Gemellini est une huile sur toile peinte en 2017, au format 80 x 100 cm, sur un fond orange soutenu. J’y ai peint deux figures endormies, l’une bleue et l’autre jaune indien, enroulées l’une contre l’autre autour d’un noyau jaune commun, cernées de traits dorés qui rappellent l’orfèvrerie. J’ai résumé cette œuvre par cette phrase : « Gestation mythique pour un destin unique présidant à la fondation de Rome. » Gemellini, en italien, désigne de petits jumeaux, et c’est bien une naissance double que j’ai voulue au centre de cette toile.

Ce que montre Gemellini
Sur le fond orange, deux visages apparaissent, l’un en haut à gauche, l’autre en bas à droite, tous deux les yeux clos, dans un sommeil qui semble antérieur à toute action. Le premier visage, bleu profond, a les traits simplifiés à quelques lignes dorées : un nez, une bouche, des paupières closes. Le second, dans un jaune plus doré, reprend la même économie de traits, avec un bandeau bleu qui lui couvre le haut du crâne.
Entre ces deux têtes, un noyau central jaune, presque rond, occupe le milieu de la toile comme un cordon ou un lien commun. Il est entouré de formes bleu marine, orange et rouges qui s’enroulent autour de lui en une sorte de nasse, certaines pointues comme des voiles, d’autres plus arrondies comme des coques.
Ce sont ces formes bleu marine, violet, orange et rouges, plus que les visages eux-mêmes, qui occupent la plus grande part de la toile : elles montent depuis le noyau central en une torsion continue, jusqu’à former, en haut à droite, une pointe fine qui s’échappe presque du cadre. C’est le seul geste vraiment dynamique de la composition, comme un signe de vie au milieu du sommeil général.
Le contour doré, qui souligne chaque forme, donne à l’ensemble un aspect précieux, presque héraldique, cohérent avec l’idée d’une gestation mythique évoquée dans la phrase que j’ai écrite pour cette œuvre. Le fond orange, uniforme et sans dégradé, ne cherche pas à représenter un lieu réel : il fonctionne comme un espace hors du temps, celui d’avant la naissance.
Les deux visages, malgré leur ressemblance de traitement, ne sont pas identiques : le bleu regarde légèrement vers le bas, le doré vers le haut, comme deux moitiés d’un même geste qui ne se répondent pas tout à fait. C’est cette asymétrie discrète, plus que la gémellité parfaite, qui m’intéressait dans ce tableau.
Si l’on regarde la toile dans son ensemble plutôt que détail par détail, les deux visages et le noyau central dessinent un triangle lâche, une géométrie simple qui tient toute la composition malgré la complexité des formes bleu marine, oranges et rouges qui l’entourent.
Je n’ai pas voulu donner aux deux visages de Gemellini des traits individualisés au-delà du strict nécessaire : leur ressemblance de traitement compte plus, à mes yeux, que toute tentative de portrait précis.

Matière et geste
J’ai peint Gemellini à l’huile, avec un fond orange appliqué en aplat continu s’arrêtant à la limite du dessin préparatoire tracé en premier, sur lequel je suis revenue border chaque forme d’un filet doré, une matière plus épaisse et plus brillante que la peinture environnante une fois les couleurs des deux silhouettes appliquées. Ce contour doré agit comme un fil d’or dans une broderie : il isole les couleurs entre elles tout en donnant à la toile une unité visuelle.
Les deux visages sont traités avec une économie de moyens volontaire : quelques traits suffisent à indiquer le sommeil, sans chercher à individualiser davantage les figures. C’est un choix cohérent avec le sujet, une gestation qui précède l’individuation, le moment où les traits ne sont pas encore tout à fait fixés.
Les formes bleu marine,violet, orange et rouges qui entourent le noyau central sont peintes en aplats plus larges, avec des bords nets qui tranchent sur le fond orange. Le geste reste le même que dans le reste de la collection : délimiter une zone au trait, puis la remplir d’une couleur unique, sans dégradé ni modelé. Sur les motifs, on observe deux tons de orange; les bleus se déclinent en bleu violet, bleu marine, bleu ceruleum, bleu azur. Chaque couleur fait l’objet d’une recherche propre et tient compte de la composition de chacune des autres-petit secret de fabrication…
L’œuvre est vendue sans cadre, la peinture se prolongeant jusqu’aux bords de la toile.
Le fond orange, posé en une seule séance avant les contours dorés, a dû sécher complètement avant que je ne revienne border chaque forme, un temps d’attente qui fait partie du processus autant que le geste lui-même. Ce séchage complet du fond orange conditionne la netteté du filet doré posé ensuite : sur une couche encore humide, le contour se serait dilué et aurait perdu la précision qui caractérise cette toile.

