Marina II peinture marine se déploie à la verticale sur un bleu profond, presque électrique. J’ai peint cette huile sur toile en 2017, dans un grand format de 96 x 86 centimètres, vendue sans cadre.
J’écrivais alors : « Où que vogue mon âme, mon corps exulte sur l’océan quand les dauphins viennent jouer autour de nous et que l’on oublie tout. Même s’il faut de temps en temps accoster. » Cette toile porte cet élan-là, une forme qui semble jaillir du bleu plutôt que flotter dessus.
Marina II peinture marine : ce que montre la toile
Le fond de la toile est un bleu outremer dense, appliqué en aplat uniforme sur toute la surface, sans horizon ni ligne de partage. Cette couleur unique donne à la toile une profondeur d’eau plutôt qu’une vue de rivage, un bleu qui enveloppe la forme centrale sans jamais la laisser respirer sur les côtés.
Au centre, une silhouette verticale occupe presque toute la hauteur du tableau. En haut, une pointe orange vif s’élève comme une flamme, doublée d’une bande violet outremer qui lui donne du relief. Juste en dessous, un large ovale vert clair forme une masse ronde et pleine, contrastant avec les pointes plus effilées qui l’entourent. De part et d’autre de cette masse centrale, des formes en lame, orange,violet outremer, vert vif et bleu turquoise, s’élancent comme des ailerons ou des feuilles pointues, certaines vers le haut, d’autres vers la partie droite en bas de la composition. Une pointe vert vif s’appuie sur une forme en X turquoise foncé, tandis qu’une forme en poire, vert vif et violet outremer semble vouloir s’échapper à droite. Dans la partie supérieure une forme évoquant vague ou poisson se décline en vert vif et turquoise comme une ile détachée du fond.
Vers le bas, la silhouette se resserre à nouveau autour d’un petit croissant orange: elle est prolongée par une forme évoquant un safran de gouvernail entouré de vert jusqu’à une longue pointe turquoise à droite qui vient se poser sur ce qui pourrait être perçu comme une coque renversée ; mais cette forme révéle plutôt celle d’un catamarran volant sur les flots. L’ensemble compose une figure dressée, tendue du haut vers le bas, dont chaque pointe semble prolonger le mouvement de la précédente.
Le vert domine cette peinture marine par sa surface, mais c’est l’orange, plus rare, qui fixe le regard à chaque fois qu’il apparaît, en haut comme en bas de la composition. Ce jeu entre une couleur qui couvre et une couleur qui ponctue donne son rythme à l’ensemble de la toile.
Le trait qui sépare les couleurs est net et continu, sans repentir visible ; chaque plage de couleur, orange, vert, turquoise ou aubergine, reste pure et posée en aplat sur le fond bleu. Il n’y a ni visage ni corps reconnaissable dans cette peinture marine : seule reste une silhouette dressée, faite de pointes et de courbes, qui donne au bleu autour d’elle toute sa tension.
Cette absence de figure identifiable laisse la toile ouverte à plusieurs lectures : une danseuse, un oiseau de mer, une plante marine dressée dans le courant. Aucune de ces images ne s’impose plus qu’une autre ; c’est la tension entre les pointes et les masses rondes qui porte la composition, dans ce grand format vertical qui laisse à la forme toute la hauteur pour se déployer comme une voile peut-être.
Les deux formes , violet outremer presque noires, l’une en haut à droite, l’autre plus bas dans le même quart du tableau, jouent un rôle différent des couleurs vives qui les entourent : elles ancrent la composition, empêchent l’orange et le vert de flotter seuls sur le bleu. Sans elles, la silhouette perdrait une partie de son poids visuel, de sa tenue dans l’espace du tableau.
