Couchant sur le marais, tableau de 60 x 50 cm peint en 2022 : acrylique sur toile, format vertical, pièce unique. Des éclats de couleur en pâte épaisse sont serrés les uns contre les autres dans un réseau de cloisons noires, sans qu’aucun fond n’apparaisse. La phrase que j’ai écrite pour cette toile la situe dans mon travail : « Mosaïque des reflets du couchant, dans la tradition de ma série mosaïque ».
Couchant sur le marais reprend donc un principe que j’emploie depuis plusieurs années, appliqué ici à une lumière de fin de jour sur l’eau. La gamme est plus large que dans mes autres mosaïques, avec du rose, du bleu profond, du turquoise et du rouge sombre.
Couchant sur le marais : ce que montre la toile
La surface est entièrement remplie, une quarantaine de plages de couleur occupant le champ, séparées par un lacis noir dont l’épaisseur varie du simple trait à plusieurs centimètres. Comme dans un vitrail, ce sont les cloisons qui dessinent, et les couleurs qui remplissent. Les formes n’ont aucune régularité: on y trouve des masses arrondies, des triangles étirés, des croissants fins, des éclats à peine plus grands qu’un doigt. Elles ne se répètent jamais et ne suivent aucune trame, leur seul principe commun est de se toucher par le noir.
La gamme compte six couleurs: un bleu outremer soutenu, un turquoise clair, un vert émeraude profond, un jaune orangé chaud, un rouge sombre presque grenat, et un rose sourd. Ce rose est la couleur la plus inhabituelle de la toile, et c’est elle qui donne au tableau son moment de la journée : elle apparaît là où la lumière rase l’eau.
La répartition suit une diagonale: les bleus et les turquoise dominent la moitié gauche et le bas, les jaunes et les rouges occupent la partie haute et le centre droit. Le rose se glisse entre les deux, en trois taches principales, une à gauche à mi-hauteur, une plus large à droite, une plus petite en bas.
Les plus grandes plages se trouvent au centre du tableau : un rouge sombre en forme de coussin, un rose largement étalé à sa droite, un jaune orangé au-dessus qui s’incurve comme une aile. Ces trois masses forment le cœur de la composition; autour d’elles, les formes rétrécissent et se multiplient vers les bords.
La matière est épaisse partout, chaque plage porte les traces du couteau : des ondes, des tourbillons courts, des stries parallèles. Ces traces ne suivent pas la même direction d’une forme à l’autre, si bien que la lumière frappe chaque compartiment différemment. C’est ce qui fait bouger la surface quand on se déplace devant elle.
Le noir des cloisons est lui aussi travaillé en relief, avec une texture rugueuse qui absorbe la lumière au lieu de la renvoyer. L’écart entre ce noir mat et les couleurs brillantes est ce qui donne au tableau sa profondeur apparente, alors que tout y est sur le même plan.
L’acrylique au couteau et le réseau noir
La technique est l’acrylique sur toile. Mon fichier d’atelier indique « acrylique » et « toile » pour cette œuvre, sans matière rapportée.
La toile se lit en deux couches, d’une part, le réseau noir, posé en pâte rugueuse, court sous les couleurs et fixe la carte du tableau ; d’autre part, les plages colorées viennent s’inscrire dans les espaces qu’il laisse libres, une par une, jusqu’à ce qu’il ne reste plus de vide.
L’acrylique convient à ce travail parce qu’elle sèche vite. Sur une quarantaine de compartiments, il faut pouvoir remplir un voisin sans attendre le séchage du précédent, et sans que les deux couleurs se mêlent au contact du noir.
L’épaisseur de la pâte est ce qui distingue cette série de mes toiles à l’huile. Là où l’huile me sert à poser des aplats lisses cernés d’un trait, l’acrylique au couteau me sert à faire du relief. La couleur n’est pas seulement vue : elle est aussi sculptée, et elle change d’aspect selon l’heure et selon l’éclairage de la pièce.
