De vin, d’amour, de poésie est une huile sur toile peinte en 2016, au format 55 x 45 cm. J’y ai réuni trois ivresses dans une même composition ronde et colorée, où un disque orange domine un jeu de pétales pourpres, verts, rouges et turquoise. J’ai résumé cette œuvre par cette phrase : « Le vin, l’amour et la poésie sont trois ivresses que je voulais réunir dans une seule toile. » C’est cette idée de poésie mêlée aux deux autres ivresses qui a guidé le choix des couleurs, aussi vives les unes que les autres, sans qu’aucune ne domine longtemps le regard.

Ce que montre de poésie dans cette toile
En haut de la composition, un grand disque jaune indien occupe l’angle droit comme un soleil ou une lune pleine, entouré d’un vert tendre qui s’étire vers la gauche et d’un pourpre sombre qui referme l’angle opposé. Ce disque est le seul cercle parfait du tableau, et sa rondeur tranche avec les formes pointues et sinueuses qui l’entourent.
Juste en dessous, plusieurs pétales se rejoignent en étoile autour d’un centre commun : un pétale turquoise allongé, un pétale rouge plus court, et un pétale pourpre qui vient border le tout. Ces formes ne sont pas symétriques, elles se chevauchent et se déforment les unes les autres, comme si chacune des trois ivresses du titre tirait la composition dans sa propre direction.
Plus bas encore, une seconde ellipse pourpre, plus petite et plus sombre, enferme en son centre un cercle turquoise clair : un œil ou une graine, posé au creux d’une forme plus grande, à la manière d’un motif qui reviendra dans d’autres toiles de la collection. Autour d’elle, le rouge et le vert reprennent, en bandes plus larges, jusqu’aux bords du tableau.
Le bas de la composition s’ouvre sur une large bande vermillon qui traverse la toile presque de part en part, comme un fil conducteur reliant les formes du haut à celles du bas. Un coin de bleu turquoise clair, en bas à gauche, vient rompre la dominante chaude du reste de la toile et donne à l’ensemble une respiration plus fraîche.
Aucune figure humaine n’apparaît dans cette toile : tout y est affaire de formes et de couleurs qui se répondent, comme le ferait un poème où les mots comptent moins que le rythme qu’ils installent entre eux. C’est cette absence de récit figuré, au profit d’une pure composition colorée, qui m’a semblé la façon la plus juste de peindre une ivresse.
En prenant du recul par rapport à la toile, on remarque que le disque jaune indien du haut et la bande jaune du bas se répondent en écho, comme si la même couleur, la même ivresse solaire, ouvrait et refermait la composition. Entre les deux, les pétales du centre jouent le rôle d’un mouvement plus instable, presque tournoyant.
Un dernier détail mérite d’être noté : la petite sphère bleu très pâle qui apparaît au creux du pourpre, vers le bas de la composition, reprend presque la même teinte que le disque orange du haut, en négatif, comme un rappel discret d’un bout à l’autre de la toile.
Je n’ai pas cherché à représenter une scène précise derrière ce jeu de pétales et de disques : la toile reste d’abord une composition de couleurs pures, et c’est au regardeur de lui prêter, ou non, l’image d’une ivresse partagée que suggère le titre. Ce titre emprunté à un poème de Baudelaire m’a donné la liberté d’improviser selon mon inspiration.

Matière et geste
J’ai peint De vin, d’amour, de poésie à l’huile, avec une matière volontairement épaisse, appliquée au couteau par endroits pour que la lumière accroche le relief de la pâte. On voit, en s’approchant de la toile, les stries laissées par cet outil, en particulier dans les grands aplats jaune et vert du haut de la composition.
Le contour de chaque forme est marqué d’un trait sombre, plus discret que dans d’autres toiles de la collection, ce qui laisse les couleurs se fondre un peu plus les unes dans les autres à leurs frontières. Cette porosité entre les zones colorées correspond bien à l’idée de mélange que porte le titre : le vin, l’amour et la poésie ne sont jamais tout à fait séparables.
J’ai choisi une palette de couleurs complémentaires, l’orange face au vert, le rouge face au turquoise, pour que chaque zone fasse vibrer sa voisine plutôt que de s’y fondre. Le geste reste le même d’une forme à l’autre : remplir une zone délimitée par le dessin, puis revenir localement au couteau pour donner du corps à la matière.
L’œuvre est vendue sans cadre, la peinture continuant jusqu’aux bords de la toile, dans la même logique que le reste de mes toiles à l’huile de cette période.
Comme pour les autres huiles de cette période, je n’ai pas verni la surface après séchage : je préfère garder la matière mate, plus proche de la texture réelle du pigment.