Rien dans cette peinture marine ne cherche à représenter un décor sous-marin précis. On pense à un voilier destructuré emporté par son élan. Le bleu reste un fond, presque un fond de scène, sur lequel la silhouette centrale tient seule, sans coraux ni fond marin dessinés autour d’elle. Cette économie de moyens, un fond et une seule figure, concentre toute l’attention sur les couleurs et les pointes qui composent la silhouette.
La matière et le geste
Cette toile est une huile sur toile, un médium qui permet de poser des couleurs vives, orange et vert, en aplats pleinement saturés sur un fond bleu tout aussi dense. Aucune des couleurs ne laisse deviner la trame du support en dessous : chaque plage est couverte jusqu’à l’opacité complète.
Les pointes qui composent la silhouette centrale demandent une précision de trait particulière, puisque c’est la netteté de leur contour qui donne à l’ensemble sa tension verticale. Un bord flou aurait cassé cet élan ; ici, chaque pointe reste franche du départ jusqu’à son extrémité.
Le support toile, tendu sur son châssis, garde sa planéité malgré le contraste appuyé entre le bleu profond du fond et les couleurs claires de la forme centrale. C’est cette stabilité du support qui permet à l’huile sur toile de conserver, avec le temps, l’intensité de ses aplats sans que les couleurs ne se ternissent ni ne se craquellent.
Le contraste entre les larges zones rondes, comme l’ovale vert du centre, et les pointes fines qui l’entourent, montre deux façons différentes de conduire le geste sur une même toile : l’une par masses posées, l’autre par lignes tirées d’un trait continu jusqu’à leur pointe.
Cette huile sur toile joue aussi sur la brillance de la couleur : le bleu du fond, l’orange et le vert de la forme centrale gardent, même en aplat, un éclat qui doit autant au pigment qu’à la façon dont la lumière se réfléchit sur une surface peinte à l’huile plutôt qu’à l’acrylique, un éclat qui change selon l’angle sous lequel la toile est regardée.
Le format de l’œuvre
Marina II mesure 96 centimètres de hauteur pour 86 centimètres de largeur, un format vertical, plus haut que large, qui correspond au mouvement ascendant de la silhouette centrale. La surface peinte atteint environ 8 256 centimètres carrés, ce qui en fait un grand format qui occupe une présence marquée sur un mur.
Cette proportion verticale accompagne la lecture de la toile de bas en haut, dans le sens où la forme centrale semble s’élancer, de la pointe orange du bas vers celle du sommet. Un format horizontal aurait dispersé cet élan plutôt que de le concentrer sur un seul axe.
Le rapport entre hauteur et largeur, proche du carré sans l’être tout à fait, laisse à la silhouette centrale assez de largeur pour déployer ses pointes latérales sans que la toile ne devienne un simple couloir vertical, ce qui reste rare dans un grand format aussi resserré.
La toile est vendue sans cadre, livrée dans son format d’origine, bords compris. Cela laisse à l’acquéreur la liberté de l’encadrer selon son propre intérieur ou de conserver la toile nue, dans ce grand format qui reste alors pleinement visible.
Avec ses 96 centimètres de hauteur, cette toile approche la taille d’un adulte, ce qui accentue encore la présence verticale de la silhouette centrale une fois cette peinture marine posée contre un mur.
Sa place dans la collection Océans
Marina II appartient à la collection Océans, où je reviens toile après toile à l’eau comme espace vivant et comme source de sensations. Elle porte le numéro II parce qu’elle prolonge un premier travail sur ce même thème de la marina, sans que la toile qui l’a précédée fasse partie de ce lot précis.
Son format vertical et sa palette vive, orange et vert sur fond bleu, la distinguent nettement de Liane océane, une autre huile sur toile de la collection, peinte la même année sur un fond turquoise et des tons plus feutrés. On retrouve en revanche une même énergie de couleurs franches dans Camaïeux, une autre peinture marine du site.
