L’Empyrée, cette peinture cosmique, déploie une mosaïque de violets, de turquoise et d’ivoire qui recouvre toute la toile sans laisser un seul repère de haut ou de bas. Peinte à l’acrylique sur toile en 2015, dans un format de 100 x 75 cm, cette pièce appartient à ma collection Poésie, Tendresse et Mystère. J’ai résumé cette œuvre par cette phrase : « Un espace existe réunissant nos préoccupations terrestres et le cosmos. » Le titre renvoie à l’empyrée, la région la plus haute du ciel dans les cosmogonies anciennes, un lieu où le tangible et l’immatériel finissent par se confondre.

L’Empyrée, peinture cosmique : ce que montre la toile
La toile se lit comme un pavage irrégulier de cellules aux contours souples, chacune peinte d’une seule couleur, violette, bleue, turquoise ou crème. Aucune cellule ne se répète exactement : certaines s’étirent en croissants, d’autres se referment en ovales presque parfaits, et leurs bords se touchent sans jamais s’aligner selon une grille régulière. Cette absence de symétrie donne à l’ensemble un mouvement organique, comme une vue au microscope d’un tissu vivant plutôt qu’un motif décoratif calculé.
Le violet domine largement la composition, décliné en plusieurs nuances, du mauve clair au violet profond presque noir par endroits. Il alterne avec des cellules turquoise et bleu qui apportent une respiration plus froide, et avec des zones ivoire ou crème qui laissent l’œil se reposer entre deux masses colorées. Quelques touches orangées, discrètes, ponctuent la toile par surprise, glissées dans les interstices entre certaines cellules violettes, comme des éclats de lumière filtrant à travers la matière.
Il n’y a ni figure ni paysage reconnaissable dans cette toile : c’est une abstraction totale, construite uniquement sur le rapport des formes et des couleurs entre elles. Pourtant, l’effet d’ensemble évoque immédiatement quelque chose de cosmique, une nébuleuse vue de près, ou la texture d’une matière céleste que l’œil humain ne pourrait observer qu’à travers un instrument. Le grain de la peinture, légèrement texturé, renforce cette impression de matière dense et vivante plutôt que de surface plate.
La composition ne propose aucun point focal unique : le regard circule d’une cellule à l’autre sans jamais se fixer longtemps sur un même endroit, ce qui correspond bien à l’idée d’un espace sans limite ni centre, comme le ciel empyréen des cosmogonies anciennes, cette région la plus haute où les préoccupations terrestres, selon la phrase que j’ai associée à l’œuvre, viennent rejoindre le cosmos.
Cette absence de hiérarchie entre les cellules, chacune ayant le même poids visuel qu’une autre, est aussi une manière de peindre l’idée d’un tout où rien ne prime sur rien : ni le haut ni le bas, ni le centre ni le bord, seulement une matière continue qui occupe l’intégralité du format vertical de la toile.
Cette peinture cosmique se distingue enfin par l’absence totale de tout repère d’échelle : rien, dans la mosaïque de cellules, n’indique si l’on regarde une surface minuscule ou un espace immense. Cette indétermination volontaire sert directement le propos de l’œuvre, puisque l’empyrée, par définition, échappe à toute mesure terrestre.

