A quatre mains, huile sur bois, mesure 60 x 60 centimètres. Je l’ai peinte en 2022 sur un panneau de bois massif, monté en caisse américaine, si bien qu’elle se présente sans cadre rapporté : la tranche est peinte et l’ensemble est prêt à accrocher. J’ai choisi l’huile sur bois pour la tenue du support, qui ne bouge pas et garde la matière nette avec le temps. Quatre mains s’y croisent sur un fond de bandes bleues et turquoise, comme le titre l’indique. Sur la fiche courte du site, j’ai résumé mon intention en une phrase : « Perspectives porteuses d’espoir ».
A quatre mains, huile sur bois : ce que montre la toile
Quatre mains occupent la totalité du panneau carré, sans bras entiers ni visages : je n’ai gardé que les avant-bras et les mains, coupés net aux bords du format. Deux d’entre elles descendent depuis le coin supérieur gauche, doigts écartés, ongles peints en blanc à la pointe, comme des mains manucurées. Les deux autres montent depuis le coin inférieur droit, dans un geste qui répond au premier sans le dupliquer : les doigts ne sont pas à la même hauteur, une main touche presque une arête bleu marine tandis que l’autre reste suspendue au-dessus d’une bande turquoise plus large.
Le fond n’a rien d’un décor neutre. Je l’ai construit en plans triangulaires qui se chevauchent, du bleu marine profond au turquoise clair, traversés en diagonale par une large bande vert d’eau qui coupe le panneau d’un coin à l’autre. Cette bande fonctionne comme un pont visuel entre les deux paires de mains : elle passe sous la première, ressort au centre, et vient presque toucher les doigts de la seconde. Le point de rencontre, légèrement décentré vers le bas, concentre toute la tension du tableau, même si les mains ne se touchent pas tout à fait.
La peau, rendue en camaïeu de bruns et de terre cuite, tranche sur les bleus froids du fond. Je l’ai travaillée par empâtements visibles, à la brosse, sans lisser la matière, si bien qu’on suit le sens du geste sur le dos des mains et sur les phalanges. Les ongles blancs, seule note claire du panneau avec les rehauts de vert d’eau, ponctuent la composition comme des repères. Aucun visage, aucun corps entier ne vient distraire du sujet : ce sont les mains elles-mêmes, leur direction et leur écart, qui portent tout le récit de la toile. On perçoit alors les bandes colorées comme une allusion aux touches d’un piano.
Le format carré accentue cette lecture en diagonale. Les deux paires de mains dessinent un axe qui traverse le panneau d’angle en angle, et le fond géométrique, avec ses triangles pointus, répond à cet axe sans jamais s’y superposer exactement. J’ai gardé une palette resserrée, trois bleus , trois verts et un camaïeu de bruns, pour que l’œil ne se disperse pas entre trop de couleurs et se concentre sur le geste. Rien dans cette toile n’est raconté par un décor identifiable, ni intérieur ni paysage, ce qui laisse à qui la regarde la liberté d’y voir une rencontre, une aide tendue, ou simplement un jeu de lignes. Cependant le titre indique le jeu de deux pianistes pour une interprétation à quatre mains, suggérant que la musique ouvre des perspectives-comme l’indique le croisement des lignes- les mains de couleurs différentes expriment la rencontre de tous les musiciens, au-delà de leurs origines pour se fondre dans un même élan artistique.
Je reviens souvent, dans ma peinture abstraite, à des fragments du corps plutôt qu’à des figures entières : une main en dit parfois plus long qu’un visage sur l’intention d’un geste. Dans A quatre mains, j’ai voulu que le regard hésite entre plusieurs lectures, une aide tendue, une rencontre ou un jeu, sans jamais trancher pour l’une plutôt que pour l’autre. Le fond en plans triangulaires, que j’ai construit avant de peindre les mains par-dessus, impose sa propre géométrie au geste, si bien que les doigts semblent parfois suivre les arêtes bleues et vertes plutôt que les contredire.
La matière : huile sur bois et caisse américaine
J’ai peint A quatre mains à l’huile sur bois, une association que j’utilise quand je veux une matière dense sans les mouvements d’une toile tendue. Le bois massif ne réagit pas à l’hygrométrie comme une toile : la couche de peinture reste stable et les empâtements gardent leur relief net longtemps après le séchage.
