sujet, à travers son rythme et sa densité de couleurs.
Ce que montre jazzy one, huile sur toile
Il n’y a pas de fond, sur ce tableau. Toute la surface, du bord supérieur au bord inférieur, est occupée par des formes qui s’emboîtent comme les pièces d’un puzzle sans manque : du blanc, du vert franc, du bleu, un jaune citron qui revient souvent, de l’orange, du rouge, et quelques touches de vert foncé qui ponctuent l’ensemble. Aucune couleur ne domine longtemps, chacune cède la place à la suivante après une ou deux formes, ce qui donne au regard un rythme saccadé, presque syncopé.
Je n’ai laissé aucune zone de repos volontaire. C’est un choix qui vient directement du sujet : le jazz, tel que je le ressens, n’offre pas de silence complet, il se déplace d’un instrument à l’autre sans jamais s’arrêter tout à fait. Chaque forme de ce tableau fonctionne comme une note tenue quelques mesures avant de céder la place à la suivante, et le format carré, sans haut ni bas privilégié, renforce cette impression de morceau qui pourrait se lire dans n’importe quel sens.
Le trait noir qui cerne chaque forme est plus appuyé que sur d’autres toiles de la collection. Il ne s’agit plus d’un fil doré presque invisible mais d’un contour net, presque une bande dessinée abstraite, qui découpe la composition en cellules distinctes tout en la maintenant comme un seul bloc compact. Cette fermeté du trait est ce qui permet à autant de couleurs de cohabiter sans que l’œil se perde.
Vue de loin, jazzy one, huile sur toile ressemble presque à un tissu ou un vitrail. Vue de près, chaque cellule révèle sa propre matière, plus ou moins chargée, plus ou moins lisse, et cette différence de texture d’une forme à l’autre est ce qui, à mon sens, donne au tableau sa profondeur malgré l’absence totale de fond.
Je compte, en la regardant, une bonne trentaine de cellules distinctes réparties sur les 10 000 cm² de la toile, ce qui donne à chaque forme une surface moyenne assez restreinte pour que la couleur y reste vive et ne se dilue jamais en un dégradé. C’est cette économie de moyens, une couleur franche par cellule, qui rapproche cette peinture abstraite d’un art du vitrail plus que d’une peinture de paysage.
La matière et le geste
J’ai peint cette huile sur toile forme par forme, en fermant chaque cellule avant de passer à la suivante, un peu comme on remplirait un vitrail plutôt que comme on peindrait une scène d’ensemble. Cette méthode, sur un format carré de 100 cm de côté, demande une discipline particulière : il faut garder en tête l’équilibre général des couleurs alors qu’on ne travaille, à un instant donné, que sur un tout petit fragment de la surface.
La matière reste dense sur les jaunes et les rouges, plus fine sur les blancs, ce qui crée de légers reliefs quand la lumière rase la toile. Le trait de cerne, lui, est passé en dernier, une fois toutes les cellules remplies, pour unifier l’ensemble et corriger les quelques débords inévitables sur un motif aussi serré.
Peindre un format carré de ce type m’oblige à tourner physiquement autour de la toile, posée à plat, pour ne favoriser aucun angle de composition. C’est une contrainte que je ne retrouve pas sur mes formats rectangulaires, où le sens de lecture s’impose naturellement de gauche à droite.
Le vernis final, posé une fois la peinture complètement sèche, unifie légèrement les brillances entre les zones les plus chargées en matière et les zones plus fines. Sur une peinture abstraite aussi dense en couleurs, cette étape compte : elle évite qu’une cellule ne capte la lumière différemment de sa voisine et ne rompe l’équilibre général de la mosaïque.
Le format carré de 100 x 100 cm
Avec ses 100 x 100 cm, jazzy one, huile sur toile est la plus grande surface de ce lot de huit tableaux, soit un mètre carré plein. Le format carré supprime toute hiérarchie entre hauteur et largeur, ce qui convient particulièrement à un sujet comme le jazz, dont l’énergie ne va pas dans une seule direction mais se répand sur toute la surface disponible.
C’est aussi, dans la collection Joie de vivre, le format le plus dense en nombre de formes peintes : les cellules qui composent ce puzzle se comptent par dizaines, ce qui distingue ce tableau des compositions plus épurées comme Iriser la vie, où de grandes plages de couleur laissent respirer la toile.
Un format carré de grand format comme celui-ci, sans haut ni bas imposé par la composition, offre aussi une liberté d’accrochage que je n’ai pas sur mes formats rectangulaires : jazzy one peut aussi bien s’installer au-dessus d’un canapé que dans un couloir carré ou une alcôve, pourvu que le mur soit assez large pour recevoir un mètre de côté.
