Innocence, tableau abstrait à l’huile sur toile de 80 x 100 cm peint en 2017, déploie sur un fond clair deux grandes silhouettes végétales en bleu profond et turquoise, l’une hérissée de pointes, l’autre plus enroulée sur elle-même. J’ai résumé cette œuvre par cette phrase : « Sincérité de la poésie, éthique de la beauté. »
Innocence, tableau abstrait : ce que montre la toile
Deux formes occupent la toile de part et d’autre d’un espace clair central. À gauche, une silhouette proche d’une gerbe de feuilles ou de flammes dresse plusieurs pointes acérées vers le haut, en turquoise et en bleu marine, avec une base plus arrondie qui semble ancrer l’ensemble. À droite, une seconde forme, plus enroulée sur elle-même, multiplie les pointes fines qui rayonnent depuis un noyau plus compact, dans les mêmes teintes de bleu et de vert d’eau. La signature de Dominique Joyeux apparaît discrètement en bas à droite.
Ce que montre la toile, c’est un dialogue entre deux façons d’être vivant : la forme de gauche pousse vers le haut avec une énergie verticale et concentrée, tandis que celle de droite s’ouvre en éventail, plus horizontale et plus dispersée. Aucune des deux ne ressemble à une plante précise, mais toutes deux évoquent la croissance à l’état pur, avant que la forme ne se fige en une identité reconnaissable.
Le fond, laissé presque entièrement clair, joue un rôle actif dans la composition. Il sépare les deux silhouettes sans les isoler complètement : leurs pointes les plus longues tendent l’une vers l’autre sans jamais se toucher, ce qui crée une tension silencieuse entre les deux moitiés du tableau. Cette retenue, ce refus du contact, participe à l’idée d’innocence que porte le titre : quelque chose qui n’a pas encore été touché, qui reste dans son propre mouvement.
La palette est réduite à deux familles de bleu, l’une plus sombre et profonde, l’autre plus claire et proche du vert d’eau. Cette économie de couleur renforce la lisibilité des deux silhouettes et évite toute lecture décorative : le regard se concentre sur la ligne, sur le mouvement des pointes, plutôt que sur une accumulation de teintes.
Les deux formes, bien que distinctes, partagent le même vocabulaire de courbes et de pointes acérées. Elles semblent appartenir à une même famille, comme deux individus d’une même espèce qui grandiraient chacun à sa manière. C’est cette parenté, plus que leur différence, qui structure ce tableau abstrait et qui lui donne sa cohérence visuelle.
Un détail retient l’attention une fois qu’on l’a repéré : la pointe la plus longue de la silhouette de gauche et celle qui lui répond à droite sont exactement à la même hauteur sur la toile, comme deux mains qui se tendraient sans jamais se joindre. Je n’avais pas mesuré cet alignement au moment de peindre, il s’est imposé par l’œil au fil du travail, et je l’ai laissé parce qu’il renforçait l’idée d’un dialogue silencieux entre les deux formes de ce tableau abstrait.

La matière et le geste
Innocence est peinte à l’huile sur toile, dans des aplats larges et continus qui donnent aux deux silhouettes leur netteté. Le contour de chaque pointe a été travaillé au pinceau fin, en plusieurs passages, pour obtenir des lignes fluides malgré leur caractère anguleux par endroits. Les zones les plus sombres, en bleu marine profond, sont posées en couche dense, tandis que les zones turquoise laissent parfois transparaître une légère variation de ton, signe d’un geste plus rapide.
Je n’ai pas cherché à uniformiser la matière : certaines pointes sont peintes d’un geste continu, d’un seul mouvement du poignet, tandis que d’autres ont été reprises pour ajuster leur longueur ou leur inclinaison. Cette différence de rythme dans l’exécution se retrouve dans la lecture de la toile, où certaines lignes semblent jaillir d’un geste unique et d’autres construites plus lentement.
Le fond clair a demandé une attention particulière pour rester net autour des deux silhouettes, sans reprise visible ni salissure de couleur. Cette propreté du fond contraste avec la densité de matière des formes bleues, et c’est ce contraste qui donne à la toile sa clarté d’ensemble malgré la complexité des découpes.