Le geste, ici, est resté visible à dessein. Sur les mains, j’ai chargé le pinceau et laissé les stries du poil apparentes, pour que la peau garde une texture presque tactile. Sur le fond, au contraire, j’ai lissé davantage chaque plan triangulaire en gardant les arêtes nettes entre les couleurs, si bien que le contraste entre une matière épaisse sur les mains et une matière plus plane sur le fond accentue leur présence.
Le panneau est monté en caisse américaine : le bois est fixé sur un châssis qui l’épaissit, si bien que le tableau se présente tranche peinte, sans cadre rapporté, prêt à accrocher directement. Ce montage dégage la toile du mur de quelques centimètres, ce qui renforce l’effet de plan que je recherchais pour ce fond géométrique. Sur l’ensemble de mon inventaire, cette caisse américaine ne concerne qu’une quatorzaine de tableaux sur plusieurs centaines : je la réserve aux pièces où le geste appelle un relief net contre le mur, ce qui est le cas ici.
Le format carré de 60 x 60 cm
A quatre mains mesure 60 x 60 centimètres, un format carré à l’équilibre parfait entre hauteur et largeur : le rapport est de 1 pour 1, sans direction dominante. La surface couverte atteint 3 600 centimètres carrés, ce qui la classe parmi les moyens formats de ma production, ni un petit panneau d’appoint ni une pièce de grand format destinée à un mur entier.
Ce carré convient particulièrement au sujet : les deux paires de mains occupent chacune un triangle du panneau, coupé par la diagonale du fond, et le format carré permet à cette diagonale de traverser le tableau exactement d’un coin à l’autre, sans qu’aucun des deux axes ne l’emporte sur l’autre. Un format rectangulaire aurait allongé l’une des deux diagonales au détriment de l’autre et rompu cet équilibre.
Dans un moyen format comme celui-ci, chaque main occupe une portion importante du panneau, ce qui donne à ce tableau une présence plus proche que celle d’une composition à échelle réduite, sans demander l’espace mural qu’exige un grand format.
A quatre mains dans la collection Joie de vivre
A quatre mains appartient à ma collection Joie de vivre, où je travaille le corps et le geste sans jamais montrer un visage entier. Dans Rencontre, ce sont des silhouettes complètes et aériennes qui naissent de la rencontre des lignes et des couleurs sur un fond blanc. Ici, j’ai resserré le sujet aux seules mains, sur un fond géométrique bleu et turquoise beaucoup plus dense.
Le format carré et le support en bois distinguent aussi cette toile du reste du lot, presque toutes peintes à l’huile sur toile en grand format, comme Transmission ou Les cerfs-volants. Le vocabulaire du geste, lui, reste commun à toute la collection Joie de vivre : rire, danser, se rencontrer, tendre la main, sont les états que j’ai voulu fixer sans jamais raconter une scène précise.
Je reviens régulièrement au bois quand le sujet demande une matière plus dense que la toile, et cette pièce reste, dans cette collection, la seule construite entièrement autour du motif des mains. Le titre, A quatre mains, renvoie autant au geste peint qu’à l’idée d’un travail partagé, d’une action qui ne se fait jamais seule.
Le prix de cette huile sur bois, 1300 euros, reste dans la fourchette basse du lot, cohérent avec son moyen format et sa cotation i-CAC de 1540 euros. Elle a été peinte en 2022, entre les toiles plus anciennes du lot comme Un monde turquoise et les pièces plus récentes comme Les cerfs-volants.
Dominique Joyeux, l’artiste derrière a quatre mains huile sur bois
Je suis Dominique Joyeux, née en 1951 à Poitiers. Rien ne me destinait à peindre à plein temps : j’ai d’abord exercé comme psychothérapeute, puis comme professeure de lettres, avant de me consacrer à la peinture abstraite. Entre-temps j’ai vécu en Guadeloupe, à Wallis et en Corse, trois territoires très différents qui ont chacun laissé une empreinte sur mon regard des couleurs. Je suis aujourd’hui installée à Saint-Aunès, dans l’Hérault.