Sa place dans la collection Joie de vivre
Jazzy one appartient à la collection Joie de vivre, une série où je cherche ce qui, dans une existence, procure de l’élan. Le jazz en fait partie à part entière : c’est une musique que j’associe à la vitalité, à l’instant présent, à cette capacité de rebondir d’une note à l’autre sans jamais se figer. D’autres toiles de la série abordent des instants plus intimes, comme J’ai accordé ma guitare, où la musique console d’un chagrin plutôt qu’elle n’exalte une énergie collective.
Peinte en 2025, jazzy one est l’une des œuvres les plus récentes de ce lot, et sa palette saturée tranche avec les tons plus profonds du Premier jour, peint dix ans plus tôt. Cet écart de dates se sent dans la manière dont je traite la couleur : plus je peins, plus j’ose des associations chromatiques serrées, sans zone de fond pour les reposer.
Je n’ai pas cherché à illustrer un morceau précis, mais l’idée générale du jazz comme musique qui improvise sans jamais perdre sa structure. C’est cette tension entre liberté et rigueur que j’ai tenté de faire tenir dans le format carré et le motif serré de cette toile.
Dominique Joyeux, c’est le nom que je signe au bas de cette toile comme de toutes les autres, et c’est la garantie que jazzy one, huile sur toile a été peinte entièrement de ma main, sans atelier ni assistant, dans mon espace de travail à Saint-Aunès.
Chaque tableau de la collection Joie de vivre part d’un sentiment plutôt que d’une image préconçue, et le jazz en est l’un des plus francs : une musique qui ne s’excuse jamais de sa propre énergie. J’ai voulu que cette peinture abstraite porte la même absence d’excuse, sans zone de fond neutre où le regard pourrait se reposer, un peu comme un morceau qui ne laisse aucun silence entre les phrases musicales.
Ce format carré et cette densité de motifs demandent, comme tout tableau de grand format, un mur suffisamment dégagé pour que l’œil puisse parcourir l’ensemble de la composition sans être interrompu par un cadre de porte ou un meuble. La surface d’un mètre carré qu’occupe jazzy one en fait l’une des pièces les plus imposantes de la collection Joie de vivre, aux côtés du Premier jour dans sa largeur.
Sur cette peinture abstraite, je ne suis pas partie d’un plan de couleurs fixé à l’avance : j’ai posé une première forme, puis chaque forme suivante a répondu à la précédente par contraste ou par écho, jusqu’à ce que toute la surface de la toile soit occupée. Ce processus ressemble à l’improvisation en musique, où chaque note répond à celle qui vient de sonner.
La collection Joie de vivre compte plusieurs tableaux nés de cette même méthode d’accumulation progressive, où une forme en appelle une autre sans plan préétabli. C’est une manière de peindre que je pratique depuis des années et que je retrouve, à des degrés divers de densité, sur la plupart des toiles de cette série, qu’elles soient carrées comme jazzy one ou verticales comme d’autres pièces du lot, chacune avec son propre degré de densité et sa propre gamme chromatique.
Dominique Joyeux, une peintre venue d’ailleurs
Je suis née en 1951 à Poitiers. Avant de peindre, j’ai été psychothérapeute puis professeure de lettres, deux métiers qui m’ont appris à regarder longtemps avant de conclure. J’ai vécu en Guadeloupe, à Wallis, puis en Corse, et je vis aujourd’hui à Saint-Aunès, dans l’Hérault, où se trouve mon atelier.
Mon travail a voyagé jusqu’à Gênes, Paris, Barcelone, Venise, au bord du lac de Côme et à Miami. En 2016, l’Institut Européen des Arts Contemporains m’a remis sa médaille d’argent. Ma cote figure au répertoire i-CAC sous le numéro 017/308, consultable sur i-cac.fr, qui référence les artistes contemporains cotés en France.
Je peins par séries, parce qu’une idée de forme ou de couleur me demande plusieurs toiles pour se dire entièrement. Joie de vivre en est une : elle rassemble les tableaux nés d’un même élan, celui de raconter ce qui, dans une vie, tient debout malgré tout et donne envie de continuer.
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Questions fréquentes
Quelles sont les dimensions de Jazzy one ?
Jazzy one mesure 100 x 100 cm, un format carré.
Sur quel support Jazzy one est-il réalisé ?
Une huile sur toile, peinte en 2025.
L’œuvre est-elle vendue avec un cadre ?
Non, jazzy one est vendue sans cadre, en toile nue sur châssis.
Jazzy one est-il une pièce unique ?
Oui. Je ne réalise pas de tirage ni de copie de mes tableaux : chaque toile est unique et je ne la peins qu’une fois.
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