Le format en question
Gemellini mesure 80 cm de hauteur pour 100 cm de largeur, un format horizontal proche du carré, avec un rapport d’environ 1,25. Cette proportion permet aux deux visages d’occuper chacun un angle opposé de la toile, avec assez d’espace entre eux pour que le noyau central respire.
La surface peinte représente 8 000 cm², un grand format qui donne à l’œuvre une présence marquée sur un mur, sans pour autant demander l’espace d’une très grande toile.
Les deux visages, ensemble, n’occupent qu’une part limitée de la surface totale : ce sont les formes bleu marine et rouges qui entourent le noyau central qui structurent le plus la composition, occupant la diagonale centrale de la toile d’un angle à l’autre.
À cette échelle, les deux visages restent identifiables même depuis l’autre bout d’une pièce, tandis que le fin ruban doré qui souligne chaque forme ne se révèle pleinement qu’en s’approchant de la toile.
La diagonale de cette toile, calculée à partir de ses côtés de 80 cm et 100 cm, atteint environ 128,1 cm. Le pourtour du châssis, addition de ses quatre côtés, totalise 360 cm, soit trois mètres soixante de bordure à apprêter avant que le fond orange ne soit posé.

Une place dans la collection
Gemellini appartient à la collection Poésie, Tendresse et Mystère, où plusieurs toiles traitent, sous des formes très différentes, le thème de la naissance ou de l’attente qui la précède. Ici, c’est une gestation mythique, à l’échelle d’une légende fondatrice, qui sert de point de départ.
On retrouve un temps d’attente comparable, mais traité de façon plus abstraite, dans Attente impatiente, où plusieurs formes closes semblent chacune à un stade différent d’un même processus. Le motif du sommeil, lui, se prolonge dans Résistance, où le monde marin porte une autre forme de patience.
Ces trois toiles partagent une même conviction : qu’un tableau peut représenter un état intermédiaire, avant que quelque chose n’advienne, plutôt que l’événement lui-même. Pour parcourir l’ensemble des œuvres de la série, la page de la collection Poésie, Tendresse et Mystère les réunit toutes.
Cette collection rassemble 57 œuvres, peintes à des dates différentes et avec des techniques variées, acrylique, huile ou peinture sur bois, sans qu’aucune ne cherche à répéter la précédente.
Ce sous-ensemble de toiles présenté ici partage, avec le reste de la collection, un même intérêt pour les figures closes, endormies ou en attente, plutôt que pour des scènes d’action complètes.
Dominique Joyeux, l’artiste
Gemellini, comme le reste de mon travail, Dominique Joyeux est née en 1951 à Poitiers. Elle a exercé comme psychothérapeute, puis comme professeure de Lettres, avant de se consacrer entièrement à la peinture. Elle a vécu en Guadeloupe, à Wallis et en Corse, et vit aujourd’hui à Saint-Aunès, dans l’Hérault.
Son travail a été montré à Gênes, Paris, Barcelone, Venise, au bord du lac de Côme et à Miami. En 2016, elle a reçu la médaille d’argent de l’Institut Européen des Arts Contemporains. Sa cotation porte le numéro 017/308 auprès de l’i-CAC, l’Institut de Cotation des Artistes Contemporains : on peut consulter sa page sur i-cac.fr.
Gemellini prolonge, comme le reste de la collection Poésie, Tendresse et Mystère, une recherche menée depuis plusieurs années sur la couleur pure et la forme organique, une recherche que ses années d’enseignement des Lettres et sa pratique antérieure de l’écoute clinique ont sans doute nourrie. Chaque toile part d’une intuition visuelle plutôt que d’une esquisse préparatoire, et se construit par ajustements successifs de la couleur et de la ligne. Pour toute question sur cette œuvre ou sur la collection, on peut écrire à contact@dominiquejoyeuxart.com.
Je peins sans photographie ni esquisse préalable qui figerait la composition à l’avance : le dessin et la couleur se décident ensemble, au fil du travail sur la toile. C’est une façon de procéder qui doit sans doute quelque chose à mes années d’enseignement de la lecture attentive des textes, transposées ici à la lecture des formes et des couleurs plutôt qu’à celle des mots.
Mon parcours avant la peinture, psychothérapeute puis professeure de Lettres, m’a habituée à observer longtemps avant d’agir, et à prendre au sérieux ce qui se joue dans une forme même silencieuse. Je retrouve quelque chose de cette attention dans la façon dont je construis mes compositions, couleur par couleur, plutôt que dans une improvisation rapide.