Matière et geste
J’ai peint L’Empyrée à l’acrylique sur toile, un médium qui sèche vite et me permet de superposer les couches sans attendre des jours entre chaque intervention. Chaque cellule de la mosaïque est peinte en aplat, puis cernée d’un trait plus sombre qui accentue son contour et la sépare nettement de ses voisines, à la manière d’un vitrail ou d’une mosaïque de pierre.
La texture de la toile, volontairement irrégulière, laisse deviner le geste du pinceau à l’intérieur même des cellules : ce ne sont pas des aplats parfaitement lisses, mais des surfaces où la matière garde une légère épaisseur, presque granuleuse par endroits. Cette texture confère à la toile une présence physique qui se perçoit différemment selon l’angle de la lumière sur le mur.
Le choix du violet comme couleur dominante n’est pas un hasard : c’est une teinte que j’associe depuis longtemps à l’idée de l’entre-deux, ni tout à fait chaude ni tout à fait froide, une couleur de passage. En l’associant au turquoise et à l’ivoire, je cherche un équilibre entre densité et respiration, pour que la mosaïque ne devienne jamais écrasante malgré la surface qu’elle occupe.
Le geste, ici, est répétitif par nécessité : chaque cellule doit être pensée en relation avec ses voisines immédiates, ce qui demande de travailler par zones plutôt que de couvrir la toile d’un geste continu. C’est un travail patient, plus proche de l’assemblage que de la coulée, qui construit la surface cellule après cellule jusqu’à ce que la toile entière soit recouverte.
Je ne prévois jamais à l’avance le nombre exact de cellules qui composeront la toile : je pose la première zone de violet, puis j’ajuste chaque cellule suivante en fonction de celles déjà peintes, un processus qui avance par petites décisions successives plutôt que selon un plan fixé au départ. Cette méthode explique pourquoi deux cellules voisines ne sont jamais tout à fait de la même taille, même lorsqu’elles partagent la même teinte dominante.
Le choix de l’acrylique pour une surface aussi vaste répond aussi à une contrainte pratique : sur un format de cette taille, l’huile demanderait des semaines de séchage entre certaines couches, ce que l’acrylique permet d’éviter sans sacrifier la densité des couleurs. Le vernis final, appliqué uniformément sur toute la surface, unifie légèrement l’éclat des violets et des turquoises sans aplatir la texture propre à chaque cellule. Cette peinture cosmique, par son ampleur, a demandé plusieurs semaines de travail réparties en sessions consacrées chacune à une zone de la toile, une méthode que j’applique à la plupart de mes grands formats construits en mosaïque.

Format de L’Empyrée
L’Empyrée mesure 100 cm de hauteur pour 75 cm de largeur, un format portrait dont le rapport hauteur sur largeur avoisine 1,33. La surface peinte atteint 7 500 cm², ce qui en fait un grand format : une toile qui demande un mur bien dégagé et qui s’impose par sa présence plutôt que par un sujet immédiatement lisible.
Un carré de surface équivalente, 7 500 cm², mesurerait environ 87 cm de côté, une différence modeste par rapport aux 75 cm de largeur réels de la toile, qui reste ainsi proche du carré tout en gardant l’étirement vertical nécessaire à la lecture continue de la mosaïque.
Le format vertical convient à une composition qui ne cherche ni horizon ni ligne de force dominante : la mosaïque de cellules occupe uniformément toute la surface, du haut jusqu’en bas, sans zone de respiration plus large qu’une autre. Un format plus carré aurait sans doute atténué cette impression d’étirement continu que donne la verticalité choisie ici.
L’Empyrée est vendue sans cadre, la tranche de la toile restant visible. Cette absence de cadre laisse la mosaïque se prolonger jusqu’au bord de la toile sans rupture, cohérente avec une composition qui, précisément, refuse toute limite nette entre ses éléments.

