CONVERSATION INTIME

4.200,00€

Ils ne font qu’un encore jusqu’à ce que la bourrasque entraîne le petit vers la lumière : moment paisible pendant lequel elle partage avec lui de précieuses pulsations.

Conversation intime est une huile sur toile de 146 x 116 cm peinte par Dominique Joyeux en 2015. Sur un fond turquoise profond, deux grandes formes s’enlacent et se répondent, comme suspendues dans un même souffle. J’ai résumé cette œuvre par cette phrase : « Ils ne font qu’un encore jusqu’à ce que la bourrasque entraîne le petit vers la lumière : moment paisible pendant lequel elle partage avec lui de précieuses pulsations. »

Conversation intime huile sur toile Dominique Joyeux 146x116 cm

Ce que montre la toile de Conversation intime

Le fond de Conversation intime est un vert-bleu de mer intérieure, traité en aplat légèrement texturé qui laisse deviner le grain de la toile. Deux grandes silhouettes s’y superposent au centre : un triangle bleu-violet dressé vers le haut et une forme allongée vert anis, pointue comme une flamme, qui s’appuie contre lui. Leur rencontre se fait à mi-hauteur, dans un cercle rouge et orange qui agit comme un noyau commun, un point où les deux présences semblent respirer ensemble. Ce cercle n’est pas parfaitement rond : son contour ovale, dédoublé en un rouge sombre à l’intérieur d’un orange plus clair, donne l’impression d’un battement, d’une pulsation contenue entre les deux grandes formes. C’est   ce noyau que j’évoque  en parlant de pulsations partagées. Autour de lui, les lignes noires qui cernent chaque forme se croisent et se chevauchent,  donnant l’illusion d’un corps  turquoise dont le bras gauche s’étire vers l’arrière. Mais s’agit-il de deux silhouettes ou d’une silhouette « mère » s’ouvrant sur la délivrance d’une vie?

C’es ce que laisse penser  la présence , en haut à gauche, d’une forme tricolore, tel un nourrisson emmailloté,  un reprenant le même principe à une autre échelle : un ovale bleu et un ovale turquoise, séparés par un éclat rouge en forme de coin. On dirait un écho miniature de la grande scène centrale, une deuxième conversation plus discrète qui se tient à l’écart. Ce motif dédoublé donne au tableau un rythme de reprise, comme une phrase musicale répétée plus bas.

La partie basse de la composition s’élargit en bandes plus horizontales : le bras gauche-à droite pour le rgardeur- s’ancre dans le corps  qui se poursuit sur notre gauche  avec une forme arrondie orange suggérant les genoux de cette sihouette installée sur son séans, une forme bleue, tandis qu’un aplat vert clair souline ces formes.

À droite,  la forme turquoise en ruban du corps et du bras s’étire vers le bord du tableau, comme si le mouvement engagé au centre continuait de se déployer hors cadre. L’ensemble reste géométrique  mais la disposition des formes, leur manière de s’enlacer et de se répondre, suffit à faire lire une relation entre deux présences, l’une plus grande et enveloppante, l’autre plus petite et abritée contre elle.

La lumière ne vient d’aucune source précise : chaque forme porte sa propre couleur pleine, sans dégradé, et c’est le contraste entre les teintes chaudes (orange, rouge) et les teintes froides (bleu, vert, turquoise) qui crée la profondeur. Le tableau se lit à la fois comme une abstraction pure, faite de formes qui s’organisent entre elles, et comme la trace d’un instant de calme partagé, tel que le décrit ma phrase .

Aucun élément de la composition n’est laissé au hasard des bords : chaque forme touche au moins une autre forme, si bien que l’œil ne trouve nulle part un vide franc où se reposer. Cette continuité visuelle, faite d’appuis et d’emboîtements successifs, donne à Conversation intime une cohésion presque physique, comme si retirer une seule pièce du puzzle suffisait à faire vaciller l’ensemble. C’est peut-être là que se loge le mieux l’idée d’un lien intime : dans cette impossibilité de séparer une forme sans en affecter une autre.

Le regard, en parcourant la toile de haut en bas, passe du couple discret des petites formes bleues à la grande scène centrale, puis descend vers la bande orange et l’ovale bleu du bas, avant de repartir vers les rubans turquoise qui filent hors cadre à droite. Ce trajet en boucle, plutôt qu’une lecture verticale simple, invite à revenir plusieurs fois sur le noyau rouge et orange, comme si le tableau demandait qu’on s’y attarde pour en saisir toute l’organisation.

Matière et geste

Conversation intime est peinte à l’huile sur toile, une technique que je pratique depuis longtemps et qui me permet de travailler des aplats francs tout en gardant une matière vivante. La texture du fond turquoise garde la trace du geste : de petites variations de surface captent la lumière différemment selon l’angle de vue, alors que les grandes formes centrales sont peintes de façon plus lisse, presque laquée.

