Conque, ce tableau abstrait, met en scène une spirale de bleu pétrole, d’orange et de jaune ocre qui s’enroule sur elle-même comme une coquille échouée sur le sable. Peinte à l’huile sur toile en 2023 dans un format de 35 x 50 cm, cette pièce appartient à ma collection Poésie, Tendresse et Mystère. J’ai résumé cette toile par cette phrase : « S’enrouler dans nos rêves pour mieux dérouler nos émotions. » La spirale centrale n’est pas seule : quatre fragments de coquille, plus petits, flottent aux quatre coins du fond blanc, comme si son mouvement avait projeté des éclats tout autour d’elle.

Conque, tableau abstrait : ce que montre la toile
La composition s’organise autour d’une grande forme enroulée, posée légèrement à droite du centre. Elle se lit comme une conque vue de face, avec son ouverture en volute qui se resserre vers un cœur orange vif. Les bandes de couleur suivent la courbe du coquillage sans jamais la trahir : le bleu pétrole revient à intervalles réguliers, séparé par des liserés jaunes et des aplats orangés, et le contour noir, appuyé, cerne chaque virage comme le ferait un vitrail.
Ce qui frappe d’abord, c’est le rythme de l’enroulement. La spirale ne tourne pas d’un mouvement continu : elle se plisse, ralentit, repart, et cette hésitation donne à la forme une allure presque vivante, comme un muscle qui se contracte. Vers le haut de la toile, la spirale se prolonge en une masse plus ample, orange et bleue, qui évoque le corps du mollusque prolongeant sa coquille. Cette partie haute occupe l’essentiel du tiers supérieur et équilibre le poids visuel de l’enroulement serré du bas.
Les quatre fragments disposés aux angles ne sont pas de simples décorations : ils reprennent exactement la même gamme chromatique et la même façon de superposer les courbes, si bien qu’on les lit comme des éclats détachés de la forme centrale, projetés par son mouvement. En haut à gauche, un petit coquillage presque complet répète en miniature la spirale principale. En haut à droite, deux pétales orangés et bleus s’ouvrent en éventail. En bas, à gauche comme à droite, des formes plus effilées, en goutte, ferment la composition sans jamais la figer.
Le fond, laissé blanc, joue un rôle aussi actif que les couleurs. Il n’y a ni ciel ni sol, ni horizon : seulement un espace neutre qui laisse la spirale respirer et qui accentue le contraste avec les teintes chaudes du sujet. Cette économie de moyens, un fond nu et une forme centrale généreuse, est caractéristique de ma manière d’aborder l’abstraction : je préfère concentrer l’attention sur un seul motif plutôt que de multiplier les éléments.
On peut aussi lire la toile comme une méditation sur l’enroulement lui-même, sur cette façon qu’ont certaines formes naturelles, coquillages, vagues, pensées, de revenir sur elles-mêmes avant de se déployer. La phrase que j’ai associée à cette œuvre, sur le fait de s’enrouler dans nos rêves pour mieux dérouler nos émotions, trouve ici sa traduction plastique directe : la spirale se referme d’abord sur son centre orange avant de s’ouvrir largement vers le haut de la toile.
Il faut aussi noter la façon dont cette peinture abstraite construit sa profondeur sans recourir à la perspective classique : les bandes de bleu pétrole qui s’enfoncent sous les orangés donnent une impression de superposition, comme si plusieurs couches de coquille se recouvraient partiellement. C’est un effet que je recherche souvent dans une peinture abstraite, où la couleur seule doit suggérer un volume que le dessin ne décrit pas explicitement. Cette peinture abstraite, comme la plupart de mes toiles à l’huile sur toile, garde ainsi son moyen format lisible autant de près que de loin.