L’Empyrée dans la collection Poésie, Tendresse et Mystère
L’Empyrée appartient à la collection Poésie, Tendresse et Mystère, cinquante-sept toiles qui alternent entre figuration suggérée et abstraction pure. Cette toile se situe résolument du côté de l’abstraction totale, à l’opposé de pièces comme Le Collectionneur, où des silhouettes reconnaissables occupent la toile, ou de Face à l’océan, construite autour d’un geste de mains bien identifiable.
La construction en cellules juxtaposées, sans grille ni symétrie, est une méthode que je retrouve dans plusieurs toiles de cette collection consacrées à des espaces plus mentaux que physiques. Elle diffère nettement de l’entrelacs de rubans que l’on retrouve dans d’autres pièces marines de l’ensemble, et affirme une veine plus contemplative, tournée vers l’idée d’un espace continu plutôt que vers un motif ou un geste précis.
Le format vertical de cette toile, plus étiré qu’un format proche du carré, distingue L’Empyrée d’autres pièces de la collection construites sur le même principe de mosaïque colorée mais présentées dans un format plus large que haut.
Le violet dominant de L’Empyrée est une couleur assez rare dans le reste de ma production, où les tons chauds, orange et jaune, reviennent plus souvent. Cette rareté fait de la toile une pièce un peu à part dans la collection, qui mérite d’être vue en regard des autres œuvres pour apprécier la variété des approches chromatiques que je développe. La page de la collection Poésie, Tendresse et Mystère permet de parcourir l’ensemble des pièces publiées.
L’acrylique sur toile, technique que j’utilise ici, revient dans plusieurs pièces de la collection lorsque je veux couvrir rapidement une grande surface sans attendre un séchage trop long ; ce grand format, à ce titre, rejoint d’autres toiles amples de l’ensemble. Cette peinture cosmique reste, par son grand format et son acrylique sur toile, une pièce ample de la collection consacrée à un espace sans figure. Le choix de l’acrylique sur toile pour ce grand format tient aussi à la rapidité d’exécution que ce médium autorise sur une aussi vaste peinture cosmique.
Dominique Joyeux, l’artiste peintre
Je signe cette toile Dominique Joyeux. Je suis née en 1951 à Poitiers, et avant de me consacrer entièrement à la peinture, j’ai exercé comme psychothérapeute puis comme professeure de Lettres, deux métiers qui m’ont appris à observer longuement avant de représenter. Ces années m’ont conduite loin de la France métropolitaine : j’ai vécu en Guadeloupe, à Wallis, puis en Corse, avant de m’installer à Saint-Aunès, dans l’Hérault, où je peins aujourd’hui.
Mon travail a été montré à Gênes, à Paris, à Barcelone, à Venise, au bord du lac de Côme et à Miami. En 2016, l’Institut Européen des Arts Contemporains m’a remis sa médaille d’argent. Ma cote est suivie par i-CAC, sous la référence 017/308, qui situe L’Empyrée autour de 2860 € selon le format, la technique et l’année.
L’Empyrée appartient à la collection Poésie, Tendresse et Mystère, un ensemble de cinquante-sept toiles où l’abstraction pure, comme ici, côtoie des pièces plus figuratives.
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Questions fréquentes
Quelles sont les dimensions de L’Empyrée ?
L’Empyrée mesure 100 cm de hauteur pour 75 cm de largeur, un grand format en portrait.
Quelle technique et quel support ont été utilisés ?
La toile est peinte à l’acrylique sur toile, en 2015.
Que signifie le titre L’Empyrée ?
L’empyrée désigne, dans les cosmogonies anciennes, la région la plus haute du ciel : un espace où le tangible et l’immatériel se rejoignent.
Le tableau est-il vendu encadré ?
Non, L’Empyrée est vendue sans cadre.
Un certificat d’authenticité est-il fourni ?
Oui, un certificat signé accompagne la toile à la livraison.
Quels sont les délais et les frais de livraison ?
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Puis-je me rétracter après l’achat ?
Oui, sous 14 jours, les frais de retour restant à votre charge.
Comment le prix de cette toile est-il fixé ?
Ma cotation i-CAC situe cette œuvre autour de 2 860 € selon le format et la technique ; le prix affiché sur le site fait foi.
Comment contacter Dominique Joyeux à propos de cette œuvre ?
Par courriel à contact@dominiquejoyeuxart.com.
Pourquoi la toile s’appelle-t-elle L’Empyrée ?
Le titre reprend le nom donné, dans les cosmogonies anciennes, à la région la plus haute du ciel, en écho à la phrase de l’œuvre sur les préoccupations terrestres et le cosmos.
Cette toile fait-elle partie d’une série ?
L’Empyrée appartient à ma collection Poésie, Tendresse et Mystère, sans faire partie d’une sous-série nommée en particulier.
Cette peinture cosmique se différencie-t-elle des autres grands formats de la collection ?
Oui : cette peinture cosmique compte parmi mes grands formats à l’acrylique sur toile entièrement construits en cellules juxtaposées sans figure reconnaissable.
Combien de couleurs différentes composent cette mosaïque ?
La palette reste concentrée sur quatre teintes principales, violet, bleu, turquoise et ivoire, ponctuées de rares touches orangées, pour garder une cohérence chromatique malgré la multitude de cellules.






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