Valse marine, déjà publiée sur le site, partage avec Marina II cette idée d’un mouvement du corps porté par l’eau, même si les deux toiles diffèrent totalement dans leurs couleurs et leurs formes. Chaque toile de la collection Océans garde ainsi sa propre composition, tout en revenant sans cesse à ce même point de départ : l’eau comme lieu où le corps se sent porté plutôt que retenu.
Le chiffre II dans le titre situe aussi cette toile dans une suite personnelle de travaux autour du même mot, marina, sans que cela n’en fasse une série identique : chaque toile de la collection Océans reste une composition à part entière, pensée pour elle-même.
Dominique Joyeux, la peintre
Je suis née en 1951 à Poitiers. Avant de peindre à plein temps, j’ai été psychothérapeute, puis professeure de lettres, deux métiers qui apprennent à observer longtemps avant de conclure. J’ai vécu en Guadeloupe, à Wallis et en Corse, avant de m’installer à Saint-Aunès, dans l’Hérault, où je peins aujourd’hui la collection Océans.
Mon travail a été montré à Gênes, à Paris, à Barcelone, à Venise, au bord du lac de Côme et à Miami. En 2016, j’ai reçu la médaille d’argent de l’Institut Européen des Arts Contemporains.
Ma cotation porte le numéro 017/308 à l’Institut de Cotation des Artistes Contemporains, qui suit mon travail aux côtés de celui d’autres artistes contemporains.
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Marina II est proposée à 2 800 euros TTC, frais de livraison inclus pour la France métropolitaine et l’Union européenne ; pour les autres destinations, le tarif est établi sur demande. Le règlement se fait par carte bancaire, PayPal ou virement, exigible immédiatement, sans paiement fractionné.
La commande peut se passer en ligne ou par contact direct, avec une confirmation par courriel sous 24 heures. Le délai de livraison est communiqué à ce moment-là, jamais annoncé à l’avance. L’œuvre voyage soigneusement emballée, avec un numéro de suivi transmis à l’expédition.
Toute réserve doit être notée sur le bon de livraison, et un dommage éventuel signalé sous 48 heures. Le droit de rétractation s’exerce sous 14 jours, les frais de retour restant à la charge de l’acheteur. Un certificat d’authenticité signé accompagne la toile, sans que l’achat ne transfère de droit de reproduction sur cette huile sur toile.
En cas de désaccord qui ne trouverait pas de solution par contact direct, une médiation reste possible auprès de la FEVAD, ainsi que par la plateforme européenne de règlement en ligne des litiges.
Questions fréquentes
Quelles sont les dimensions de Marina II ?
La toile mesure 96 x 86 centimètres, un grand format vertical peint à l’huile sur toile en 2017.
L’œuvre est-elle vendue avec un cadre ?
Non, cette toile est vendue sans cadre, livrée dans son format d’origine, bords compris.
Le prix inclut-il la livraison ?
Oui, le prix de 2 800 euros TTC comprend les frais de livraison pour la France métropolitaine et l’Union européenne ; pour les autres destinations, le tarif est communiqué sur demande.
Quels moyens de paiement sont acceptés ?
La carte bancaire, PayPal et le virement, avec un règlement exigible immédiatement et sans paiement fractionné.
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La toile est-elle accompagnée d’un certificat d’authenticité ?
Oui, un certificat d’authenticité signé accompagne chaque œuvre, sans que l’achat ne transfère de droit de reproduction.
Comment vous contacter pour une question sur cette toile ?
Par courriel à l’adresse contact@dominiquejoyeuxart.com, avant ou après la commande, y compris pour un désaccord qui ne trouverait pas de solution immédiate.
Quelle est la cotation I-CAC de cette toile ?
Sa cotation I-CAC s’élève à 3 040 euros, à distinguer du prix boutique de 2 800 euros TTC auquel elle est proposée directement.
Cette toile fait-elle partie d’une série ?
Son titre porte le chiffre II, ce qui la situe dans une suite personnelle de travaux autour du thème de la marina, au sein de la collection Océans.







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