On devine, à la manière dont les bords des formes restent nets malgré la matière épaisse de l’huile, un travail patient de reprise et de délimitation : le contour noir n’a pas été posé d’un seul geste continu, il a  été repris pour rester régulier sur toute la longueur d’une silhouette aussi grande que le triangle central. Ce soin apporté aux limites contraste avec la liberté des formes elles-mêmes, qui ne cherchent jamais à imiter une figure reconnaissable. C’est après-coup, comme souvent, que je perçois ce que mon tracé suggère.

Les aplats de couleur, une fois posés, ne portent presque aucune trace de repentir visible : chaque teinte occupe entièrement sa forme, du bord jusqu’au centre, ce qui donne à la toile une propreté d’exécution qui met d’autant mieux en valeur la complexité du dessin sous-jacent.

Le contour noir qui cerne chaque silhouette n’est pas un simple trait de séparation : il structure toute la composition, comme un vitrail dont les plombs dessineraient les figures avant que la couleur ne les remplisse. C’est une manière de travailler que l’on retrouve dans plusieurs œuvres de la collection Poésie, Tendresse et Mystère, où la couleur reste toujours contenue dans une forme nette, jamais diffuse.

Le choix des couleurs obéit à une logique de contraste plutôt que d’harmonie douce : le turquoise du fond, le turquoise clair du corps et du bras,le bleu-violet du triangle, le vert anis de la grande forme pointue et le rouge-orange du noyau central se répondent par opposition plutôt que par transition. Cette franchise chromatique donne à la toile une présence forte, visible de loin, et c’est aussi ce qui permet à la silhouette principale de se détacher  et de faire face , comme dans un élan généreux, à la petite silhouette en haut à gauche qui semble s’être détachée d’elle.

Detail de Conversation intime huile sur toile Dominique Joyeux

Format de Conversation intime

Le format de Conversation intime, 146 x 116 cm, la classe parmi les grands formats de la collection. La toile est plus haute que large, avec un rapport d’environ 1,26 entre la hauteur et la largeur, ce qui laisse à la composition l’espace vertical nécessaire pour installer les deux grandes formes l’une au-dessus de l’autre et pour ménager, en bas, la zone plus horizontale qui vient stabiliser l’ensemble.

La surface peinte dépasse 1,6 mètre carré, une dimension qui permet à l’œuvre de tenir un mur sans être écrasée par lui. Les deux figures principales occupent l’essentiel de la moitié supérieure de la toile, tandis que le tiers inférieur, plus large et plus stable, sert de socle visuel à toute la composition. Ce déséquilibre voulu, entre une partie haute resserrée et une base plus étalée, accompagne le mouvement ascendant suggéré par le triangle bleu-violet.

Conversation intime est vendue sans cadre, ce qui laisse à l’acquéreur la possibilité de l’encadrer selon l’intérieur qui l’accueillera, ou de la présenter telle quelle, sur toile brute tendue. Ce format vertical se prête aussi bien à un mur dégagé qu’à une cage d’escalier, où la hauteur de la toile trouve un prolongement naturel.

Place de Conversation intime dans la collection Poésie, Tendresse et Mystère

Conversation intime appartient à la collection Poésie, Tendresse et Mystère, un ensemble de 57 œuvres qui explore les liens entre les êtres, les états intérieurs et les instants suspendus. On y retrouve d’autres toiles construites autour d’une seule figure ou d’une relation entre deux présences, comme L’Éveil, qui met en scène un éveil à la lumière, ou Le Combat, qui traite au contraire d’une tension entre deux forces opposées.

L'Éveil huile sur toile Dominique Joyeux 60x51 cm collection Poésie Tendresse et Mystère
Le Combat huile sur toile Dominique Joyeux 80x100 cm collection Poésie Tendresse et Mystère

Face à ces deux toiles, Conversation intime propose une lecture plus apaisée : là où Le Combat oppose deux formes rivales, Conversation intime fait se rejoindre deux formes complémentaires autour d’un même noyau. La palette turquoise et orange rappelle aussi les tonalités que l’on retrouve ailleurs dans la collection, tout en restant propre à cette toile par son organisation en deux temps, une grande scène centrale et un écho plus discret dans le coin supérieur.

Cette manière de faire dialoguer une forme protectrice et une forme plus petite, à travers un point de contact commun, en fait une pièce représentative de la veine la plus intime de la collection, celle qui s’attache moins à la puissance du geste qu’à la qualité du lien entre deux présences. On peut retrouver l’ensemble des œuvres de cette série sur la page de la collection Poésie, Tendresse et Mystère.

