Floraison hivernale est une huile sur toile que j’ai peinte en 2024, au format 60 x 70 cm, vendue sans cadre. Le titre m’est venu en pensant à cette saison où tout semble arrêté en surface alors qu’une énergie continue de circuler dessous. J’ai choisi de peindre cette énergie contenue à travers des formes en cors, comme si un souffle invisible les faisait vibrer. La phrase que j’ai écrite pour cette toile tient en une ligne : « Que le son des cors vienne réveiller la vie ». Huit pavillons rayonnent depuis un centre commun, en jaune, en orange, en rouge et en bleu marine, sur un fond blanc cassé qui reste largement visible.
Floraison hivernale : ce que montre la toile
La composition s’organise autour d’un nœud central duquel partent huit formes en cors, chacune orientée dans une direction différente. L’une pointe vers le haut à gauche en jaune et rouge, une autre vers le haut à droite en bleu marine, une troisième s’étire à l’horizontale sur la droite en orange et rouge. En bas, deux cors redescendent vers le bord inférieur de la toile, l’un en orange pur, l’autre partagé entre le jaune et le bleu.Aucune répétition dans la répartition des couleurs, ces instruments de musique ont leur propre autonomie même s’ils jouent en symphonie.
Chaque pavillon est peint dans une couleur franche à l’extérieur et dans une teinte plus sombre à l’intérieur du cône, ce qui suggère la profondeur de l’instrument sans jamais recourir à un dégradé. Le trait noir qui cerne chaque forme reste d’une épaisseur constante du début à la fin, comme le plomb d’un vitrail, et c’est lui qui rend lisible un enchevêtrement qui pourrait autrement se confondre en une seule masse.
Au centre, là où les huit cors se croisent, les couleurs se répondent en une zone plus dense. Un disque rouge apparaît entre deux pavillons orange, une forme jaune en losange se glisse entre deux cors bleu marine, et deux petites formes orange la soulignent par-dessous. C’est la partie la plus chargée de la toile, celle que l’œil rejoint après avoir suivi un cor puis un autre.
Le bleu marine n’apparaît que sur trois pavillons, toujours en alternance avec les tons chauds qui dominent le reste de la composition. Cette répartition inégale évite que la toile ne bascule entièrement du côté de l’orange et du rouge, et elle donne au regard un point d’ancrage plus frais à chaque tour.
Le fond, blanc, texturé au couteau, occupe plus de la moitié de la surface. Il n’est jamais recouvert entièrement autour du bouquet de cors, si bien que la composition semble flotter plutôt qu’occuper toute la toile. Cette réserve de blanc évoque pour moi la lumière pâle de l’hiver, celle qui éclaire sans réchauffer, et sur laquelle les couleurs du bouquet central prennent tout leur relief.
Je n’ai peint aucun élément figuratif reconnaissable en dehors de la forme du cor elle-même, répétée et réorientée à chaque occurrence. Cette répétition, avec ses variations d’angle et de couleur, construit le mouvement giratoire de l’ensemble et explique le titre : les cors annoncent un signal, presque une fanfare, et leur disposition en étoile rappelle l’ouverture d’une fleur qui s’épanouirait malgré la saison froide.
Un examen plus attentif du nœud central montre que les huit pavillons ne se croisent jamais tous au même point. Trois zones de croisement se distinguent nettement, la plus dense au centre géométrique de la toile, et deux plus petites, l’une légèrement décalée vers le haut, l’autre vers le bas. Cette absence d’un point de convergence unique évite que la composition ne se fige autour d’un centre trop marqué.
Avec ses 0,42 mètre carré, Floraison hivernale se situe au-dessus de la moyenne de ce groupe de huit toiles, qui s’établit autour de 0,37 mètre carré. Elle reste toutefois plus petite qu’Éclats de rire, la plus grande du groupe avec 0,53 mètre carré.
Le fond blanc n’est pas uniformément lisse du fait du travail effectué au couteau: des différences d’épaisseur sont perceptbles,en particulier près des angles, là où aucun pavillon ne vient la recouvrir. C’est un choix que je fais depuis plusieurs années, pour que le geste du peintre reste perceptible même dans les zones les plus neutres de la composition.