Matière et geste
J’ai peint Conque à l’huile sur toile, une technique qui me laisse le temps de retravailler les bords entre deux teintes avant qu’elles ne sèchent, un temps que l’acrylique ne m’accorde pas de la même façon. Les aplats de couleur sont posés en couches denses et régulières, sans dégradé ni transparence : chaque zone garde sa teinte propre du début à la fin, ce qui renforce la lisibilité de la spirale.
Le contour noir qui sépare les formes n’est pas un simple trait de finition. Je le pose avec un pinceau fin, une fois les couleurs sèches, en suivant la logique de la construction plutôt qu’en cernant chaque forme après coup. C’est ce tracé qui donne à la toile son allure de vitrail ou de mosaïque, et qui permet à l’œil de circuler d’un fragment à l’autre sans se perdre dans la profusion des courbes.
La gamme chromatique, bleu pétrole, orange et jaune ocre, revient d’une variation à l’autre dans cette série de formes enroulées que j’explore depuis plusieurs années. Je limite volontairement le nombre de teintes pour que la composition garde une unité forte, quitte à jouer sur les nuances à l’intérieur d’une même couleur, un orange plus rouge ici, plus doré là, pour éviter la monotonie d’un aplat uniforme.
Le geste, ici, est moins celui de la touche visible que celui du dessin préparatoire. La toile est construite comme une gravure : les lignes de force sont pensées avant d’être peintes, et la couleur vient ensuite remplir des zones déjà définies. Cette méthode me permet de garder le contrôle sur un motif complexe, avec ses multiples volutes imbriquées, sans perdre la cohérence d’ensemble.
Je reviens souvent, dans mes toiles de moyen format, à ce principe d’un fond neutre et d’une forme centrale qui concentre toute l’attention. Sur Conque, ce parti pris se vérifie jusque dans le choix du support : une toile classique, sans apprêt particulier, qui laisse la couleur porter seule la composition.
Le vernis final, appliqué une fois la peinture sèche, unifie légèrement l’éclat des teintes sans effacer le grain propre à chaque couleur, l’orange restant plus mat que le bleu pétrole par endroits. Cette peinture abstraite se perçoit ainsi différemment de près et à distance, un moyen format qui garde ses détails jusque dans le rendu du vernis.

Format de Conque
Conque mesure 35 cm de hauteur pour 50 cm de largeur, soit un format en paysage dont le rapport largeur sur hauteur avoisine 1,43. La surface peinte atteint 1 750 cm², ce qui correspond, dans l’organisation du site, à un moyen format : une toile qui trouve sa place aussi bien au-dessus d’un meuble bas que dans un couloir large, sans exiger le mur dégagé qu’appellerait une grande pièce.
Ce format horizontal convient bien à la respiration de la composition : la spirale centrale occupe environ les deux tiers de la surface, et les quatre fragments d’angle se répartissent dans le tiers restant, aux quatre coins. Ce n’est pas un hasard si j’ai choisi un rectangle plutôt qu’un carré pour ce motif : la largeur supplémentaire donne à l’enroulement la place de se prolonger vers le haut sans que les fragments d’angle ne se touchent.
Conque n’est pas encadrée : elle se présente sans cadre, la tranche de la toile visible, dans l’esprit dépouillé qui convient à une composition déjà dense en couleur. Cette absence de cadre laisse le fond blanc de la toile se prolonger visuellement sur le mur, une continuité qui accentue encore le sentiment d’un motif flottant dans l’espace.