Mon travail a été montré à Gênes, à Paris, à Barcelone, à Venise, au bord du lac de Côme et à Miami. En 2016, l’Institut Européen des Arts Contemporains m’a remis la médaille d’argent. Ma cote est enregistrée sous le numéro 017/308 à l’i-CAC, où sont consultables l’historique de mes expositions et le détail de la cotation qui s’applique à a quatre mains, comme à l’ensemble des toiles de Dominique Joyeux.
Cette huile sur bois s’inscrit dans mon travail de peinture abstraite au long cours : je varie les supports et les formats, de ce moyen format jusqu’au grand format, mais je reste fidèle à un vocabulaire de formes plutôt qu’à la figuration.
Je signe chaque toile et je tiens à ce que chaque acquéreur d’une œuvre de Dominique Joyeux reparte avec un certificat d’authenticité, sans exception.
Acquérir A quatre mains
A quatre mains est proposée à 1300 euros TTC, frais de livraison inclus pour la France métropolitaine et l’Union européenne. Pour toute autre destination, écrivez-moi à contact@dominiquejoyeuxart.com et je vous indiquerai les conditions.
Le règlement se fait par carte bancaire, par PayPal ou par virement, exigible immédiatement : je ne propose pas de paiement fractionné. Vous pouvez commander directement en ligne ou me contacter, et je confirme chaque commande par courriel sous 24 heures. Le délai de livraison vous est communiqué à ce moment-là, je ne l’annonce jamais à l’avance puisqu’il dépend du transporteur et de la destination.
A quatre mains est montée en caisse américaine. Elle est emballée avec soin et un numéro de suivi vous est communiqué dès l’expédition. À la réception, vérifiez l’état du colis et notez vos réserves sur le bon de livraison ; en cas de dommage, prévenez-moi sous 48 heures. Vous disposez par ailleurs d’un délai de rétractation de 14 jours, les frais de retour restant à votre charge.
Comme pour chaque huile sur bois de Dominique Joyeux, le prix affiché correspond à une pièce unique répertoriée dans mon inventaire et dans ma cotation i-CAC : il n’existe ni tirage ni copie de A quatre mains.
Un certificat d’authenticité signé accompagne l’œuvre. Son achat ne transfère aucun droit de reproduction. En cas de litige, la médiation FEVAD et la plateforme européenne de règlement en ligne des litiges restent à votre disposition.
Questions fréquentes sur A quatre mains
A quatre mains est-elle une pièce unique ?
A quatre mains, huile sur bois, 60 x 60 cm, peinte en 2022, est une pièce unique : je ne réalise pas de reproduction de mes toiles.
Quel est le format de A quatre mains ?
A quatre mains est un moyen format, 60 x 60 cm, huile sur bois, comme la plupart des œuvres de Dominique Joyeux réunies dans la collection Joie de vivre.
A quatre mains est-elle livrée avec un certificat ?
Oui, un certificat d’authenticité signé de ma main accompagne l’œuvre à la livraison.
Comment est-elle protégée pendant le transport ?
Elle est emballée avec soin et un numéro de suivi vous est communiqué dès l’expédition, quelle que soit la destination.
Quels sont les délais et les frais de livraison ?
Le prix affiché de 1300 euros TTC inclut la livraison en France métropolitaine et dans l’Union européenne. Le délai précis vous est communiqué à la confirmation de commande. Pour une autre destination, contactez-moi à contact@dominiquejoyeuxart.com.
Puis-je me rétracter après ma commande ?
Vous disposez de 14 jours pour vous rétracter, les frais de retour restant à votre charge.
A quatre mains est-elle montée en caisse américaine ?
Oui, A quatre mains est montée en caisse américaine, prête à accrocher.
Quels moyens de paiement acceptez-vous ?
La carte bancaire, PayPal et le virement, exigibles immédiatement. Je ne propose pas de paiement fractionné.
Puis-je vous poser une question avant d’acheter A quatre mains ?
Oui, écrivez-moi directement à contact@dominiquejoyeuxart.com, je réponds personnellement à chaque message, comme pour toute demande sur une œuvre de Dominique Joyeux.







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