LA COURSE DU TEMPS

2.800,00€

La course du temps, peinture abstraite à l’huile sur toile de 70 x 100 cm, peinte en 2019. Un long ruban orange, rouge et violet tournoie à travers la toile, accompagné d’un petit amas de formes empilées.

La course du temps, peinture abstraite à l’huile sur toile de 70 x 100 cm peinte en 2019, déploie un long ruban tournoyant orange, rouge et violet qui traverse la toile, accompagné d’un petit amas de formes empilées à sa droite. J’ai résumé cette œuvre par cette phrase : « Est-ce lui qui court ou nous qui filons comme Ariane dans son labyrinthe ? »

La course du temps, peinture abstraite : ce que montre la toile

Un grand ruban occupe la majeure partie de la toile, formé de bandes courbes jaune indien, orange, rouge et violet qui s’enroulent et se croisent comme une écharpe prise dans le vent. Il part du bas de la composition, se love sur lui-même au centre, puis se déploie en une longue pointe violette qui s’étire vers la droite, presque jusqu’au bord de la toile. Ce mouvement continu, sans interruption ni angle brusque, donne à l’ensemble une impression de course ou de vol suspendu.

À droite, séparé du grand ruban par un espace vide, un petit amas de formes ovales s’empile verticalement : du vert, du rouge, du jaune et de l’orange s’enchevêtrent en couches serrées, comme une pelote ou un fuseau compact. Ce second élément, beaucoup plus petit que le ruban principal, fonctionne comme son contrepoint : là où le grand ruban se déploie dans l’espace, l’amas reste concentré sur lui-même.

Ce que montre la toile, c’est une opposition entre deux vitesses. Le grand ruban semble filer, porté par un mouvement qui ne s’arrête jamais, tandis que l’amas à droite paraît figé, comme un noyau autour duquel le temps continuerait de tourner sans l’emporter. Cette tension entre course et immobilité rejoint directement la question que pose le titre : qui court réellement, la forme elle-même ou celui qui la regarde filer ?

Les couleurs du grand ruban, orange, rouge et violet, restent chaudes et vibrantes du début à la fin de son parcours, sans jamais se refroidir. Cette continuité chromatique renforce l’idée d’un mouvement ininterrompu, comme si le ruban ne pouvait pas s’arrêter sans perdre sa couleur. L’amas de droite, avec son vert inattendu au milieu des teintes chaudes, introduit une note discordante qui attire l’œil sans jamais rivaliser avec la présence du ruban.

Je n’ai pas voulu représenter le temps de façon allégorique, avec une horloge ou un sablier. Cette peinture abstraite cherche plutôt à faire sentir sa texture, celle d’un mouvement continu qui nous traverse autant que nous croyons le traverser. Le fond gris pâle, presque neutre, laisse toute la place à cette course sans jamais la distraire.

En suivant le tracé du ruban depuis son point de départ en bas de la toile jusqu’à sa pointe qui s’échappe à droite, on compte au moins quatre torsions complètes, chacune légèrement plus large que la précédente. Cette progression, presque géométrique dans son principe mais parfaitement libre dans son exécution, donne au mouvement une accélération perceptible : le ruban semble filer de plus en plus vite à mesure qu’il approche du bord, comme le ferait vraiment un objet lancé. Mais on peut y voir également une sihouette plus jeune répondant au rythme de son aîné.

La course du temps peinture abstraite de Dominique Joyeux, huile sur toile 70 x 100 cm

La matière et le geste

Cette huile sur toile est construite en larges bandes courbes, peintes d’un geste ample qui suit tout le parcours du ruban sans interruption visible. Chaque couleur, orange, rouge, violet, occupe une bande continue dont la largeur varie légèrement pour accompagner les torsions du mouvement. Ce travail par grandes surfaces contraste avec la densité de l’amas à droite, peint en touches plus courtes et plus superposées.

Le contour noir qui sépare les bandes n’est pas systématique : par endroits, les couleurs se touchent directement, ce qui adoucit le passage d’une teinte à l’autre et renforce l’impression de continuité du mouvement. Là où le contour existe, il reste fin, presque discret, à la différence du cerne épais que j’utilise dans d’autres toiles.

L’amas de formes empilées à droite a demandé un travail plus minutieux, chaque petite forme devant s’insérer dans l’espace laissé par la précédente sans perdre sa propre identité de couleur. Ce contraste de traitement entre les deux zones de la toile, l’une ample et fluide, l’autre dense et resserrée, fait partie du sujet autant que la composition elle-même.

Le fond blanc  est appliqué au couteau et parchevé au pinceau pour éviter l’uniformité et marquer la différence de structure avec les aplats clorés.  Ce choix d’un fond blanc travaillé au couteau introduit la sensation d’un mouvement et d’ombres sur le fond.