Le titre ne décrit pas un lieu précis, ce que j’en dis tient dans la phrase inscrite sur cette fiche : « Mosaïque des reflets du couchant, dans la tradition de ma série mosaïque ». Le tableau reste une peinture abstraite, et le marais y est une lumière plutôt qu’un paysage.
Un format vertical de 60 x 50 cm
Le tableau mesure 60 centimètres de haut sur 50 de large, soit un rapport de 1,2 entre hauteur et largeur et une surface de 0,30 mètre carré. C’est un format vertical modéré, très proche du carré.
Cette proportion sert la composition : un format plus étroit aurait forcé les grandes masses centrales à s’aligner verticalement, un format horizontal les aurait dispersées. Ici, elles se répartissent en éventail autour du centre et occupent à elles trois environ un quart de la surface.
La densité du réseau change avec la hauteur : le tiers supérieur contient les plages les plus larges, notamment le bleu outremer et le jaune orangé du haut. Le tiers inférieur est plus fragmenté, avec des formes plus petites et davantage de noir visible. Cette différence donne au tableau une légèreté en haut et une assise en bas.
Dans mon catalogue, 60 x 50 cm relève du moyen format. À cette dimension, la toile se lit de près, à un mètre ou moins, où la matière et les reliefs de couteau sont visibles. C’est un tableau qui gagne à être accroché dans un passage ou à hauteur de regard dans une petite pièce.
Cellules vives et continents rêvés, une collection de 29 œuvres
Couchant sur le marais appartient à la collection Cellules vives et continents rêvés, qui rassemble aujourd’hui 29 tableaux dans ma boutique. La collection tient ensemble deux familles : des formes closes et cloisonnées, et des étendues qui se lisent comme des paysages ; cette toile appartient aux deux à la fois. Sa construction est celle d’un tissu cloisonné, mais son titre et sa lumière la rattachent au paysage. C’est ce qui en fait un bon point d’entrée dans la collection.
Le rapprochement le plus net se fait avec Copernic, peint la même année, avec la même acrylique en pâte épaisse et le même réseau noir, mais sur une toile ronde et dans une gamme plus vive. Le principe de cloisonnement se retrouve aussi, en technique mixte et avec des cordons dorés, dans Continents endormis.
À l’écart de ces mosaïques, Bouderies montre l’autre versant de mon travail, avec des formes isolées sur un fond laissé visible.
Cette peinture abstraite est la plus petite des cinq œuvres présentées ici, et celle qui demande le regard le plus proche. Une acrylique sur toile travaillée en pâte épaisse se lit à un mètre, là où une grande huile à aplats se lit à trois.
Chaque tableau de la collection est un exemplaire unique. Je ne réalise ni série ni reproduction, et les formats varient d’une œuvre à l’autre selon ce que la composition demande.
Dominique Joyeux, l’artiste
Je suis née en 1951 à Poitiers. J’ai été psychothérapeute, puis professeure de Lettres, avant de me consacrer à la peinture. J’ai vécu et travaillé en Guadeloupe, à Wallis et en Corse, où je me suis formée au dessin, au pastel, à l’acrylique, à l’huile et aux techniques mixtes. Je peins aujourd’hui à Saint-Aunès, dans l’Hérault, près de Montpellier.
Mon travail a été exposé à Gênes, Paris, Barcelone, Venise, sur le lac de Côme et à Miami. J’ai reçu en 2016 la médaille d’argent de l’Institut Européen des Arts Contemporains. Ma cotation est enregistrée auprès de l’i-CAC sous le numéro 017/308 et consultable en ligne.
Couchant sur le marais est cotée 1 460 euros à l’i-CAC. Le prix affiché sur cette page est celui de la boutique du site.
Acquérir cette œuvre
Couchant sur le marais est une œuvre originale en un seul exemplaire. Elle est accompagnée d’un certificat d’authenticité signé, remis avec chaque œuvre vendue sur ce site.