Conque dans la collection Poésie, Tendresse et Mystère
Conque appartient à la collection Poésie, Tendresse et Mystère, un ensemble de cinquante-sept toiles où j’explore des états intérieurs à travers des formes abstraites ou des figures suggérées. Certaines toiles de cette collection restent proches du motif organique, comme Libres, où des silhouettes d’oiseaux se détachent sur un camaïeu turquoise ; d’autres s’éloignent davantage de toute figuration reconnaissable, comme L’Empyrée, tout en cellules de couleur juxtaposées.
Dans cet ensemble, Conque occupe une position particulière : c’est l’une des toiles où le motif naturel, ici un coquillage, reste le plus reconnaissable, alors que la collection penche souvent vers une abstraction plus totale. Cette tension entre la forme identifiable et son traitement en aplats géométriques est une des questions que je pose à travers plusieurs pièces de cette série.
La gamme chromatique de Conque, bleu pétrole et orange, dialogue par ailleurs avec d’autres toiles de la collection qui reprennent des tons chauds proches, sans jamais les répéter à l’identique : chaque toile garde sa propre balance de couleurs, ajustée au motif qu’elle développe. Pour voir l’ensemble des œuvres de cette collection et la diversité des approches qu’elle rassemble, la page de la collection Poésie, Tendresse et Mystère reste le meilleur point de départ.
Sur le plan technique, Conque reste représentative de mon usage régulier de l’huile sur toile dans cette collection, une technique que je choisis chaque fois que je veux pouvoir retravailler longuement les transitions entre les couleurs. Ce moyen format, comme beaucoup d’autres pièces de la collection, trouve sa place dans un intérieur sans exiger un mur démesuré.
Dominique Joyeux, l’artiste peintre
Je signe cette toile Dominique Joyeux. Je suis née en 1951 à Poitiers, et avant de me consacrer entièrement à la peinture, j’ai exercé comme psychothérapeute puis comme professeure de Lettres, deux métiers qui m’ont appris à observer longuement avant de représenter. Ces années m’ont conduite loin de la France métropolitaine : j’ai vécu en Guadeloupe, à Wallis, puis en Corse, avant de m’installer à Saint-Aunès, dans l’Hérault, où je peins aujourd’hui.
Mon travail a été montré à Gênes, à Paris, à Barcelone, à Venise, au bord du lac de Côme et à Miami. En 2016, l’Institut Européen des Arts Contemporains m’a remis sa médaille d’argent. Ma cote est suivie par i-CAC, sous la référence 017/308, qui situe Conque autour de 1030 € selon le format, la technique et l’année.
Conque s’inscrit dans la collection Poésie, Tendresse et Mystère, un ensemble de cinquante-sept toiles où je poursuis, d’une pièce à l’autre, ce dialogue entre formes reconnaissables et abstraction colorée.
Acquérir Conque
Le prix affiché, 1 000 € TTC, comprend la livraison en France métropolitaine et dans l’Union européenne ; pour toute autre destination, je réponds au cas par cas sur simple demande. Le règlement se fait par carte bancaire, PayPal ou virement, exigible immédiatement : je ne propose pas de paiement fractionné.
Une commande passée en ligne ou par contact direct reçoit une confirmation par courriel sous 24 heures. Le délai de livraison ne s’annonce jamais à l’avance : je vous le communique à cette confirmation, une fois le tableau prêt à quitter l’atelier. Il voyage soigneusement emballé et un numéro de suivi vous parvient dès l’expédition.
Vérifiez l’état du colis à la réception et notez toute réserve sur le bon de livraison ; en cas de dommage, prévenez-moi sous 48 heures. Vous disposez aussi d’un droit de rétractation de 14 jours, les frais de retour restant à votre charge. Un certificat d’authenticité signé accompagne chaque toile vendue, mais l’achat ne transfère aucun droit de reproduction.
Pour toute question avant ou après l’achat, écrivez-moi à contact@dominiquejoyeuxart.com. En cas de litige non résolu à l’amiable, la médiation de la FEVAD et la plateforme européenne de règlement en ligne des litiges restent à votre disposition.
Questions fréquentes
Quelles sont les dimensions de Conque ?
Conque mesure 35 cm de hauteur pour 50 cm de largeur, un moyen format en paysage.
Quelle technique et quel support ont été utilisés ?
La toile est peinte à l’huile sur toile, en 2023.
Le tableau est-il vendu encadré ?
Non, Conque est vendue sans cadre, la tranche de la toile restant visible.
Un certificat d’authenticité est-il fourni ?
Oui, un certificat d’authenticité signé accompagne la toile lors de la livraison.
Quels sont les délais et les frais de livraison ?
La livraison est incluse dans le prix pour la France métropolitaine et l’Union européenne. Le délai précis vous est communiqué à la confirmation de votre commande, jamais avant.
Puis-je me rétracter après l’achat ?
Oui, vous disposez de 14 jours pour vous rétracter ; les frais de retour restent à votre charge.
Comment le prix de Conque est-il fixé ?
Le prix suit ma cotation i-CAC, qui situe cette toile autour de 1 030 € selon le format et la technique ; le prix affiché sur le site fait foi.
Comment contacter Dominique Joyeux à propos de cette œuvre ?
Par courriel à contact@dominiquejoyeuxart.com, ou directement depuis la fiche produit pour toute question sur Conque.
Le format de Conque convient-il à un petit espace ?
Oui, ce moyen format de 35 x 50 cm s’accroche aussi bien dans une entrée que dans un couloir large.
Cette toile fait-elle partie d’une série ?
Conque appartient à ma collection Poésie, Tendresse et Mystère, sans faire partie d’une sous-série nommée en particulier.







Avis
Il n’y a pas encore d’avis.