En attendant la nuit, peinture abstraite peinte à l’huile sur toile, mesure 82 x 160 cm et date de 2016. Sur un fond orange qui occupe presque tout l’espace, des formes géométriques aux contours noirs se déploient comme des voiles ou des ailes prises dans une lumière de fin de jour.
J’ai résumé cette œuvre par cette phrase : « L’heure où les ombres modifient les perspectives ». Le tableau construit cette heure incertaine où la lumière rasante déforme ce qu’elle éclaire, avant que la nuit ne l’efface tout à fait. J’ai travaillé cette toile en pensant à ce moment précis de la journée où les contours des choses s’allongent et changent de sens sans que rien d’autre ne bouge réellement autour de nous.

Ce que montre la toile En attendant la nuit
La composition de En attendant la nuit s’organise autour d’un grand triangle rouge qui occupe tout le haut de la toile, comme une voile tendue par un vent contraire. Ce triangle repose sur un ensemble de formes bleu ceruleum, bleu ciel et et indigo qui s’imbriquent les unes dans les autres, certaines très sombres, presque noires, d’autres d’un bleu plus clair qui laisse deviner de la profondeur.
Au centre gauche, un cercle bleu ciel encadre un motif en forme de fenêtre à croisillons, dessiné en rouge et bleu marine : c’est le seul élément de la toile qui évoque directement une architecture, une ouverture par laquelle regarder. Ce médaillon donne son sens au titre, comme si le tableau montrait littéralement une fenêtre par laquelle on attend que la nuit tombe.
Sur la droite, une grande forme rouge en amande occupe le bas de la composition, bordée de bleu marine et posée sur un triangle jaune qui perce le fond orange comme un dernier rayon de soleil. Plus haut, une pointe bleu marine isolée se détache du reste, presque comme un oiseau qui s’envole hors du cadre principal de la composition.
Le bas de la toile est traversé par une ligne noire sinueuse qui sépare le ciel orange du sol, suggérant un horizon sans jamais le représenter de façon littérale. Les triangles jaunes qui apparaissent par endroits, entre les grandes formes bleues et rouges, agissent comme des éclats de lumière rasante, ce moment précis où le soleil bas découpe des zones vives entre les ombres portées.
L’ensemble reste construit selon une géométrie stricte, aux contours noirs cernés avec précision, mais la palette chaude et les formes organiques qui s’y nichent, comme ce médaillon bleu à la fenêtre rouge, empêchent la composition de devenir froide. C’est un paysage intérieur autant qu’un paysage de fin de jour, où les perspectives se déforment sous l’effet d’une lumière qui décline.
Aucune figure humaine n’apparaît dans cette toile, et pourtant l’impression d’un lieu habité reste forte, portée par cette fenêtre centrale qui suppose un regard posé derrière elle. Le titre prend alors tout son sens : on n’assiste pas au coucher du soleil lui-même, mais à l’attente qui le précède, ce moment suspendu où la lumière décline sans que la nuit soit encore là. Les formes ne bougent pas, mais leur agencement en biais, jamais parfaitement horizontal ni vertical, donne à l’ensemble une tension qui évoque le passage du temps plus qu’un instant figé.
Je retrouve dans cette absence de personnage une manière de peindre que j’affectionne particulièrement pour les scènes qui parlent d’attente : le spectateur occupe la place qui serait celle d’un observateur, face à la fenêtre, sans qu’aucune présence ne vienne s’interposer entre lui et la lumière orangée du fond. Cette frontalité, renforcée par la symétrie relative de la composition, invite à s’arrêter plutôt qu’à traverser la toile du regard.

Matière et geste
L’huile permet ici des aplats francs et bien délimités, posés avec un pinceau plat qui laisse des bords nets une fois le contour noir tracé par-dessus. Contrairement à un travail par petites touches, cette toile est construite par grandes zones de couleur pure, chacune cernée d’un trait sombre qui la sépare nettement de sa voisine, à la manière d’un vitrail peint.
Le contour noir a été posé après les aplats de couleur acrylique , une fois la peinture suffisamment sèche pour ne pas se mélanger au trait. Cette étape est décisive : c’est elle qui donne à la composition son caractère de mosaïque organisée, où chaque forme garde son identité propre malgré l’imbrication serrée de l’ensemble. Puis toutes les plages de couleur ont reçu deux passages à l’huile, ce qui explique les nuances de tonalité.
Les dégradés restent rares dans cette toile, réservés surtout au fond orange, où quelques variations de ton suggèrent une lumière changeante sans rompre l’aplat général. Ce choix d’une peinture presque sans mélange en surface, où chaque couleur est appliquée pure, accentue le contraste entre les teintes chaudes du fond et les bleus profonds des formes principales.
Le trait noir qui souligne chaque forme n’a pas une épaisseur constante : il s’élargit légèrement aux intersections entre plusieurs zones et s’affine sur les longues courbes, ce qui évite un effet trop mécanique malgré la rigueur du dessin d’ensemble. Cette variation, minime mais réelle, garde à la toile une qualité de peinture faite à la main, loin d’un aplat parfaitement régulier.
Format et proportions
En attendant la nuit mesure 82 cm de hauteur pour 160 cm de largeur, un format très allongé qui dépasse le double en largeur par rapport à la hauteur. Cette proportion, proche de 1 pour 2, convient à une composition pensée comme un déploiement horizontal de formes, presque une frise, plutôt que comme une scène centrée sur un point unique.
La surface couverte atteint un peu plus d’1,3 mètre carré, ce qui place cette toile parmi les grands formats les plus étendus en largeur de la collection. Ce choix horizontal accompagne le triangle rouge du haut et la forme en amande du bas, qui s’étirent chacune sur une bonne partie de la longueur de la toile sans jamais se toucher au centre.
Un format aussi large demande un mur dégagé sur sa longueur plutôt qu’en hauteur : la toile trouve sa place au-dessus d’un meuble bas ou sur un mur sans fenêtre proche, où son déploiement horizontal peut se lire d’un seul regard. Vendue sans cadre, elle montre sa tranche peinte.
Ce rapport de largeur, presque le double de la hauteur, distingue En attendant la nuit des formats plus carrés qui dominent une partie de la collection. Il donne à la toile une présence proche de celle d’un paysage, même si aucune ligne d’horizon n’est peinte de façon littérale, et permet au triangle rouge du haut et à la forme en amande du bas de se répondre sur toute la longueur du tableau sans jamais se rejoindre au centre.

