Evolution I, tableau abstrait de 82 x 116 cm peint en 2014 : huile sur toile, grand format horizontal, pièce unique. Une soixantaine de formes en galets allongés se pressent sur toute la surface, séparées par un fond rouge vermillon qui apparaît entre elles comme un interstice. La phrase que j’ai écrite pour cette toile annonce le sujet de toute la série : « Des formes étranges se déploient dans un ballet où chacune dépend des autres : prémices d’une nouvelle vie ». C’est la première des quatre Evolution, et la seule construite ainsi.
Evolution I, tableau abstrait : ce que montre la toile
La toile est pleine. Aucune zone n’est laissée en repos : les galets occupent presque toute la surface et le fond rouge ne subsiste qu’en réseau étroit entre eux, comme le mortier entre des pierres.
Les formes sont toutes de la même famille et toutes différentes. Ce sont des ovales étirés, des haricots, des galets aux bords arrondis, longs de dix à trente centimètres, orientés dans toutes les directions. Aucune n’a d’angle. Aucune ne se répète.
La gamme compte quatre couleurs froides. Le turquoise, le plus lumineux, est aussi le plus présent : une vingtaine de galets, dispersés sur toute la toile. Le bleu lavande vient ensuite, plus doux, plus laiteux. Le violet prune et le gris mauve fournissent les valeurs sombres et servent de repos.
Le rouge vermillon du fond est la seule couleur chaude, et il ne couvre peut-être qu’un cinquième de la surface. C’est pourtant lui qui décide de l’atmosphère du tableau. En passant partout entre les formes, il les fait vibrer, et il empêche la composition de tomber dans le camaïeu froid qu’elle serait sans lui.
La disposition n’est pas régulière. Les galets s’organisent en courants : une diagonale qui monte de l’angle inférieur gauche vers le centre, un tourbillon au milieu de la toile où les formes s’orientent en cercle, un alignement plus calme vers la droite. Ces courants ne sont pas dessinés, ils naissent de l’orientation des formes voisines.
La densité varie aussi. Le centre est le plus serré, avec des galets petits et nombreux collés les uns aux autres. Les bords, surtout à gauche et en bas, laissent passer davantage de rouge et respirent. Cette différence donne à la toile un noyau et une périphérie sans qu’aucun contour ne les sépare.
Le cerne noir suit chaque galet sur tout son pourtour. Il est plus fin que dans mes toiles à formes closes, ce qui était nécessaire : sur une soixantaine de contours serrés, un trait épais aurait mangé la couleur.
L’huile, les galets et le fond rouge
Mon fichier d’atelier indique pour cette œuvre « huile » et « toile ». C’est une huile en aplats pleins, sans matière rapportée.
Le fond rouge est monté en premier et couvre toute la toile. Les formes viennent ensuite se poser dessus, une à une, et le rouge qui reste visible entre elles n’est donc pas peint après coup : c’est le fond d’origine, laissé en réserve. Cela se voit à la façon dont il passe sous les bords des galets sans jamais changer de teinte.
Les aplats sont posés en couche mince et régulière. Aucun dégradé ne relie deux formes voisines, et à l’intérieur d’un galet la couleur reste égale d’un bout à l’autre. La variété vient du nombre de formes et de leurs orientations, pas du travail de la matière.
Le choix de quatre couleurs froides sur un fond chaud est la mécanique du tableau. Chacune des quatre est proche de ses voisines en valeur : turquoise, lavande, prune et gris mauve se tiennent dans un même registre. Elles ne se distingueraient guère les unes des autres sans le rouge qui court entre elles et rehausse leurs bords.
C’est aussi ce qui explique que la toile change beaucoup selon la distance. À un mètre, on voit une soixantaine de formes distinctes et leurs quatre couleurs. À quatre mètres, le rouge domine et le tableau se lit comme une masse froide traversée d’un réseau incandescent.
Le cerne noir est posé en dernier, par-dessus les bords. Sur cette composition serrée, il fait davantage que délimiter : il donne à chaque galet une épaisseur apparente et creuse légèrement l’espace entre eux.