Le fond clair, laissé presque intact, a demandé en réalité plus de vigilance que les silhouettes elles-mêmes : la moindre trace de bleu débordant sur cette zone aurait rompu la netteté recherchée, un risque que je surveille particulièrement lorsque je peins les pointes les plus fines des deux formes.
Ce vocabulaire de formes végétales stylisées, entre flamme et feuille, revient dans plusieurs de mes toiles des années 2016 et 2017. Il vient d’une période où je cherchais à peindre la croissance elle-même, plutôt que son résultat, en gardant toujours une part d’incertitude sur ce que la forme représente exactement.
Cette huile sur toile a été peinte en 2017, à une période où je travaillais surtout en atelier fermé, loin de toute lumière naturelle changeante, ce qui explique la stabilité du bleu d’un bout à l’autre de la toile. Je n’ai retouché aucune des deux silhouettes après leur achèvement : chacune a été peinte d’un seul mouvement continu, sans repentir visible, ce qui reste assez rare dans mon travail sur ce format.
Je reviens souvent, en atelier, sur cette économie de deux couleurs seulement. Elle demande une discipline que je ne m’impose pas toujours : la tentation d’ajouter une troisième teinte est réelle, mais je l’ai résistée ici parce que ce tableau abstrait avait besoin de cette sobriété pour rester lisible malgré la complexité de ses contours.
Le vernis final, posé plusieurs semaines après la fin de la peinture, a légèrement adouci le contraste entre les deux bleus. Je le laisse toujours sécher longtemps avant de vernir, pour ne pas emprisonner de solvant sous la couche protectrice de cette huile sur toile.

Format et place dans la collection
Ce grand format mesure 80 cm de haut sur 100 cm de large, en paysage, ce qui laisse aux deux silhouettes l’espace nécessaire pour se déployer sans se toucher. Le rapport entre largeur et hauteur, proche de 1,25, favorise une lecture de gauche à droite, dans le sens du dialogue entre les deux formes.
Ce format demande un mur d’au moins un mètre vingt de large et un recul de deux à trois mètres pour percevoir l’ensemble de la composition d’un seul regard. Il convient aussi bien à un séjour qu’à un bureau, où sa palette de bleus s’accorde avec de nombreux environnements sans imposer une couleur dominante trop marquée.
Une surface d’environ 8 000 cm², divisée à peu près en deux moitiés égales par l’espace clair central, laisse à chaque silhouette environ 4 000 cm² pour se déployer, une répartition qui explique pourquoi aucune des deux formes ne prend le pas sur l’autre malgré leurs différences de dessin.
Innocence appartient à ma collection Poésie, Tendresse et Mystère, qui réunit cinquante-sept toiles autour des états intérieurs. Dans cet ensemble, elle représente l’un des grands formats les plus anciens, peint en 2017, ce qui en fait une pièce de référence pour comprendre l’évolution de mon vocabulaire de formes organiques.
Sa place dans la collection Poésie, Tendresse et Mystère
Innocence se range parmi les toiles de cette collection qui parlent d’un état antérieur à l’expérience, avant que la forme ne soit façonnée par le contact avec le monde. Elle voisine avec Eclosion imminente, qui aborde elle aussi un moment de commencement, et avec Coeur battant, où le même vocabulaire de formes cernées se retrouve dans une palette plus chaude.
La gamme de bleus et de turquoise que j’utilise ici revient sur plusieurs toiles de la collection, mais rarement avec une composition aussi épurée, réduite à deux formes face à face sur un fond presque vide. Cette sobriété distingue Innocence des toiles plus denses de la même série.
Ce format en paysage, plus large que haut, distingue aussi Innocence de plusieurs toiles verticales de la collection consacrées à un thème proche de la croissance ou du commencement, comme si l’horizontalité choisie ici favorisait le dialogue entre les deux formes plutôt qu’un élan vers le haut.
Peinte en 2017, cette toile appartient aux œuvres les plus anciennes de mon travail sur les états intérieurs. Elle a posé, avant beaucoup d’autres, ce vocabulaire de silhouettes végétales stylisées que j’ai continué à explorer par la suite dans des compositions plus complexes. Sur le site de Dominique Joyeux, ce tableau abstrait figure parmi les pièces les plus souvent citées pour comprendre les débuts de cette collection.
