Coeur battant, tableau abstrait à l’huile sur toile de 116 x 80 cm peint en 2024, occupe toute sa surface d’un maillage de formes crème cernées de noir, ponctué d’éclats rouge sombre qui reviennent comme des pulsations. J’ai résumé cette œuvre par cette phrase : « Pulsation du monde et ce corps qui émerge. »
Coeur battant, tableau abstrait : ce que montre la toile
La toile est entièrement occupée par un réseau de plaques irrégulières, comme des galets ou des éclats de porcelaine assemblés bord à bord. Chaque plaque est cernée d’un trait noir épais qui la sépare nettement de ses voisines, à la manière d’un vitrail dont on aurait retiré la couleur pour ne garder que l’ivoire et le sang. Le fond crème domine largement la composition, et c’est le rouge sombre, distribué par touches disséminées, qui donne son rythme à l’ensemble.
Ce rouge n’est jamais réuni en une seule masse. Il apparaît par fragments, ici un triangle pointu en haut à gauche, là un losange qui descend en diagonale vers le centre, plus loin une pointe isolée près du bord. Cette dispersion imite le battement lui-même : une pulsation ne reste jamais fixe, elle revient, elle se déplace, elle s’éteint puis reprend ailleurs. En reculant devant la toile, l’œil suit ces éclats rouges comme on suit un pouls à la surface d’une peau.
Au centre du tableau, une forme presque circulaire, plus régulière que les plaques qui l’entourent, capte le regard. Je ne l’ai pas peinte pour représenter un cœur au sens anatomique, mais elle en occupe la place organisatrice : tout le maillage semble irradier depuis ce point rond, comme les plaques d’une coquille se répartissent autour de son centre de croissance. C’est ce que montre la toile la première fois qu’on la regarde en entier, avant que l’œil ne se perde dans le détail des cernes.
La matière crème n’est jamais uniforme. Chaque plaque garde la trace du couteau ou du pinceau qui l’a travaillée, en vagues courtes, en stries obliques, en petits reliefs qui accrochent la lumière rasante différemment d’une plaque à l’autre. Ce grain irrégulier empêche le fond de se lire comme une simple surface neutre : il vit presque autant que le rouge qui le traverse.
Ce tableau abstrait ne raconte pas une histoire précise. Il propose une sensation, celle d’un battement qui traverse une matière autrement immobile. Le titre est venu après coup, en regardant la toile terminée : ce corps qui émerge, dont parle ma phrase courte, c’est cette pulsation qui perce le calme du fond crème par intermittence, sans jamais l’envahir complètement.
En observant la toile de plus près, on remarque que les plaques crème ne sont jamais tout à fait planes : chacune garde une légère ondulation, comme si la matière elle-même respirait sous la couche de peinture. Cette respiration du fond répond au rythme du rouge qui le traverse, et c’est cette double pulsation, celle de la couleur et celle de la matière, qui donne à ce tableau abstrait sa densité. Le regard met du temps à épuiser toutes les plaques : il en reste toujours une qu’on n’avait pas remarquée, coincée entre deux autres, comme un battement discret qu’on aurait manqué la première fois.

La matière et le geste
J’ai peint Coeur battant à l’huile, un médium dont le temps de séchage long m’a permis de reprendre certaines plaques à plusieurs jours d’intervalle, jusqu’à trouver la bonne épaisseur de matière. Le cerne noir n’est pas un simple trait de pinceau posé en dernier : il structure la composition depuis le début, comme un dessin préparatoire qui reste visible dans l’œuvre finie.
Le grain de chaque plaque crème est obtenu au couteau, par petites touches courtes qui laissent une texture proche de celle d’un enduit gratté. Cette technique demande de travailler plaque par plaque, en respectant les limites du cerne, ce qui ralentit beaucoup le geste par rapport à une peinture en aplats continus. Le rouge, plus dense et plus lisse, contraste volontairement avec ce grain : il se pose en une seule couche généreuse, sans reprise, pour rester net au milieu du maillage.
Ce vocabulaire de plaques cernées de noir traverse une partie de mon travail depuis plusieurs années. Il vient de mon intérêt ancien pour le vitrail et pour les mosaïques, où chaque fragment garde son identité propre tout en participant à un ensemble plus vaste. Sur une toile de cette taille, l’exercice demande de la patience : il faut composer plusieurs dizaines de plaques sans jamais perdre l’équilibre entre le crème et le rouge.