Acquérir Gemellini
Le prix affiché est en euros TTC, livraison comprise pour la France métropolitaine et l’Union européenne ; pour toute autre destination, le tarif est établi sur demande. Le règlement s’effectue par carte bancaire, par PayPal ou par virement, exigible immédiatement : aucun paiement fractionné n’est proposé.
La commande peut se faire directement en ligne ou par contact préalable, et une confirmation est envoyée par courriel sous 24 heures. Le délai de livraison n’est jamais annoncé à l’avance : il est communiqué au moment de la confirmation de commande. L’œuvre est emballée avec soin et un numéro de suivi est transmis dès l’expédition.
Toute réserve doit être mentionnée sur le bon de livraison, et un dommage éventuel signalé sous 48 heures. Un droit de rétractation de 14 jours s’applique, les frais de retour restant à la charge de l’acheteur. Un certificat d’authenticité signé accompagne la toile, mais l’achat ne transfère aucun droit de reproduction. En cas de litige, une médiation reste possible auprès de la FEVAD ou via la plateforme européenne de règlement en ligne des litiges. Pour toute question avant l’achat, contact@dominiquejoyeuxart.com reste le moyen le plus direct d’obtenir une réponse.
En résumé, l’acquisition de Gemellini se fait en une seule fois, au prix affiché, sans acompte ni solde différé : le règlement complet déclenche la préparation de l’envoi, et la confirmation reçue par courriel précise ensuite le délai de livraison, sans qu’aucune date ne soit promise avant cette étape.
Ces conditions s’appliquent de la même façon à toutes les toiles présentées sur le site, quelle que soit la collection à laquelle elles appartiennent : même délai de confirmation, même politique de rétractation, même certificat signé remis avec l’œuvre.
Questions fréquentes
Quelles sont les dimensions de Gemellini ?
Gemellini mesure 80 cm de hauteur pour 100 cm de largeur, un grand format peint à l’huile sur toile en 2017.
Sur quel support est peinte l’œuvre ?
C’est une huile sur toile, avec un fond orange et des contours dorés soulignant chaque forme.
L’œuvre est-elle vendue encadrée ?
Non, elle est vendue sans cadre, la peinture se prolongeant jusqu’aux bords de la toile.
Que représentent les deux visages de Gemellini ?
Deux figures endormies, l’une bleue et l’autre dorée, que j’ai voulues comme deux jumeaux avant leur naissance à un destin commun.
Quel est le prix de Gemellini et que comprend-il ?
Le prix affiché est de 2 900 € TTC, livraison comprise pour la France métropolitaine et l’Union européenne, avec certificat d’authenticité signé.
Comment acquérir Gemellini ?
La commande se fait en ligne ou par contact direct, avec confirmation par courriel sous 24 heures.
Un certificat d’authenticité est-il fourni ?
Oui, un certificat signé par Dominique Joyeux accompagne la toile, sans transfert de droit de reproduction.
Gemellini a-t-elle une cotation officielle ?
Oui, l’œuvre porte une cotation i-CAC de 3 040 €, distincte du prix de vente fixé par l’artiste.
Où vit et travaille Dominique Joyeux aujourd’hui ?
Dominique Joyeux vit et peint à Saint-Aunès, dans l’Hérault, après avoir vécu en Guadeloupe, à Wallis et en Corse.
Où les œuvres de Dominique Joyeux ont-elles été exposées ?
Ses toiles ont été montrées à Gênes, à Paris, à Barcelone, à Venise, au bord du lac de Côme et à Miami, et elle a reçu la médaille d’argent de l’Institut Européen des Arts Contemporains en 2016.
Quelle est la diagonale de Gemellini ?
Calculée à partir de ses côtés de 80 cm et 100 cm, la diagonale de cette toile atteint environ 128,1 cm.
Que symbolise le contour doré qui souligne chaque forme de Gemellini ?
Ce contour doré, présent sur chaque forme de la composition, agit comme un fil d’or dans une broderie et donne à l’ensemble un aspect précieux, cohérent avec l’idée d’une gestation mythique.
Les deux visages de Gemellini se ressemblent-ils exactement ?
Non, malgré leur traitement similaire, le visage bleu regarde légèrement vers le bas et le doré vers le haut, comme deux moitiés d’un même geste qui ne se répondent pas tout à fait.
Quelle est la surface peinte de Gemellini ?
La surface peinte de cette toile représente 8 000 cm², soit 0,8 mètre carré, dans un format horizontal proche du carré.







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