Les Corps silencieux, peinture abstraite peinte à l’huile sur toile, mesure 60 x 60 cm et date de 2021. Sur un fond turquoise encadré de noir, des rubans entrelacés en bleu marine, orange et jaune indien forment un nœud de courbes qui évoque des corps enlacés dans l’obscurité.
J’ai résumé cette œuvre par cette phrase : « L’œil suit les courbes que la main entraîne et surgissent de la nuit les corps enchantés. » Le tableau construit ce mouvement d’entrelacement à partir de formes fermées qui ne se touchent jamais tout à fait. J’ai peint cette toile en laissant ma main suivre une courbe continue plutôt qu’en planifiant chaque segment à l’avance, ce qui explique la fluidité du résultat final.

Ce que montre la toile Les Corps silencieux
La composition des Corps silencieux tient dans un carré resserré, encadré d’une bordure noire épaisse qui rappelle la caisse américaine dans laquelle la toile est présentée. À l’intérieur de ce cadre, un mouvement de bleu marine profond suggéré par des espaces semblant serpenter d’un coin à l’autre, est interrompu m pat d’autres espaces clorés s’allongeant sur son passage: jaune indien, orange et teal.
Deux ouvertures ovales, de couleur teal plus claire, se détachent au centre de la composition comme des espaces négatifs au milieu du ruban bleu : ce sont les seuls endroits où le fond turquoise de la toile réapparaît franchement, créant un effet de fenêtre percée dans la masse sombre des courbes.
A gauche, en haut et en bas, des formes organiques jaune et bleu marine sont suggérées. Au centre de la composition une forme ovoïde orange prend place, réveillant les bleu marine et teal et répondant au jaune.Le mouvement bleu marine n’est jamais continu sur toute la longueur d’une courbe : il apparaît par segments, se retire, puis reprend un peu plus loin, ce qui évite un effet de bordure mécanique et garde à l’ensemble une respiration irrégulière.
Le mouvement général de la composition suit une diagonale du coin supérieur gauche vers le coin inférieur droit, avec des boucles secondaires qui reviennent vers le centre. Cette diagonale principale donne à l’ensemble une direction claire malgré la complexité de l’entrelacement, comme deux corps qui s’enrouleraient l’un autour de l’autre en gardant un axe commun. Aucune boucle ne referme totalement la précédente : chacune ouvre sur la suivante, ce qui empêche l’œil de s’arrêter longtemps sur un seul point et l’entraîne au contraire à parcourir toute la composition sans interruption.
Rien dans cette toile ne représente un corps de façon littérale, ni tête ni membre reconnaissable, mais la fluidité des courbes et leur enchevêtrement suffisent à évoquer un enlacement. C’est cette suggestion par le mouvement plutôt que par la forme qui donne son sens au titre, ces corps silencieux qui se devinent sans jamais se montrer.
Le fond turquoise, visible seulement par fragments entre les courbes bleu marine, agit comme la nuit dont parle la phrase citée en ouverture : un espace sombre et profond duquel émergent les formes enlacées. Les deux ouvertures ovales, plus claires, fonctionnent comme des éclats de lumière qui percent cette obscurité sans jamais la dissiper complètement.
La bordure noire qui encadre toute la composition, peinte directement sur la toile avant même sa mise en caisse américaine, referme visuellement l’espace du tableau sur lui-même. Elle empêche le regard de s’échapper vers l’extérieur et le ramène sans cesse vers le nœud de courbes qui occupe le centre, renforçant cette sensation d’un huis clos silencieux entre deux formes enlacées.

Matière et geste
L’huile permet ici des courbes continues, tirées d’un geste ample qui suit tout le développement du ruban bleu sans interruption visible. Le contour noir, plus fin que sur d’autres toiles de la collection, souligne chaque bord sans écraser la fluidité du mouvement principal.
Les deux ouvertures teal au centre ont demandé une précision particulière : leur forme ovale devait rester nette pour fonctionner comme de véritables fenêtres dans la masse bleue, sans que leurs bords ne se confondent avec les courbes environnantes. J’ai choisi de déposer cette couleur teal afin d’éclairer l’ensemble et de rappeler les tonalités du fond.
Je n’ai pas laissé le bleu marine se décliner en plusieurs valeurs : il reste d’une teinte presque uniforme sur toute la toile, ce qui accentue le contraste avec les touches d’orange et de jaune indien. Ce choix d’une couleur principale peu nuancée diffère de ma manière habituelle de travailler les dégradés, mais convenait ici à l’idée d’un mouvement continu et sans rupture de ton.
Format et proportions
Les Corps silencieux mesure 60 x 60 cm, un format carré strict qui convient particulièrement bien à une composition organisée autour d’un mouvement fermé sur lui-même. Ce format, plus petit que le grand format qui domine la collection, appartient au moyen format et permet une présentation resserrée, sans les longueurs de lecture qu’imposerait une toile plus étendue.
La surface couverte atteint 0,36 mètre carré, une taille qui invite à un regard rapproché plutôt qu’à une lecture à distance. Le format carré renforce l’idée d’un espace clos, où le regard tourne sur lui-même en suivant les courbes du ruban bleu, sans direction de lecture imposée de gauche à droite comme dans un format allongé.
Cette toile est présentée dans une caisse américaine noire, ce qui ajoute une bordure physique au cerné déjà présent sur la toile elle-même. Ce choix de présentation dispense d’un encadrement supplémentaire et laisse le tableau prêt à accrocher tel quel.
À cette taille, la toile convient particulièrement à un mur de petite ou moyenne dimension, ou à un ensemble de plusieurs œuvres accrochées côte à côte, où son format carré facilite l’alignement avec d’autres pièces de dimensions comparables. Sa densité visuelle, concentrée sur une petite surface, lui permet de tenir sa place même dans un espace restreint.

