Continents endormis, technique mixte de 92 x 92 cm peinte en 2015 : sable, sciure et huile sur toile, format carré, pièce unique. Toute la surface est occupée par un réseau de cellules irrégulières, vertes et bleues, séparées par des cloisons dorées en relief. La phrase que j’ai écrite pour cette toile est une question : « Dans ce paysage que tu recrées avec tes images, quelle membrane précieuse as-tu tissée pour le préserver ? ». Continents endormis se lit à deux échelles, celle d’un tissu vivant vu au microscope et celle d’une côte vue d’avion. Rien dans le tableau ne permet de trancher entre les deux.
Continents endormis, ce que montre la toile
Le carré est entièrement rempli. Aucun fond n’apparaît, aucune forme ne flotte : le réseau court d’un bord à l’autre et se poursuit visiblement au-delà des quatre côtés. C’est un fragment découpé dans quelque chose de plus vaste.
Les cellules qui composent ce réseau sont toutes différentes. Certaines sont larges et rondes, d’autres étirées en fuseau, d’autres encore anguleuses comme des éclats. Leur taille varie du simple au double. Les plus grandes occupent le centre gauche et le centre droit du tableau, les plus petites se pressent le long des bords.
La gamme se limite à deux familles de couleurs. D’un côté les verts, du vert d’eau très clair au vert profond presque noir. De l’autre les bleus, un bleu clair laiteux, un bleu plus soutenu, et par endroits un bleu violacé. Les deux familles ne se mélangent jamais dans une même cellule : chaque compartiment est d’une seule couleur, plus ou moins nuancée par la matière.
Plusieurs cellules bleues portent en leur centre une zone plus dense, d’un bleu foncé, travaillée en petites volutes serrées. On en compte cinq ou six réparties sur toute la surface, en haut à gauche, en haut à droite, à mi-hauteur à droite, et deux en bas. Ces noyaux sont les seuls endroits où la matière est réellement dessinée plutôt que posée.
Les cloisons qui séparent les cellules sont dorées. Elles ne sont pas peintes à plat : elles forment un cordon en relief, plus haut que la surface des compartiments, qui accroche la lumière et projette une ombre fine sur la couleur voisine. C’est ce relief qui fait tenir la lecture du tableau. Sans lui, les verts et les bleus se confondraient en un camaïeu.
La densité du réseau n’est pas homogène. Le quart supérieur droit est plus fragmenté, avec des cellules petites et nombreuses. La bande centrale, en revanche, est occupée par quelques grandes formes qui laissent respirer la composition. Le regard entre par là, puis se perd dans le détail.
Ma signature est peinte en bleu dans l’angle inférieur gauche, à l’intérieur d’une cellule claire.
Le sable, la sciure et l’huile
Mon fichier d’atelier indique pour cette œuvre « TM : sable, sciure, huile » sur toile. La technique mixte n’est pas ici un effet de surface, c’est la structure même du tableau.
Le sable et la sciure sont mêlés au liant et posés sur la toile avant la couleur. Ils créent une surface irrégulière, granuleuse, qui refuse la lumière au lieu de la renvoyer. La couleur à l’huile est ensuite passée par-dessus et se dépose différemment selon l’épaisseur du grain : plus dense dans les creux, plus claire sur les reliefs. C’est de là que viennent les variations qu’on voit à l’intérieur de chaque cellule, sans qu’aucun dégradé ait été peint.
La sciure donne une texture plus large, presque fibreuse, tandis que le sable donne un grain serré. Les deux se distinguent à la lumière rasante, notamment dans les grandes cellules vertes du centre, où les deux matières se succèdent.
Les cordons dorés sont posés en dernier, à la main, en suivant les limites déjà tracées. Leur tracé n’est pas régulier : leur largeur varie, ils s’épaississent aux carrefours et s’affinent le long des courbes longues. Chaque cellule est bordée sur tout son pourtour, sans interruption, ce qui explique la continuité du réseau d’un bord à l’autre de la toile.
Cette façon de construire une image par cloisonnement revient souvent dans mon travail en technique mixte. Le résultat tient dans un équilibre : assez de matière pour que la surface existe physiquement, assez de dessin pour que l’œil ait de quoi suivre.
Un carré de 92 x 92 cm
Le tableau mesure 92 centimètres de côté, soit un rapport de 1 entre hauteur et largeur et une surface de 0,85 mètre carré. C’est le seul format carré de ce groupe d’œuvres dans ma boutique.
Le carré n’est pas un choix neutre pour une composition sans haut ni bas. Un format horizontal aurait suggéré un paysage, un format vertical une figure. Le carré ne suggère rien : il laisse le réseau s’étendre également dans toutes les directions, et il autorise l’accrochage dans n’importe quel sens.
Les plus grandes cellules mesurent environ un cinquième de la largeur du tableau. Les plus petites font moins d’un vingtième. Cette variation d’échelle à l’intérieur d’une même surface est ce qui donne l’impression de profondeur, alors que la peinture est entièrement plate.
Dans mon catalogue, 92 x 92 cm relève du moyen format. La toile se pose sans peine sur un panneau de mur étroit, et sa lecture change avec la distance : à un mètre on voit la matière et les cordons dorés, à trois mètres on voit une carte.
Cellules vives et continents rêvés, une collection de 29 œuvres
Continents endormis appartient à la collection Cellules vives et continents rêvés, qui rassemble aujourd’hui 29 tableaux dans ma boutique. Son titre reprend les deux mots de la collection, et l’œuvre en est le point d’équilibre : les cellules y sont vives, et le paysage y dort.
C’est la toile la plus densément cloisonnée du groupe. Aucune autre ne remplit sa surface avec autant de compartiments, et aucune autre n’emploie l’or pour les séparer.