Un grand format horizontal de 82 x 116 cm
La toile mesure 82 centimètres de haut sur 116 de large, soit un rapport de 0,71 entre hauteur et largeur et une surface de 0,95 mètre carré. C’est le plus petit des quatre grands formats de la série Evolution, les trois autres mesurant 70 x 100 cm.
La largeur sert le motif. Un tourbillon de formes a besoin de place pour tourner, et les courants qui traversent la toile devaient pouvoir se déployer sans buter sur un bord. Sur un format plus carré, la composition se serait refermée sur son centre.
Les plus grands galets mesurent environ un quart de la largeur du tableau, soit une trentaine de centimètres. Les plus petits font moins d’un dixième. Cette variation d’échelle donne l’impression de profondeur, alors que la peinture est entièrement plate et sans perspective.
Dans mon catalogue, 82 x 116 cm relève du grand format. La toile demande un mur dégagé et se lit à deux échelles, le détail à un mètre, la masse à quatre.
Evolution, une série de quatre toiles
Evolution I ouvre une série de quatre toiles présentes dans la collection Cellules vives et continents rêvés, qui rassemble aujourd’hui 29 tableaux dans ma boutique.
Les quatre portent le même titre et ne se ressemblent pas. Celle-ci est la seule construite en mosaïque pleine, avec des dizaines de formes serrées. Les trois autres, Evolution II, Evolution III et Evolution IV, sont bâties sur trois à cinq groupes de formes closes posés sur un fond blanc, et elles mesurent toutes 70 x 100 cm.
Evolution I est aussi la plus ancienne des quatre : mon fichier d’atelier la date de 2014. C’est donc le point de départ du motif, et sa densité explique peut-être l’épuration des suivantes.
Par sa construction, elle est plus proche des mosaïques de la collection, comme Continents endormis, que des autres Evolution. La différence tient au fond : ici il reste visible entre les formes, là il a entièrement disparu.
Chaque tableau de la collection est un exemplaire unique. Je ne réalise ni série ni reproduction, et les formats varient d’une œuvre à l’autre selon ce que la composition demande.
Evolution I, tableau abstrait n’échappe pas à cette règle. Cette huile sur toile en grand format a été réalisée une seule fois, elle ne sera pas refaite, et aucun tirage n’en est proposé. C’est aussi ce qui explique que le classement par format, grand format ici, serve de repère de prix dans mon catalogue plus sûrement que le sujet ou la date.
Dominique Joyeux, l’artiste
Je suis née en 1951 à Poitiers. J’ai été psychothérapeute, puis professeure de Lettres, avant de me consacrer à la peinture. J’ai vécu et travaillé en Guadeloupe, à Wallis et en Corse, où je me suis formée au dessin, au pastel, à l’acrylique, à l’huile et aux techniques mixtes. Je peins aujourd’hui à Saint-Aunès, dans l’Hérault, près de Montpellier.
Mon travail a été exposé à Gênes, Paris, Barcelone, Venise, sur le lac de Côme et à Miami. J’ai reçu en 2016 la médaille d’argent de l’Institut Européen des Arts Contemporains. Ma cotation est enregistrée auprès de l’i-CAC sous le numéro 017/308 et consultable en ligne.
La cotation retenue pour Evolution I, tableau abstrait est de 3 850 euros à l’i-CAC. Le prix affiché sur cette page est celui de la boutique du site, et il vaut pour cette huile sur toile en grand format.
Acquérir cette œuvre
Acquérir Evolution I, tableau abstrait revient à acheter une œuvre originale en un seul exemplaire. Elle est accompagnée d’un certificat d’authenticité signé, remis avec chaque œuvre vendue sur ce site.
Elle est vendue sans cadre. Mon fichier d’atelier recense les œuvres montées en caisse américaine, et celle-ci n’en fait pas partie : la toile est livrée telle quelle. Une caisse américaine ouverte peut être ajoutée ensuite par un encadreur.