Je n’ai pas cherché à équilibrer le rouge de façon symétrique. Les éclats sont plus nombreux dans la moitié supérieure de la toile, ce qui crée une légère tension vers le haut, presque un mouvement ascendant. C’est un choix instinctif, pris au fil du travail plutôt que planifié à l’avance, et je l’ai gardé parce qu’il empêchait la composition de devenir trop sage.
Cette huile sur toile demande, pour être peinte, une organisation rigoureuse : je numérote parfois mentalement les plaques avant de commencer, pour ne pas perdre le fil de la répartition du rouge. Sur Coeur battant, j’ai laissé une marge d’improvisation dans les dix dernières plaques peintes, en bas de la toile, ce qui explique pourquoi le maillage y semble légèrement plus resserré que dans la partie haute. Ce tableau abstrait garde ainsi la trace d’un geste qui s’est autorisé, en fin de parcours, à s’écarter du plan initial.

Format et place dans la collection
Ce grand format vertical mesure 116 cm de haut sur 80 cm de large et accompagne bien une lecture de bas en haut ou de haut en bas. Le rapport entre hauteur et largeur, proche de 1,45, donne à l’œuvre une présence verticale affirmée sans devenir étroite : le maillage a la place de se déployer largement dans les deux dimensions.
Un tel format demande un pan de mur dégagé d’au moins un mètre trente de haut et convient aussi bien à un couloir qu’à un séjour à plafond haut. La densité du maillage fait que l’œuvre se lit différemment selon la distance : de près, ce sont les textures du couteau qui dominent ; à trois ou quatre mètres, c’est la répartition du rouge dans le crème qui organise le regard.
Coeur battant appartient à ma collection Poésie, Tendresse et Mystère, qui rassemble cinquante-sept toiles autour des états intérieurs, du sommeil aux émotions les plus vives. Dans cet ensemble, elle se range du côté des pièces les plus construites, où la structure du maillage prime sur le geste libre visible dans d’autres toiles de la même série.
Sa place dans la collection Poésie, Tendresse et Mystère
Cette collection explore des états très variés, de l’innocence à l’attente, du sommeil à l’élan amoureux, et Coeur battant y représente le pôle le plus organique : celui du corps et de son rythme intérieur. Elle voisine avec Innocence, où la même famille de formes cernées de noir se décline dans des teintes turquoise plus froides, et avec Tout est lié, qui aborde à sa manière la question du lien entre les parties d’un tout.
Le rouge et le crème reviennent peu ailleurs dans cette collection avec une telle intensité : la plupart des autres toiles jouent sur des gammes plus froides, bleues ou turquoise. Coeur battant apporte une note plus charnelle, plus proche du corps que du rêve, ce qui en fait une pièce assez singulière dans l’ensemble des cinquante-sept œuvres.
Je n’ai pas cherché à faire de cette toile une pièce isolée : elle dialogue avec les autres par son vocabulaire de plaques cernées, mais elle s’en distingue par son sujet, plus direct, plus physique. C’est une des œuvres où le titre et l’image se rejoignent le plus étroitement, sans besoin d’interprétation supplémentaire. Sur le site de Dominique Joyeux, ce grand format reste l’un des plus demandés parmi les toiles récentes de la collection.
Je reçois souvent des questions sur la façon dont ce tableau abstrait s’accorderait avec d’autres pièces déjà accrochées chez un collectionneur. Ma réponse reste toujours la même : le maillage crème et rouge de Coeur battant supporte bien le voisinage d’une œuvre plus colorée, à condition de laisser un espace de mur neutre entre les deux, pour que chaque toile garde sa respiration propre. Cette huile sur toile n’a pas besoin d’être isolée, mais elle demande un minimum de silence visuel autour d’elle.
Dominique Joyeux, l’artiste
Je suis née en 1951 à Poitiers. J’ai d’abord été psychothérapeute, puis professeure de Lettres, avant de me consacrer entièrement à la peinture. J’ai vécu et travaillé en Guadeloupe, à Wallis et en Corse, avant de m’installer à Saint-Aunès, dans l’Hérault, où je peins aujourd’hui.