La matière et le geste dans Floraison hivernale
Cette toile est peinte à l’huile, un médium que j’utilise pour sa capacité à garder un aplat dense et mat une fois sec. Les huit pavillons sont posés en couleur pure, sans mélange visible sur la toile, et le passage d’une teinte à l’autre se fait toujours par la ligne noire plutôt que par un dégradé.
Le geste ici consiste à construire chaque cor comme une forme fermée avant de la faire se croiser avec les autres. Je dessine d’abord le tracé général au crayon sur la toile, puis je pose les aplats un par un, en respectant l’ordre des superpositions pour que les zones de croisement restent cohérentes. Le trait noir vient toujours en dernier, une fois les couleurs sèches, et c’est lui qui referme chaque forme sur elle-même.
La toile elle-même garde une légère texture visible sous la couche blanche du fond, que l’on perçoit surtout en lumière rasante. Je n’ai pas cherché à la lisser complètement, parce que cette matière discrète évite que le fond ne devienne un vide neutre et sans vie.
Les couleurs employées, jaune, orange, rouge et bleu marine, sont posées à pleine saturation. Je n’éclaircis ni n’assombris les teintes d’un pavillon à l’autre, sauf pour marquer l’intérieur du cône, plus sombre que son pourtour. Ce choix de couleurs pures, sans nuance intermédiaire, est celui que j’applique à la plupart des toiles à formes cernées de la collection Joie de vivre.
Ce travail de superposition contrôlée, quand huit formes doivent se croiser sans se brouiller, occupe la plus grande partie du temps de peinture, bien davantage que la pose des couleurs elle-même.
Le format 60 x 70 cm de Floraison hivernale
Floraison hivernale mesure 60 centimètres de haut sur 70 de large, soit un rapport de 0,86 entre hauteur et largeur et une surface de 0,42 mètre carré. C’est un format horizontal, légèrement plus large que haut, qui relève du moyen format dans mon catalogue.
Cette proportion sert la composition en étoile. Il fallait assez de largeur pour que les cors qui partent vers la gauche et vers la droite puissent se déployer sans toucher le bord de la toile, tout en gardant une hauteur suffisante pour les deux pavillons qui redescendent vers le bas.
Le bouquet central, là où les huit cors se croisent, occupe environ un tiers de la surface totale. Les pavillons eux-mêmes, une fois leurs pointes comptées, couvrent près de la moitié de la toile, et le fond blanc cassé se partage le reste.
Ce format horizontal se retrouve dans plusieurs toiles de la collection Joie de vivre peintes à la même période, où le motif du cor ou de la trompette occupe une place centrale. La toile est vendue sans caisse américaine, et se prête à un encadrement classique si vous le souhaitez.
Floraison hivernale dans la collection Joie de vivre
Floraison hivernale appartient à la collection Joie de vivre, une série où je reviens souvent à des formes qui évoquent la musique et le mouvement plutôt qu’un sujet reconnaissable. Le motif du cor, ou de la trompette dont le pavillon s’ouvre vers l’extérieur, structure plusieurs toiles de cette série.
On retrouve ce même vocabulaire de formes en cors dans Choeur, peinte l’année suivante sur un fond noir qui change complètement l’effet des mêmes couleurs. La comparaison entre les deux toiles montre combien le fond, clair ici et sombre là-bas, transforme la lecture d’un motif pourtant proche.
Le thème de la fête et du signal sonore traverse aussi Feu d’artifice, où des formes proches en trompette éclatent depuis un centre commun dans une palette plus froide. Ces trois toiles, Floraison hivernale, Feu d’artifice et Choeur, forment un petit ensemble autour du même geste giratoire.
Dans un registre différent, Fête des moissons reprend l’idée d’une composition tournante mais avec des formes en spirale plutôt qu’en cors, sur une palette dominée par le bleu et l’orange.
Chaque toile de la collection Joie de vivre reste un exemplaire unique. Je ne réalise ni série ni reproduction, et le format de chacune répond à ce que la composition impose plutôt qu’à une taille standard.
La cotation retenue pour Floraison hivernale à l’i-CAC est de 1 770 euros. Le prix affiché sur cette page est celui de la boutique du site, et il vaut pour cette huile sur toile en moyen format.