Le format en question
De vin, d’amour, de poésie mesure 55 cm de hauteur pour 45 cm de largeur, un format vertical plus haut que large, avec un rapport d’environ 1,2. Cette orientation verticale accompagne le mouvement ascendant de la composition, du grand ruban jaune du bas jusqu’au disque jaune du haut.
La surface peinte représente environ 2 475 cm², un moyen format qui reste facile à intégrer dans un salon ou une chambre, sans exiger le mur entier que demanderait une toile plus grande.
Le disque jaune, à lui seul, occupe presque un cinquième de la surface totale du tableau : c’est la forme la plus lisible de la composition, celle qui sert de point de départ au regard avant qu’il ne descende vers les pétales plus complexes du centre et du bas.
À cette échelle verticale, le grand disque jaune du haut reste visible depuis l’autre bout d’une pièce, tandis que les pétales plus fins du centre demandent un regard plus rapproché pour distinguer le petit cercle turquoise niché dans l’ellipse pourpre.

Une place dans la collection
De vin, d’amour, de poésie appartient à la collection Poésie, Tendresse et Mystère, où plusieurs toiles explorent, chacune à sa manière, des états intérieurs plutôt que des scènes du quotidien. Ici, c’est l’ivresse au sens large, celle du vin autant que celle des sentiments et de poésie, qui sert de point de départ à la composition, comme le titre le pose dès le premier mot jusqu’à ce dernier segment de poésie qui referme l’énumération.
La même liberté de couleur pure se retrouve dans Le Dernier Vaisseau, où un mouvement de départ occupe toute la toile, et dans Matriochka II, dont les formes imbriquées répondent, sur un mode plus dense, à la même logique de superposition.
Chacune de ces toiles garde sa propre gamme de couleurs, mais toutes partagent ce refus de raconter une scène au profit d’un rythme de formes et de couleurs. Pour parcourir l’ensemble des œuvres de la série, la page de la collection Poésie, Tendresse et Mystère les réunit toutes.
Cette collection rassemble 57 œuvres, peintes à des dates différentes et avec des techniques variées, acrylique, huile ou peinture sur bois, sans qu’aucune ne cherche à répéter la précédente.
Ce sous-ensemble de toiles présenté ici partage, avec le reste de la collection, un même goût pour les couleurs franches et les contours cernés de noir, une méthode que je retrouve d’une toile à l’autre malgré la diversité des sujets.
Dominique Joyeux, l’artiste
Je suis née en 1951 à Poitiers. Elle a exercé comme psychothérapeute, puis comme professeure de Lettres, avant de me consacrer entièrement à la peinture. J’ai vécu en Guadeloupe, à Wallis et en Corse, et vis aujourd’hui à Saint-Aunès, dans l’Hérault.
Mon travail a été montré à Gênes, Paris, Barcelone, Venise, au bord du lac de Côme et à Miami. En 2016, j’ai reçu la médaille d’argent de l’Institut Européen des Arts Contemporains. La cotation de mes oeuvres porte le numéro 017/308 auprès de l’i-CAC, l’Institut de Cotation des Artistes Contemporains : on peut consulter ma page sur i-cac.fr.
De vin, d’amour, de poésie prolonge, comme le reste de la collection Poésie, Tendresse et Mystère, une recherche menée depuis plusieurs années sur la couleur pure et la forme organique, une recherche que ses années d’enseignement des Lettres et sa pratique antérieure de l’écoute clinique ont sans doute nourrie. Chaque toile part d’une intuition visuelle plutôt que d’une esquisse préparatoire, et se construit par ajustements successifs de la couleur et de la ligne. Pour toute question sur cette œuvre ou sur la collection, on peut écrire à contact@dominiquejoyeuxart.com.
Je peins sans photographie ni esquisse préalable qui figerait la composition à l’avance : le dessin et la couleur se décident ensemble, au fil du travail sur la toile. C’est une façon de procéder qui doit sans doute quelque chose à mes années d’enseignement de la lecture attentive des textes, transposées ici à la lecture des formes et des couleurs plutôt qu’à celle des mots.