Mon travail a été montré à Gênes, Paris, Barcelone, Venise, sur le lac de Côme et à Miami. J’ai reçu en 2016 la médaille d’argent de l’Institut Européen des Arts Contemporains. Ma cotation est enregistrée auprès de l’i-CAC sous le numéro 017/308, consultable sur la page qui m’est consacrée.
Acquérir cette œuvre
Coeur Battant est une pièce unique, signée, livrée avec un certificat d’authenticité. Le prix affiché est en euros TTC, livraison incluse pour la France métropolitaine et l’Union européenne ; les autres destinations se traitent sur demande. Le paiement s’effectue par carte bancaire, PayPal ou virement, exigible immédiatement : aucun paiement fractionné n’est proposé.
Vous pouvez commander en ligne ou me contacter directement à contact@dominiquejoyeuxart.com ; la commande est confirmée par courriel sous 24 heures. Le délai de livraison vous est communiqué à ce moment-là, jamais annoncé à l’avance, et un numéro de suivi vous est transmis dès l’expédition, l’œuvre étant soigneusement emballée.
Vérifiez l’état du colis à réception et notez toute réserve sur le bon de livraison : un dommage éventuel doit être signalé sous 48 heures. Vous disposez par ailleurs d’un délai de rétractation de 14 jours, les frais de retour restant à votre charge. L’achat de coeur battant ne transfère aucun droit de reproduction. En cas de litige, la médiation FEVAD et la plateforme européenne de règlement en ligne des litiges restent à votre disposition.
Je vends coeur battant directement depuis mon atelier, sans intermédiaire de galerie, ce qui explique que le prix affiché reste le même quel que soit le canal par lequel vous me contactez. Cette vente directe me permet aussi de répondre personnellement à vos questions avant comme après l’achat, par courriel ou lors d’un rendez-vous à l’atelier.
Questions fréquentes
S’agit-il d’un original ou d’une reproduction ?
D’un original. Coeur battant est une huile sur toile peinte en 2024, en un seul exemplaire signé. Dominique Joyeux ne produit aucune reproduction de ses toiles.
Comment l’œuvre est-elle expédiée ?
En emballage rigide sur mesure, avec protection des angles et film neutre sur la surface peinte, par transporteur assuré et suivi. Le certificat d’authenticité voyage séparément du colis.
Peut-on voir la toile avant d’acheter ?
Oui, sur rendez-vous à l’atelier de Saint-Aunès, près de Montpellier. Je peux aussi vous envoyer des photographies de détail ou répondre par courriel à contact@dominiquejoyeuxart.com.
Le prix est-il négociable ?
Le prix correspond à ma cotation en vente directe, sans commission d’intermédiaire. Pour l’acquisition de plusieurs toiles, nous pouvons en discuter par message.
Ce tableau abstrait est-il vendu encadré ?
Non, il est vendu sans cadre, monté sur châssis et prêt à accrocher. Son format vertical accepte bien une caisse américaine si vous souhaitez l’encadrer par la suite.
Le rouge de cette toile est-il un pigment particulier ?
C’est un rouge sombre à l’huile, posé en couche dense pour rester net au milieu du maillage crème. Je n’utilise pas de pigment rare, mais je choisis la teinte précisément pour son contraste avec le fond.
Quels moyens de paiement acceptez-vous ?
La carte bancaire, PayPal ou le virement, exigibles immédiatement à la commande. Aucun paiement fractionné n’est proposé.
Livrez-vous en dehors de la France et de l’Union européenne ?
Oui, sur demande : les autres destinations sont étudiées au cas par cas au moment de la commande.
Un certificat d’authenticité est-il fourni avec cette huile sur toile ?
Oui, un certificat signé accompagne systématiquement chaque œuvre vendue, quel que soit le format.
Que faire si l’œuvre est endommagée à la livraison ?
Notez toute réserve sur le bon de livraison et signalez le dommage sous 48 heures ; ce grand format voyage dans un emballage renforcé pour limiter ce risque.
Puis-je changer d’avis après l’achat de ce tableau abstrait ?
Oui, vous disposez d’un délai de rétractation de 14 jours à compter de la réception, les frais de retour restant à votre charge.







Avis
Il n’y a pas encore d’avis.