Cette huile sur toile a été peinte en 2019, entièrement d’un seul tenant pour le grand ruban, sans pause de plusieurs jours entre les différentes torsions, ce qui explique la continuité parfaite du geste sur toute sa longueur. Seul l’amas de formes empilées à droite a demandé une séance séparée, une fois le ruban principal terminé et bien sec.

Cette peinture abstraite reste l’une de celles où j’ai le plus travaillé la vitesse du geste lui-même, en essayant de peindre aussi vite que le mouvement que je voulais représenter. Le résultat garde quelques irrégularités de bord, que j’ai choisi de ne pas corriger, parce qu’elles témoignent de cette rapidité d’exécution.

Les quatre torsions du ruban n’ont pas été peintes dans le même ordre que leur lecture visuelle : j’ai commencé par la boucle centrale, la plus complexe, avant de tirer le mouvement vers le bas et vers la pointe finale, une méthode qui me permet de vérifier l’équilibre du nœud principal avant de m’engager dans le reste du tracé.

Le vernis appliqué sur cette huile sur toile reste mat, pour ne pas ajouter de reflet qui casserait la lecture du mouvement. Un vernis brillant aurait, je crois, transformé ce grand ruban en simple surface décorative plutôt qu’en trajectoire.

La course du temps peinture abstraite de Dominique Joyeux, huile sur toile 70 x 100 cm

Format et place dans la collection

Ce grand format mesure 70 cm de haut sur 100 cm de large, en paysage, ce qui accompagne naturellement le déploiement horizontal du ruban. Le rapport entre largeur et hauteur, proche de 1,43, laisse à la composition l’espace nécessaire pour que le mouvement se déploie sans être comprimé sur les bords.

Ce format demande un mur d’au moins un mètre vingt de large et un recul de deux à trois mètres pour suivre l’ensemble du parcours du ruban d’un seul regard. Il convient particulièrement à un mur allongé, dans un couloir large ou au-dessus d’un canapé, où son mouvement horizontal accompagne la ligne du meuble.

Sur une surface d’environ 7 000 cm², le grand ruban occupe sans doute les deux tiers de l’espace peint, laissant le tiers restant au fond gris pâle et au petit amas de formes qui lui répond à droite.

La course du temps appartient à ma collection Poésie, Tendresse et Mystère. Dans cet ensemble de cinquante-sept toiles, elle représente l’une des compositions les plus dynamiques, où le mouvement prime sur la forme fixe qui caractérise d’autres pièces de la même série.

Sa place dans la collection Poésie, Tendresse et Mystère

Cette collection aborde des états intérieurs variés, et La course du temps y introduit la question du mouvement et de la durée, plus rarement traitée que celle du sommeil ou de la tendresse dans cet ensemble. Elle voisine avec Voguent les rêves, qui partage cette idée de dérive continue, et avec Tout est lié, où les formes s’enchevêtrent selon une logique proche de celle de l’amas à droite de cette toile.

Le vocabulaire du ruban tournoyant, que j’utilise ici pour parler du temps, reste assez rare dans cette collection, où dominent plutôt des formes plus statiques ou plus repliées sur elles-mêmes. Cette toile apporte donc une respiration différente, plus véloce, dans un ensemble qui explore par ailleurs des états plus contemplatifs.

Le titre interrogatif de cette œuvre, avec sa référence au labyrinthe d’Ariane, reste isolé dans la collection : c’est l’une des seules toiles à convoquer directement une image mythologique pour éclairer son sujet, ce qui en fait une pièce à part dans l’ensemble des cinquante-sept œuvres. Cette peinture abstraite  illustre bien la diversité des références qui traversent ma collection.

Ce grand format demande, plus que d’autres toiles de la collection, un mur qui laisse le mouvement du ruban se déployer sans obstacle visuel. Je le recommande volontiers dans un espace de circulation, un escalier ou un long couloir, où le regard croise la toile en mouvement lui-même, ce qui renforce la sensation de course que porte cette peinture abstraite.

Le fond blanc de cette toile, participe directement à l’effet de vitesse recherché : il n’attire jamais l’œil pour lui-même, laissant toute l’attention se porter sur le mouvement du ruban.

Dominique Joyeux, l’artiste

Je suis née en 1951 à Poitiers. J’ai d’abord été psychothérapeute, puis professeure de Lettres, avant de me consacrer entièrement à la peinture. J’ai vécu et travaillé en Guadeloupe, à Wallis et en Corse, avant de m’installer à Saint-Aunès, dans l’Hérault, où je peins aujourd’hui.