Quand on me demande par quelle toile commencer pour découvrir mon travail sur les états intérieurs, je cite souvent celle-ci en premier. Sa composition épurée, réduite à deux formes et une palette de deux bleus, la rend plus facile à lire qu’une toile plus dense, sans rien perdre de la profondeur du propos. Ce tableau abstrait fonctionne presque comme une porte d’entrée vers le reste de la collection.
Dominique Joyeux, l’artiste
Je suis née en 1951 à Poitiers. J’ai d’abord été psychothérapeute, puis professeure de Lettres, avant de me consacrer entièrement à la peinture. J’ai vécu et travaillé en Guadeloupe, à Wallis et en Corse, avant de m’installer à Saint-Aunès, dans l’Hérault, où je peins aujourd’hui.
Mon travail a été montré à Gênes, Paris, Barcelone, Venise, sur le lac de Côme et à Miami. J’ai reçu en 2016 la médaille d’argent de l’Institut Européen des Arts Contemporains. Ma cotation est enregistrée auprès de l’i-CAC sous le numéro 017/308, consultable sur la page qui m’est consacrée.
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Innocence est une pièce unique, signée, livrée avec un certificat d’authenticité. Le prix affiché est en euros TTC, livraison incluse pour la France métropolitaine et l’Union européenne ; les autres destinations se traitent sur demande. Le paiement s’effectue par carte bancaire, PayPal ou virement, exigible immédiatement : aucun paiement fractionné n’est proposé.
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Je vends innocence directement depuis mon atelier, sans intermédiaire de galerie, ce qui explique que le prix affiché reste le même quel que soit le canal par lequel vous me contactez. Cette vente directe me permet aussi de répondre personnellement à vos questions avant comme après l’achat, par courriel ou lors d’un rendez-vous à l’atelier.
Questions fréquentes
S’agit-il d’un original ou d’une reproduction ?
D’un original. Innocence est une huile sur toile peinte en 2017, en un seul exemplaire signé. Dominique Joyeux ne produit aucune reproduction de ses toiles.
Comment l’œuvre est-elle expédiée ?
En emballage rigide sur mesure, avec protection des angles et film neutre sur la surface peinte, par transporteur assuré et suivi. Le certificat d’authenticité voyage séparément du colis.
Peut-on voir la toile avant d’acheter ?
Oui, sur rendez-vous à l’atelier de Saint-Aunès, près de Montpellier. Je peux aussi vous envoyer des photographies de détail ou répondre par courriel à contact@dominiquejoyeuxart.com.
Le prix est-il négociable ?
Le prix correspond à ma cotation en vente directe, sans commission d’intermédiaire. Pour l’acquisition de plusieurs toiles, nous pouvons en discuter par message.
Ce tableau abstrait est-il vendu encadré ?
Non, il est vendu sans cadre, monté sur châssis et prêt à accrocher. Une caisse américaine claire s’accorderait bien avec la palette de bleus si vous souhaitez l’encadrer.
Pourquoi le fond est-il presque vide ?
Pour laisser aux deux silhouettes l’espace de se répondre sans se toucher. Un fond chargé aurait cassé la tension silencieuse que je voulais garder entre les deux formes.
Quels moyens de paiement acceptez-vous ?
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Livrez-vous en dehors de la France et de l’Union européenne ?
Oui, sur demande : les autres destinations sont étudiées au cas par cas au moment de la commande.
Un certificat d’authenticité est-il fourni avec ce tableau abstrait ?
Oui, un certificat signé accompagne systématiquement chaque œuvre vendue, quel que soit le format.
Que faire si ce grand format est endommagé à la livraison ?
Notez toute réserve sur le bon de livraison et signalez le dommage sous 48 heures ; ce tableau abstrait voyage dans un emballage renforcé pour limiter ce risque.
Puis-je changer d’avis après l’achat de cette huile sur toile ?
Oui, vous disposez d’un délai de rétractation de 14 jours à compter de la réception, les frais de retour restant à votre charge.
Les deux silhouettes se touchent-elles à un endroit de la toile ?
Non, leurs pointes les plus longues tendent l’une vers l’autre sans jamais entrer en contact, ce qui maintient la tension silencieuse propre à cette composition.







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