La place de Les Corps silencieux dans la collection Poésie, Tendresse et Mystère
Les Corps silencieux appartient à la collection Poésie, Tendresse et Mystère, un ensemble de 57 œuvres peintes sur plusieurs années. Datée de 2021, elle appartient à une période où je travaillais des formats plus resserrés, carrés, autour d’un motif unique d’entrelacement plutôt que sur des compositions à plusieurs éléments séparés. C’est aussi l’une des rares toiles de mon travail de cette époque présentée en caisse américaine, un choix de finition que je réserve à certains formats plus intimes.
Ce principe d’un ruban continu qui structure toute la composition se retrouve, dans un tout autre registre chromatique, dans Nefs musicales, où des formes courbes évoquent aussi un mouvement continu, ici plutôt marin que corporel. La comparaison s’arrête à ce principe formel : les deux toiles n’ont ni le même format ni la même palette.
Le thème du corps suggéré sans être représenté trouve un écho, sous une forme différente, dans Traverser le chaos, où des figures humaines stylisées apparaissent cette fois de façon plus explicite. Pour parcourir l’ensemble des 57 œuvres, la page de la collection Poésie, Tendresse et Mystère reste la meilleure entrée.
Le format carré et la présentation en caisse américaine distinguent cette toile de la plupart des grands formats rectangulaires de la collection, ce qui en fait une pièce plus facile à intégrer dans un espace restreint, un couloir ou un bureau, sans renoncer à la densité d’un motif travaillé.
La phrase que j’ai écrite pour cette toile, sur l’œil qui suit les courbes que la main entraîne, résume assez bien ma méthode de travail sur ce format resserré : laisser le geste guider la composition plutôt que de la fixer d’avance, une approche que je retrouve d’une toile à l’autre dans cette collection sous des formes très différentes.

Cette huile sur toile en caisse américaine appartient au travail que je mène sur le moyen format. Je reviens volontiers à ce format resserré pour des compositions centrées sur un motif unique.
Dominique Joyeux, une artiste peintre installée dans l’Hérault
Je suis née en 1951 à Poitiers. J’ai exercé comme psychothérapeute, puis comme professeure de Lettres, avant de me consacrer entièrement à la peinture. Ce chemin m’a menée à vivre en Guadeloupe, à Wallis puis en Corse, avant que je m’installe à Saint-Aunès, dans l’Hérault, où je peins aujourd’hui.
Mon travail a été montré à Gênes, à Paris, à Barcelone, à Venise, au bord du lac de Côme et à Miami. En 2016, l’Institut Européen des Arts Contemporains m’a décerné sa médaille d’argent. Ma cote est suivie par l’i-CAC sous la référence n° 017/308 ; on peut consulter ma page artiste sur i-cac.fr pour la situer dans l’ensemble de mon travail.
Les Corps silencieux est cotée à l’i-CAC à 1 540 euros pour son format et sa technique ; le prix pratiqué en boutique, fixé par mes soins, en tient compte sans lui être strictement identique. Ce moyen format en huile sur toile, présenté en caisse américaine, reste représentatif de mon travail sur des formats plus resserrés.
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Questions fréquentes
Quel est le prix de Les Corps silencieux et que comprend-il ?
Cette toile est proposée à 1 400 euros TTC, livraison comprise pour la France métropolitaine et l’Union européenne.
La toile est-elle vendue avec un cadre ?
Oui, Les Corps silencieux est présentée dans une caisse américaine noire, prête à accrocher sans encadrement supplémentaire.
Quelle est la technique utilisée pour cette œuvre ?
Cette toile est peinte à l’huile, en 2021, au format carré de 60 x 60 cm.
Pourquoi un format carré pour cette toile ?
Le format carré renforce l’idée d’un mouvement fermé sur lui-même, où le regard tourne en suivant les courbes du ruban bleu sans direction de lecture imposée.
Un certificat d’authenticité est-il fourni ?
Oui, un certificat d’authenticité signé accompagne chaque œuvre vendue.
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Cette œuvre est-elle unique ou existe-t-il des reproductions ?
Les Corps silencieux est une toile originale et unique ; l’achat ne comprend aucun droit de reproduction sur l’image.
Comment vous contacter pour une question sur cette œuvre ?
Par courriel à contact@dominiquejoyeuxart.com, je réponds personnellement à chaque message.
Quelles couleurs dominent cette composition ?
Le turquoise du fond, encadré de noir, laisse la place à un ruban bleu marine bordé d’orange et de jaune moutarde, qui forme un entrelacement continu.
Cette toile convient-elle à un petit espace ?
Oui, son format carré de 60 x 60 cm et sa présentation en caisse américaine en font une pièce facile à intégrer dans un espace restreint.







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