Elle est vendue sans cadre, si mon fichier d’atelier recense les œuvres montées en caisse américaine, celle-ci n’en fait pas partie : la toile est livrée telle quelle. Une caisse américaine ouverte peut être ajoutée ensuite par un encadreur.
Le prix est indiqué en euros toutes taxes comprises. Les frais de livraison sont inclus pour la France métropolitaine et les pays de l’Union européenne. Pour une livraison vers une autre destination, écrivez-moi avant de commander à contact@dominiquejoyeuxart.com.
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Questions fréquentes
L’œuvre est-elle encadrée ?
Non, elle est vendue sans cadre ; seules quelques œuvres de mon catalogue sont montées en caisse américaine, et Couchant sur le marais n’en fait pas partie.
S’agit-il d’un original ?
Oui. C’est une pièce unique peinte en 2022, en un seul exemplaire, livrée avec son certificat d’authenticité signé. Aucune reproduction n’en est vendue.
Quelle est exactement la technique ?
Acrylique sur toile, posée en pâte épaisse au couteau. Les plages de couleur sont remplies une par une ; le réseau noir est monté ensuite.
Quelles sont les dimensions ?
60 cm de haut sur 50 cm de large, format vertical, sur toile.
Que veut dire « série mosaïque » ?
C’est le nom que je donne à mes toiles construites en compartiments de couleur séparés par un réseau. Plusieurs œuvres de mon catalogue relèvent de ce principe, avec des cloisons noires ou dorées selon les cas.
La surface est-elle en relief ?
Oui. La pâte est épaisse et garde les traces du couteau, y compris dans le noir des cloisons. Le tableau change d’aspect selon l’éclairage et l’angle de vue.
Les frais de livraison sont-ils compris dans le prix ?
Oui, pour la France métropolitaine et l’Union européenne. Au-delà, contactez-moi pour un devis avant la commande.
Quels moyens de paiement acceptez-vous ?
Carte bancaire en paiement sécurisé, PayPal, ou virement bancaire dont les coordonnées sont communiquées sur demande.
Puis-je changer d’avis après réception ?
Oui, vous avez 14 jours à compter de la réception pour exercer votre droit de rétractation, sans justification. L’œuvre doit revenir dans son emballage d’origine et en parfait état, les frais de retour étant à votre charge.
L’achat donne-t-il des droits sur l’image de l’œuvre ?
Non. L’acquisition d’une œuvre originale transfère la propriété de l’objet, pas les droits d’auteur. La reproduction, la représentation et l’exploitation commerciale de l’image restent soumises à mon autorisation écrite, comme pour toutes les œuvres présentées sur ce site.
Que signifie la cotation i-CAC de 1 460 euros ?
L’i-CAC tient un registre de cotation des artistes contemporains. Ma cotation y est enregistrée sous le numéro 017/308. La valeur de référence retenue pour cette peinture abstraite est de 1 460 euros. Le prix affiché en boutique est de 1 200 euros.
Le tableau se voit-il différemment selon l’heure ?
Oui. La pâte est assez épaisse pour projeter de petites ombres, et le relief change avec l’angle de la lumière. Une acrylique sur toile travaillée ainsi n’a pas le même aspect le matin et le soir.
Quelle différence avec vos toiles à l’huile ?
Mes huiles sont peintes en aplats lisses cernés d’un trait noir fin. Ici, l’acrylique sur toile est posée au couteau en relief, et le noir est lui-même une matière. Ce sont deux façons de faire de la peinture abstraite qui coexistent dans mon travail.
Que faire en cas de désaccord après l’achat ?
Écrivez-moi d’abord à contact@dominiquejoyeuxart.com pour que nous cherchions une solution. En l’absence d’accord, le Médiateur du e-commerce de la FEVAD peut être saisi, et la plateforme européenne de règlement en ligne des litiges reste ouverte.







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