Ce groupe de la collection Joie de vivre réunit huit toiles de peinture abstraite peintes entre 2014 et 2025 : Esperanto, la plus ancienne, Envol peinte en 2016, puis Feu d’artifice, Fête des moissons et Éclats de rire, toutes trois de 2023, suivies de Floraison hivernale et Fêter avril en 2024, et enfin Choeur, achevée en 2025.
Six de ces toiles sont des huiles sur toile, les deux autres, Esperanto et Éclats de rire, des acryliques sur toile. Une seule, Esperanto, est montée en caisse américaine ; les sept autres sont vendues sans cadre.
Les formats s’étendent de 46,5 x 50 cm à 81 x 65 cm, tous classés en moyen format dans mon catalogue, et les cotations à l’i-CAC vont de 1 200 à 2 080 euros selon l’année et le format. Les prix affichés en boutique tiennent compte de ces cotations, du format et de la technique, sans les reprendre à l’identique et sans qu’une règle unique s’applique à l’ensemble.
Malgré ces différences de technique, de date et de dimension, les huit toiles partagent un même vocabulaire de formes cernées d’un trait sombre ou doré, posées en aplat sur un fond qui reste, sauf pour Esperanto et Choeur, largement visible autour du motif central.
C’est ce trait qui referme chaque forme et qui donne à l’ensemble de ces huit toiles sa cohérence, quel que soit le sujet évoqué, cor, spirale, courbe dispersée, pavage ou silhouette dansante.
Dominique Joyeux, l’artiste
Je suis née en 1951 à Poitiers. J’ai été psychothérapeute, puis professeure de Lettres, avant de me consacrer à la peinture. J’ai vécu et travaillé en Guadeloupe, à Wallis et en Corse, où je me suis formée au dessin, au pastel, à l’acrylique, à l’huile et aux techniques mixtes. Je peins aujourd’hui à Saint-Aunès, dans l’Hérault, près de Montpellier.
Mon travail a été exposé à Gênes, Paris, Barcelone, Venise, sur le lac de Côme et à Miami. J’ai reçu en 2016 la médaille d’argent de l’Institut Européen des Arts Contemporains. Ma cotation est enregistrée auprès de l’i-CAC sous le numéro 017/308 et consultable en ligne.
Acquérir Floraison hivernale
Acquérir Floraison hivernale revient à acheter une œuvre originale en un seul exemplaire, accompagnée d’un certificat d’authenticité signé, remis avec chaque œuvre vendue sur ce site.
Cette toile est vendue sans caisse américaine. Le prix affiché est indiqué en euros toutes taxes comprises, frais de livraison inclus pour la France métropolitaine et les pays de l’Union européenne. Pour une livraison vers une autre destination, écrivez-moi avant de commander à contact@dominiquejoyeuxart.com.
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Questions fréquentes
Floraison hivernale est-elle une œuvre originale ?
Oui. C’est une huile sur toile peinte en 2024, en un seul exemplaire, livrée avec son certificat d’authenticité signé. Je ne réalise aucune reproduction de mes tableaux.
Quelles sont les dimensions de Floraison hivernale ?
60 centimètres de haut sur 70 de large, un format horizontal qui relève du moyen format dans mon catalogue.
Floraison hivernale est-elle vendue encadrée ?
Non, elle est vendue sans caisse américaine. Vous pouvez la faire encadrer selon vos goûts, ou l’accrocher telle quelle sur son châssis.
Combien de temps faut-il pour recevoir la toile ?
Le délai de livraison vous est communiqué au moment de la confirmation de commande, par courriel, sous 24 heures.
Puis-je retourner l’œuvre si elle ne me convient pas ?
Oui, vous disposez de 14 jours à compter de la réception pour exercer votre droit de rétractation, les frais de retour restant à votre charge.
Comment vous contacter à propos de cette toile ?
Par courriel à contact@dominiquejoyeuxart.com, je réponds personnellement à chaque message.
Que signifient les huit formes en cors ?
Elles ne représentent pas des instruments précis. J’ai choisi cette forme en pavillon pour évoquer un signal sonore et un mouvement giratoire, sans intention narrative plus définie.
Le prix inclut-il la livraison ?
Oui, pour la France métropolitaine et l’Union européenne. Pour toute autre destination, écrivez-moi avant de commander.







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