La place de En attendant la nuit dans la collection Poésie, Tendresse et Mystère
En attendant la nuit appartient à la collection Poésie, Tendresse et Mystère, un ensemble de 57 œuvres peintes sur plusieurs années. Datée de 2016, elle appartient à une période où je construisais mes compositions à partir de grandes formes géométriques cernées de noir, une manière de travailler que l’on retrouve dans d’autres toiles de la collection avec des motifs et des couleurs très différents.
Le motif du médaillon circulaire encadrant une forme plus petite, ici la fenêtre rouge et bleue, réapparaît sous une forme toute différente dans Pensées d’automne, une toile ronde où les couleurs d’automne remplacent la palette orangée du crépuscule. La comparaison s’arrête à ce principe de forme incluse dans une autre : les deux toiles n’ont ni la même technique ni le même format.
L’attention portée à un moment de la journée particulier, ce basculement entre lumière et obscurité, trouve un écho thématique dans Satellites de la mémoire, où de petits éclats de lumière viennent aussi réveiller quelque chose d’endormi. Pour parcourir l’ensemble des 57 œuvres, la page de la collection Poésie, Tendresse et Mystère reste la meilleure entrée.
Je reviens souvent, d’une toile à l’autre de cette collection, sur des moments de la journée ou des états intérieurs plutôt que sur des scènes narratives complètes : l’attente, le souvenir, l’éveil. En attendant la nuit s’inscrit dans cette famille de titres qui nomment un état plutôt qu’une action, une manière de peindre le temps qui passe sans avoir besoin de le représenter littéralement par une horloge ou un paysage figuratif.

Cette peinture abstraite, huile sur toile en grand format, s’inscrit dans le travail que je mène sur les moments de transition. Je reviens volontiers à ce tableau abstrait pour parler de la façon dont la lumière change le sens d’un lieu.
Dominique Joyeux, une artiste peintre installée dans l’Hérault
Je suis née en 1951 à Poitiers. J’ai exercé comme psychothérapeute, puis comme professeure de Lettres, avant de me consacrer entièrement à la peinture. Ce chemin m’a menée à vivre en Guadeloupe, à Wallis puis en Corse, avant que je m’installe à Saint-Aunès, dans l’Hérault, où je peins aujourd’hui.
Mon travail a été montré à Gênes, à Paris, à Barcelone, à Venise, au bord du lac de Côme et à Miami. En 2016, l’année même où j’ai peint cette toile, l’Institut Européen des Arts Contemporains m’a décerné sa médaille d’argent. Ma cote est suivie par l’i-CAC sous la référence n° 017/308 ; on peut consulter ma page artiste sur i-cac.fr pour la situer dans l’ensemble de mon travail.
En attendant la nuit est cotée à l’i-CAC à 4 850 euros pour son format et sa technique ; le prix pratiqué en boutique, fixé par mes soins, en tient compte sans lui être strictement identique. Ce grand format reste caractéristique des huiles sur toile que je peins depuis plusieurs années.
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Questions fréquentes
Quel est le prix de En attendant la nuit et que comprend-il ?
Cette toile est proposée à 4 800 euros TTC, livraison comprise pour la France métropolitaine et l’Union européenne.
La toile est-elle vendue avec un cadre ?
Non, En attendant la nuit est vendue sans cadre. Sa tranche n’est pas peinte, ce qui laisse le choix d’un encadrement selon vos goûts.
Quelle est la technique utilisée pour cette œuvre ?
Cette toile est peinte à l’huile sur toile, en 2016, au format 82 x 160 cm, dans le style peinture abstraite qui caractérise cette période de mon travail.
Pourquoi ce format aussi large ?
Le format allongé accompagne le déploiement horizontal des grandes formes géométriques de la composition, pensées comme une frise plutôt que comme une scène centrée.
Un certificat d’authenticité est-il fourni ?
Oui, un certificat d’authenticité signé accompagne chaque œuvre vendue.
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Comment vous contacter pour une question sur cette œuvre ?
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Cette œuvre est-elle unique ou existe-t-il des reproductions ?
En attendant la nuit est une toile originale et unique ; l’achat ne comprend aucun droit de reproduction sur l’image.
Dans quel type d’intérieur cette toile trouve-t-elle sa place ?
Son format très allongé convient à un mur dégagé sur la longueur, par exemple au-dessus d’un meuble bas, où son déploiement horizontal se lit d’un seul regard.
Quelles couleurs dominent cette composition ?
L’orange couvre le fond presque entièrement, avec de grandes formes bleu marine et rouge cernées de noir, et un médaillon central bleu ciel qui abrite un motif de fenêtre.






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