Choisir Conversation intime, c’est choisir une toile qui ne raconte rien de littéral mais qui installe, par la seule disposition de ses formes, une atmosphère de calme partagé. Elle trouve naturellement sa place dans un intérieur où l’on reçoit, un salon ou une entrée, tout autant que dans un lieu plus personnel où son thème de lien discret peut résonner au quotidien.

L’artiste, Dominique Joyeux

Dominique Joyeux est née en 1951 à Poitiers. Elle a d’abord exercé comme psychothérapeute, puis comme professeure de Lettres, avant de se consacrer entièrement à la peinture. Elle a vécu en Guadeloupe, à Wallis puis en Corse, et elle est aujourd’hui installée à Saint-Aunès, dans l’Hérault. Ce parcours entre continents et cultures irrigue une œuvre qui mêle volontiers réminiscences japonaises, formes organiques et couleurs franches.

Son travail a été montré à Gênes, Paris, Barcelone, Venise, au lac de Côme et à Miami. Elle a reçu la médaille d’argent de l’Institut Européen des Arts Contemporains en 2016. On peut consulter sa cotation et son parcours sur i-CAC, qui porte la référence n° 017/308.

Sa peinture passe souvent d’une abstraction géométrique à des figures elles aussi construites par grands aplats cernés de noir, une manière reconnaissable d’organiser la couleur qui traverse l’ensemble de son travail, quel que soit le sujet abordé d’une toile à l’autre.

Acquisition de l’œuvre

Le prix affiché, 4 200 €, est en euros TTC et comprend la livraison en France métropolitaine et dans l’Union européenne ; les autres destinations se traitent sur demande. Le règlement s’effectue par carte bancaire, PayPal ou virement, exigible immédiatement : aucun paiement fractionné n’est proposé. La commande se passe en ligne ou par contact direct, et une confirmation est envoyée par courriel sous 24 heures.

Le délai de livraison est communiqué au moment de la confirmation de commande, jamais annoncé à l’avance. L’œuvre est soigneusement emballée et un numéro de suivi est communiqué dès l’expédition. Toute réserve doit être notée sur le bon de livraison, et un dommage signalé sous 48 heures. Le droit de rétractation s’exerce sous 14 jours, les frais de retour restant à la charge de l’acheteur.

Un certificat d’authenticité est signé et remis avec chaque œuvre. L’achat d’un tableau ne transfère aucun droit de reproduction : l’image de l’œuvre reste la propriété de Dominique Joyeux, seule la toile change de mains. En cas de litige, la médiation FEVAD et la plateforme européenne de règlement en ligne des litiges restent accessibles. Pour toute question, contact@dominiquejoyeuxart.com reste la voie la plus directe, avec une réponse apportée sous 24 heures.

Questions fréquentes sur Conversation intime

Quelles sont les dimensions de Conversation intime ?

La toile mesure 146 cm de hauteur sur 116 cm de largeur.

Avec quelle technique Conversation intime a-t-elle été peinte ?

Il s’agit d’une huile sur toile, réalisée par Dominique Joyeux en 2015.

Le tableau est-il vendu encadré ?

Non, Conversation intime est vendue sans cadre.

Un certificat d’authenticité est-il fourni ?

Oui, un certificat d’authenticité signé accompagne l’œuvre.

Quels sont les délais et frais de livraison ?

Le prix inclut la livraison en France métropolitaine et dans l’Union européenne ; le délai est communiqué à la confirmation de commande.

Puis-je retourner l’œuvre si elle ne me convient pas ?

Oui, un droit de rétractation de 14 jours s’applique, les frais de retour restant à la charge de l’acheteur.

Comment puis-je poser une question sur cette œuvre avant l’achat ?

Vous pouvez écrire à contact@dominiquejoyeuxart.com, une réponse est apportée sous 24 heures.

Conversation intime fait-elle partie d’une série ?

Elle appartient à la collection Poésie, Tendresse et Mystère, qui compte 57 œuvres de Dominique Joyeux.

Quels sont les moyens de paiement acceptés ?

Le paiement s’effectue par carte bancaire, PayPal ou virement, sans possibilité de paiement fractionné.

La toile est-elle signée ?

Dominique Joyeux signe ses toiles, comme on peut le voir sur d’autres œuvres de la collection.

Dimensions

146 x 116 cm

Avis

Il n’y a pas encore d’avis.

Soyez le premier à laisser votre avis sur “CONVERSATION INTIME”
Panier
Conversation intime huile sur toile Dominique Joyeux 146x116 cm formes bleues et orange entrelacées sur fond turquoiseCONVERSATION INTIME
4.200,00€
Retour en haut