Le prix affiché pour Evolution I, tableau abstrait est indiqué en euros toutes taxes comprises. Les frais de livraison sont inclus pour la France métropolitaine et les pays de l’Union européenne. Pour une livraison vers une autre destination, écrivez-moi avant de commander à contact@dominiquejoyeuxart.com.
La commande se passe en ligne depuis cette page, ou directement par courriel ou par téléphone. Le paiement s’effectue par carte bancaire, par PayPal ou par virement. Une confirmation part par courriel dans les 24 heures suivant la commande, et le délai de livraison est précisé à ce moment-là, car il dépend de la destination.
L’œuvre part emballée pour le transport, avec un numéro de suivi communiqué dès l’expédition. À réception, vérifiez l’état du colis : en cas de dommage, il faut émettre des réserves sur le bon de livraison et me prévenir dans les 48 heures, photographies à l’appui. Vous disposez ensuite de 14 jours pour vous rétracter, les frais de retour restant à votre charge.
Questions fréquentes
L’œuvre est-elle encadrée ?
Non, elle est vendue sans cadre. Seules quelques œuvres de mon catalogue sont montées en caisse américaine, et Evolution I n’en fait pas partie.
S’agit-il d’un original ?
Oui. Evolution I, tableau abstrait est une pièce unique peinte en 2014, en un seul exemplaire, livrée avec son certificat d’authenticité signé. Aucune reproduction n’en est vendue.
Quelle est exactement la technique ?
Huile sur toile. Les formes sont posées en aplats pleins sur un fond rouge monté en premier, puis cernées d’un trait noir.
Quelles sont les dimensions ?
82 cm de haut sur 116 cm de large, format horizontal, sur toile.
Les quatre Evolution forment-elles un ensemble à acheter groupé ?
Non. Chacune est une œuvre indépendante, vendue séparément, et les quatre ne partagent ni le format ni la construction. Seul le titre les relie.
Pourquoi le fond est-il rouge ?
Parce que les quatre couleurs des formes sont froides et proches les unes des autres en valeur. Le rouge qui court entre elles rehausse leurs bords et les rend distinctes ; sans lui, la toile serait un camaïeu.
Combien de formes compte le tableau ?
Une soixantaine de galets, tous différents, longs de dix à trente centimètres et orientés dans toutes les directions.
Est-ce la première toile de la série ?
C’est la plus ancienne des quatre, datée de 2014 dans mon fichier d’atelier, et son chiffre romain le confirme.
Que veut dire grand format dans votre catalogue ?
C’est le classement par dimensions que j’utilise dans mon fichier d’atelier, entre petit, moyen et grand format. Evolution I, tableau abstrait relève du grand format, et c’est ce classement qui sert de base à la cotation.
Les frais de livraison sont-ils compris dans le prix ?
Oui, pour la France métropolitaine et l’Union européenne. Au-delà, contactez-moi pour un devis avant la commande.
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Puis-je changer d’avis après réception ?
Oui, vous avez 14 jours à compter de la réception pour exercer votre droit de rétractation, sans justification. L’œuvre doit revenir dans son emballage d’origine et en parfait état, les frais de retour étant à votre charge.
L’achat donne-t-il des droits sur l’image de l’œuvre ?
Non. L’acquisition d’une œuvre originale transfère la propriété de l’objet, pas les droits d’auteur. La reproduction, la représentation et l’exploitation commerciale de l’image restent soumises à mon autorisation écrite, comme pour toutes les œuvres présentées sur ce site.
Que signifie la cotation i-CAC de 3 850 euros ?
L’i-CAC tient un registre de cotation des artistes contemporains. Ma cotation y est enregistrée sous le numéro 017/308. La valeur de référence retenue pour Evolution I, tableau abstrait est de 3 850 euros. Le prix affiché en boutique pour cette huile sur toile est de 5 800 euros.
Que faire en cas de désaccord après l’achat ?
Écrivez-moi d’abord à contact@dominiquejoyeuxart.com pour que nous cherchions une solution. En l’absence d’accord, le Médiateur du e-commerce de la FEVAD peut être saisi, et la plateforme européenne de règlement en ligne des litiges reste ouverte.







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