Mon parcours avant la peinture, psychothérapeute puis professeure de Lettres, m’a habituée à observer longtemps avant d’agir, et à prendre au sérieux ce qui se joue dans une forme même silencieuse. Je retrouve quelque chose de cette attention dans la façon dont je construis mes compositions, couleur par couleur, plutôt que dans une improvisation rapide.
Acquérir De vin, d’amour, de poésie
Le prix affiché est en euros TTC, livraison comprise pour la France métropolitaine et l’Union européenne ; pour toute autre destination, le tarif est établi sur demande. Le règlement s’effectue par carte bancaire, par PayPal ou par virement, exigible immédiatement : aucun paiement fractionné n’est proposé.
La commande peut se faire directement en ligne ou par contact préalable, et une confirmation est envoyée par courriel sous 24 heures. Le délai de livraison n’est jamais annoncé à l’avance : il est communiqué au moment de la confirmation de commande. L’œuvre est emballée avec soin et un numéro de suivi est transmis dès l’expédition.
Toute réserve doit être mentionnée sur le bon de livraison, et un dommage éventuel signalé sous 48 heures. Un droit de rétractation de 14 jours s’applique, les frais de retour restant à la charge de l’acheteur. Un certificat d’authenticité signé accompagne la toile, mais l’achat ne transfère aucun droit de reproduction. En cas de litige, une médiation reste possible auprès de la FEVAD ou via la plateforme européenne de règlement en ligne des litiges. Pour toute question avant l’achat, contact@dominiquejoyeuxart.com reste le moyen le plus direct d’obtenir une réponse.
En résumé, l’acquisition de De vin, d’amour, de poésie se fait en une seule fois, au prix affiché, sans acompte ni solde différé : le règlement complet déclenche la préparation de l’envoi, et la confirmation reçue par courriel précise ensuite le délai de livraison, sans qu’aucune date ne soit promise avant cette étape.
Ces conditions s’appliquent de la même façon à toutes les toiles présentées sur le site, quelle que soit la collection à laquelle elles appartiennent : même délai de confirmation, même politique de rétractation, même certificat signé remis avec l’œuvre.
Questions fréquentes
Quelles sont les dimensions de De vin, d’amour, de poésie ?
L’œuvre mesure 55 cm de hauteur pour 45 cm de largeur, un moyen format peint à l’huile sur toile en 2016.
Sur quel support est peinte l’œuvre ?
C’est une huile sur toile, appliquée par endroits au couteau pour donner du relief à la matière.
L’œuvre est-elle vendue encadrée ?
Non, elle est vendue sans cadre, la peinture se prolongeant jusqu’aux bords de la toile.
Quel est le prix de l’œuvre et que comprend-il ?
Le prix affiché est de 1 200 € TTC, livraison comprise pour la France métropolitaine et l’Union européenne, avec certificat d’authenticité signé.
Comment acquérir cette toile ?
La commande se fait en ligne ou par contact direct, avec confirmation par courriel sous 24 heures.
Un certificat d’authenticité est-il fourni ?
Oui, un certificat signé par Dominique Joyeux accompagne la toile, sans transfert de droit de reproduction.
Peut-on retourner l’œuvre après achat ?
Un droit de rétractation de 14 jours s’applique, les frais de retour restant à la charge de l’acheteur.
Cette toile a-t-elle une cotation officielle ?
Oui, l’œuvre porte une cotation i-CAC de 1 200 €, distincte du prix de vente fixé par l’artiste.
Où vit et travaille Dominique Joyeux aujourd’hui ?
Dominique Joyeux vit et peint à Saint-Aunès, dans l’Hérault, après avoir vécu en Guadeloupe, à Wallis et en Corse.
Où les œuvres de Dominique Joyeux ont-elles été exposées ?
Ses toiles ont été montrées à Gênes, à Paris, à Barcelone, à Venise, au bord du lac de Côme et à Miami, et elle a reçu la médaille d’argent de l’Institut Européen des Arts Contemporains en 2016.







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