Mon travail a été montré à Gênes, Paris, Barcelone, Venise, sur le lac de Côme et à Miami. J’ai reçu en 2016 la médaille d’argent de l’Institut Européen des Arts Contemporains. Ma cotation est enregistrée auprès de l’i-CAC sous le numéro 017/308, consultable sur la page qui m’est consacrée.

Acquérir cette œuvre

La Course Du Temps est une pièce unique, signée, livrée avec un certificat d’authenticité. Le prix affiché est en euros TTC, livraison incluse pour la France métropolitaine et l’Union européenne ; les autres destinations se traitent sur demande. Le paiement s’effectue par carte bancaire, PayPal ou virement, exigible immédiatement : aucun paiement fractionné n’est proposé.

Vous pouvez commander en ligne ou me contacter directement à contact@dominiquejoyeuxart.com ; la commande est confirmée par courriel sous 24 heures. Le délai de livraison vous est communiqué à ce moment-là, jamais annoncé à l’avance, et un numéro de suivi vous est transmis dès l’expédition, l’œuvre étant soigneusement emballée.

Vérifiez l’état du colis à réception et notez toute réserve sur le bon de livraison : un dommage éventuel doit être signalé sous 48 heures. Vous disposez par ailleurs d’un délai de rétractation de 14 jours, les frais de retour restant à votre charge. L’achat de la course du temps ne transfère aucun droit de reproduction. En cas de litige, la médiation FEVAD et la plateforme européenne de règlement en ligne des litiges restent à votre disposition.

Je vends la course du temps directement depuis mon atelier, sans intermédiaire de galerie, ce qui explique que le prix affiché reste le même quel que soit le canal par lequel vous me contactez. Cette vente directe me permet aussi de répondre personnellement à vos questions avant comme après l’achat, par courriel ou lors d’un rendez-vous à l’atelier.

Questions fréquentes

S’agit-il d’un original ou d’une reproduction ?

D’un original. La course du temps est une huile sur toile peinte en 2019, en un seul exemplaire signé. Dominique Joyeux ne produit aucune reproduction de ses toiles.

Comment l’œuvre est-elle expédiée ?

En emballage rigide sur mesure, avec protection des angles et film neutre sur la surface peinte, par transporteur assuré et suivi. Le certificat d’authenticité voyage séparément du colis.

Peut-on voir la toile avant d’acheter ?

Oui, sur rendez-vous à l’atelier de Saint-Aunès, près de Montpellier. Je peux aussi vous envoyer des photographies de détail ou répondre par courriel à contact@dominiquejoyeuxart.com.

Le prix est-il négociable ?

Le prix correspond à ma cotation en vente directe, sans commission d’intermédiaire. Pour l’acquisition de plusieurs toiles, nous pouvons en discuter par message.

Cette peinture abstraite est-elle vendue encadrée ?

Non, elle est vendue sans cadre, montée sur châssis et prête à accrocher. Une caisse américaine noire ouverte lui conviendrait si vous souhaitez l’encadrer.

Que représente le petit amas de formes à droite ?

Je ne lui ai pas donné d’identité précise. Il fonctionne comme un contrepoint immobile face au grand ruban en mouvement, un peu comme le fil qu’Ariane garde en main pendant que tout tourne autour d’elle.

Quels moyens de paiement acceptez-vous ?

La carte bancaire, PayPal ou le virement, exigibles immédiatement à la commande. Aucun paiement fractionné n’est proposé.

Livrez-vous en dehors de la France et de l’Union européenne ?

Oui, sur demande : les autres destinations sont étudiées au cas par cas au moment de la commande.

Un certificat d’authenticité est-il fourni avec cette peinture abstraite ?

Oui, un certificat signé accompagne systématiquement chaque œuvre vendue, quel que soit le format.

Que faire si ce grand format est endommagé à la livraison ?

Notez toute réserve sur le bon de livraison et signalez le dommage sous 48 heures ; cette huile sur toile voyage dans un emballage renforcé pour limiter ce risque.

Puis-je changer d’avis après l’achat de cette peinture abstraite ?

Oui, vous disposez d’un délai de rétractation de 14 jours à compter de la réception, les frais de retour restant à votre charge.

Le ruban et l’amas de formes sont-ils reliés visuellement ?

Un espace vide les sépare nettement ; ce vide fait partie de la composition et souligne le contraste entre le mouvement du ruban et l’immobilité apparente de l’amas.

Dimensions

70 x 100 cm

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La course du temps peinture abstraite de Dominique Joyeux, huile sur toile 70 x 100 cm, ruban orange rouge et violet tournoyant sur fond gris pâleLA COURSE DU TEMPS
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