Le rapprochement le plus direct se fait avec Couchant sur le marais, où le même principe de mosaïque est repris en acrylique, avec des cloisons noires et une gamme de couleurs beaucoup plus large. À l’inverse, Bouderies isole ses formes sur un fond gris presque vide, et Caravelle ouvre l’espace au lieu de le compartimenter.
Continents endormis est aussi la seule technique mixte de ce groupe de cinq œuvres. Les quatre autres sont peintes à l’huile sur toile ou à l’acrylique, sans matière ajoutée au support. Cette différence se voit et se sent : la surface de Continents endormis est rugueuse, tandis que celle d’un tableau abstrait à aplats reste lisse sous la main.
Chaque tableau de la collection est un exemplaire unique. Je ne réalise ni série ni reproduction, et les formats varient d’une œuvre à l’autre selon ce que la composition demande.
Dominique Joyeux, l’artiste
Je suis née en 1951 à Poitiers. J’ai été psychothérapeute, puis professeure de Lettres, avant de me consacrer à la peinture. J’ai vécu et travaillé en Guadeloupe, à Wallis et en Corse, où je me suis formée au dessin, au pastel, à l’acrylique, à l’huile et aux techniques mixtes. Je peins aujourd’hui à Saint-Aunès, dans l’Hérault, près de Montpellier.
Mon travail a été exposé à Gênes, Paris, Barcelone, Venise, sur le lac de Côme et à Miami. J’ai reçu en 2016 la médaille d’argent de l’Institut Européen des Arts Contemporains. Ma cotation est enregistrée auprès de l’i-CAC sous le numéro 017/308 et consultable en ligne.
Continents endormis est cotée 3 040 euros à l’i-CAC. Le prix affiché sur cette page est celui de la boutique du site.
Acquérir cette œuvre
Continents endormis est une œuvre originale en un seul exemplaire. Elle est accompagnée d’un certificat d’authenticité signé, remis avec chaque œuvre vendue sur ce site.
Elle est vendue sans cadre. Mon fichier d’atelier recense les œuvres montées en caisse américaine, et celle-ci n’en fait pas partie : la toile est livrée telle quelle. Une caisse américaine ouverte peut être ajoutée ensuite par un encadreur.
Le prix est indiqué en euros toutes taxes comprises. Les frais de livraison sont inclus pour la France métropolitaine et les pays de l’Union européenne. Pour une livraison vers une autre destination, écrivez-moi avant de commander à contact@dominiquejoyeuxart.com.
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Questions fréquentes
L’œuvre est-elle encadrée ?
Non, elle est vendue sans cadre. Seules quelques œuvres de mon catalogue sont montées en caisse américaine, et Continents endormis n’en fait pas partie.
S’agit-il d’un original ?
Oui. C’est une pièce unique peinte en 2015, en un seul exemplaire, livrée avec son certificat d’authenticité signé. Aucune reproduction n’en est vendue.
Quelle est exactement la technique ?
Technique mixte : sable et sciure mêlés au liant et posés sur la toile, couleur à l’huile passée par-dessus, puis cordons dorés posés en relief sur les limites des cellules.
Quelles sont les dimensions ?
92 cm de haut sur 92 cm de large, sur toile.
La toile peut-elle être accrochée dans un autre sens ?
Oui. La composition n’a ni haut ni bas marqué et le format est carré. Seule la signature, dans l’angle inférieur gauche, indique le sens dans lequel j’ai peint.
La surface est-elle fragile ?
La matière est prise dans le liant et les cordons dorés sont solidaires de la toile. Comme toute peinture en relief, la surface se manipule sans appuyer dessus, et le transport se fait face protégée.
Les frais de livraison sont-ils compris dans le prix ?
Oui, pour la France métropolitaine et l’Union européenne. Au-delà, contactez-moi pour un devis avant la commande.
Quels moyens de paiement acceptez-vous ?
Carte bancaire en paiement sécurisé, PayPal, ou virement bancaire dont les coordonnées sont communiquées sur demande.
Puis-je changer d’avis après réception ?
Oui, vous avez 14 jours à compter de la réception pour exercer votre droit de rétractation, sans justification. L’œuvre doit revenir dans son emballage d’origine et en parfait état, les frais de retour étant à votre charge.
L’achat donne-t-il des droits sur l’image de l’œuvre ?
Non. L’acquisition d’une œuvre originale transfère la propriété de l’objet, pas les droits d’auteur. La reproduction, la représentation et l’exploitation commerciale de l’image restent soumises à mon autorisation écrite, comme pour toutes les œuvres présentées sur ce site.
Que signifie la cotation i-CAC de 3 040 euros ?
L’i-CAC tient un registre de cotation des artistes contemporains. Ma cotation y est enregistrée sous le numéro 017/308. La valeur de référence retenue pour cette technique mixte est de 3 040 euros. Le prix affiché en boutique est de 2 900 euros.
Pourquoi parler de technique mixte plutôt que de peinture à l’huile ?
Parce que la couleur à l’huile n’est qu’une des trois matières employées. Le sable et la sciure font partie du tableau au même titre que le pigment, et le résultat ne ressemble pas à une huile sur toile classique. C’est cette combinaison que désigne le mot technique mixte dans mon fichier d’atelier.
Comment ce tableau abstrait se lit-il à distance ?
À un mètre, on voit la matière, le grain du sable et le relief des cordons. À trois mètres, le réseau se referme et Continents endormis se lit comme une carte ou une vue aérienne.
Que faire en cas de désaccord après l’achat ?
Écrivez-moi d’abord à contact@dominiquejoyeuxart.com pour que nous cherchions une solution. En l’absence d’accord, le Médiateur du e-commerce de la FEVAD peut être saisi, et la plateforme européenne de règlement en ligne des litiges reste ouverte.







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